CHAPITRE VII
AlmorpUan de roxygéne par les «erres.
On connaît les expériences de Th . de Saussure sur l’absorption des gaz par le terreau; M. de Humboldt les a étendues aux terres’. Schübler avait soumis cette propriété à de nouvel-
(1) i4nnaîes de t. I, p. 512, r? série.
'160 • ■ AGBÔLOOUS. •
les expériences ; il mettait de chacune de ses twres
h l’état parfaitement sec et parfaitement humide, dans des flacons de verre bouchés à l’émeri et renversés sous l’eau -, après un certain espace de temps, il analysait l’air des flacons.
L’absorption à l’état sec était nulle pour toutes les terres ÿ à l’état humide, il a'trquvé les résultats suivants: sur54s>'',953' de terre humide eh contact avec 297 centimètres cubes d’air, les substances qu’on va énumérer ont absorbé en 30 jours les quantités d’oxygène suivantes :
^ Absorption iJ'oxT|tène Abaorpltod d'oiwèft» s
tu poids pour ihO on poids pour 100
^ * du'poids de U terr«. du ppids d* ia Urre.
Sable siliceux . . . . '1,6 Terre calcaire . ... 10,8
Sable calcaire . ... 5;« Terreau. 20,3
Gypse. . 2,7 Magnésie.. . .■ . . 17,0
. Glaise maigre, ... 9,3 Terre de jardin. . . . 18,0
Glaise grasse. . . . . 11,0 Terre d’Hoffwyl . . . tfi,2
• • Argile pure. , .... 15,3 Terre du Jura . .'. . 15,0
Le terreau. est de toutes ces substances, celle qui absorbe le plusd’oxygène dont il forme deracideearboniqueet la seule,pvec le fer et ses oxydes, qui -exerce sur lui une réaction chimique. Si le terreau est complètement recouvert d’eau, il devient noir’, et se change en (erreau carboUisé insoluble, qu’on .trouve dans toutes les' teriffô paludicnnes, et en mélange avec les tourbes, Quabt aux autres terres, elles se bornent à absorber l’oxygène sans se combiner avec lui, car, 8i on les desséche ensuite à une température nu peu élevée, elles redeviennent capables . d’absorber les même» quantités d’oxygène.
* L’absorption a lien aussi quand les terrés sont coibplétement recouvertes d’uile couche d’eau; l'eau seule, sans terre, n’ab'sorbe que des quantités très petites de gaz.
La chaleur augmente la faculté d’absorption des terres ; les terres gelées n’ont presque aucune action absorbante. Le fer s’oxyde rapidement quand il est humecté,. et ses oxydes sept sujets à passer sous l’eau à un degré plus avancé d’oxydation..'
FROPRléT^.S PHYSIQCE;$ DES terres; , 461
Ainsi les terfes humides ne sont aptes à. se combiner avec .l’oxygène de l'atmosphère qu’autant qu’elles contiennent du terreau et du fer ; le terreau .combiné avec l’oxygène produit* immédiatement du ga; acide carbonique, propre à passer dans* la végétation; le fer s’en empare et le conserve. Les autres terres le gardent en réserve et ne le rendent que par leur dee*. siccation ; alors s'exhale de la terre humide un air fortement ‘ oxygéné, dont on coiyiatt l’iiclion énergiqu&sur la végétation et surtout sur la gcrminalion des semences. >
. . CHAPITRE Vni.
ConduotUMllté du calqrlqiae.
Les expériences de Schübler sur la propriété conductrice des terres manquent de cette rigueur qui pourrait les 'rendre comparables;. Schübler expérimentait sur des terres chauffées 4 6S<>,5 dans des vases de ô94 centimètres cubes de capacité ; il . y plongeait des thermomètres et observait }e temps- que chacune d’elles mettait à se refroidir à la température de l’atmosphère étant à Yoici ses résultats : 594 centi-imètres cubes des terres suivantes passaient de 62°,5àSl°,2 dans l'espace de temps indiqué ci-après ; .
Sable calcaire. .
Faculté dit retenir U rkalciir 100 eo potd».
de releidr la chaiaur p. 100 «Il poida»
Terre calearœ. . 2'* 10 61,8
Sable siliceux. .
Terreau 1 43 ' -49,0
Gypse
Magnésie .... 1 20 38,0
Glaise' maigre. .
• Terre de jardin. 2 16 61,8
Glaise grasse.
Terre d’JtolTwyl. 2 2^ 70,1.
Terre argileuse.
Terre du Jura. . 2 30 74,3
Argile pure . . .
La faculté de retenir le calorique est. ^ns les Terres, en rap- '
ACBOLOGIE.
port direct arec leur pesanteur spéciSque, si nous comparons * des volumes égaux ; de sorte qu’une pesanteur spécifique éle-
* vée dénote toujours une grande faculté de retenir la chaleur ;
' cette faculté est aussi en raison de la grosseur des particules.
'Une terre couverte de cailloux siliceux perd plus lent^ement
* son calorique qu’un sable siliceux, ce-qui rend les terres cail- Jbuteuses propres à mûrir plus complètement certaines fécol-
. -(es, par exemple le raisin. Les terrains crayeux, argileux êt tourbeux, se refroidissent avec rapidité.