INTRODCCTION
proportions, je sais que ce n’est pas ainsi qu'elle doit être enseignée aux simples cultivateurs. Je vous l'ai dit en commençant : c’est aux savants et non aux artistes que je m’adresse aujourd'hui. A ceux-ci les déductions de la science, à ceux-là le manuel de l’art. Ces deux genres d'enseignement sont nécessaires à la fois, car l'agricullure pratique ne peut être le résultat d’une longue éducation scientifique, mais bien plutôt d’une pratique éclairée par les principes de la science, sans doute, mais où les résultats prennent In forme d’axiomes admis par la confiance de l'élève, et aussi par son adhésion intuitive. C’est ainsi que procèdent sir J. Sinclair et Schvverz. Thaér et Biirger sont déjà bien plus près de la science. En examinant plus tard le catalogue de notre richesse ou plutôt de notre pauvreté bibliographique, vous verrez que ce n’est que depuis peu de temps que de$ savants ont consenti à être agriculteurs et que des agriculteurs ont voulu être savants. Ceux qui sont étrangers à cette grande transformation arrivée de nos jours, ceux qui sollt 'encore sous l’empire des préjugés et qui n’ont ouvert que les livres les plus fuUles et malbeureusement les plus répandus de notre littérature agricole, se font difficilement . une idée des progrès qu’a faits l’esprit scientifique appliqué à cette science depuis une trentaine d’années. Le temps n’est pas loiii où l’élan qu’elle prend partout en Europe, •par le concours de plusieurs .physiciens et chimistes qui sont à la tête de la scieflÜl, et par celui des agricul leurs éclairés qui marchent devant eux en tenant la sonde et en signalant, la route et les écueils, fi.\era définitivement la place qu’elle doit occuper.
Il ne me reste, pour terminer cette leçon, qu’à vous tracer le tableau du cours d’études agricoles, tel qu’il résulte ' de ce que je viens de vous dire et tel que nous chercherons à le parcourir ensemble. ^ '
ttcB’n<?rt ar L'ir.RUTLTrM,
r- : lîfTHODDCTIOIf.