chapitre'ii
EfTet« de'l’lncllnaltton du nol.
Section Ire. — influence de tinclinaison du, sol et de son azimulh sur son échau'ffemenï.
Le soleil échauffe un plan en raison du nombre des rapns qui frappent ce plan et proportionnellement au Sinus de l’angle d’incidence qu’ils font avec Ini.
Avant d’arriver à la terre, les rayons solàïres traversent l’atmosphère, et une partie d’entre eux, le, quart environ des rayons calorifiques du soleil, est absorbée par l’air et les va-
• ACBOLAdlE.-
peurs qui le composent. Selon que la coucbe atmosphérique .traversée est plus épaisse et qüe les vapeurs aqueuses sont dans un état de dissolution moins parfaite, il arrive une moindre quantité de rayons calorifiques à la terre. La quantité et i'étàt de dissolution de la. vapeur d'eau est un élément très' variable selon les époques de l’année et du jour et selon un grand nombre de causes peu appréciables. Mais on a pu donner des tables pour différents lieux de l’huùMdité relative de l’air‘. On voit que l’air s’éloigne du point de saturation à mesure de l’accroissement- de la température du jour, et vice versa. On trouvera dans le deuxième volume de ce Cours (page 130), qu’en faisant abstraction des jours couverts et en né considé.rant que la plus ou moins grande saturation de l’atmospbère parla vapeur aqueuse, la chaleur' solaire transmise à Orange dans le mois où la transparence, de l’air est le plus complète est à celle des mois où elle l’est le moins comme 22 : 14. Si, par hypothèse, 'nous transportons à la' faculté de transrnission des jours ce que nous avons trouvé pour celle des mois, que nous remarquions que les moyennes extrêmes de l'hygromètre sont de 49^* ét de 83'^, à midi, heure de l’observation, nous trouver rons que l’absorptioù entre ces deux degrés est de ^ = 0,636, . ou de 0,019 par degré de l’hygromètre, dans l’intervalle observé. Si maintenant nous prenons pour base l’heure de l’observation et que nous réduisions où que nous augmentions la chélëur trouvée proportionnellement à l’état de saturation de l’air, nous aurons une base provisoire pour évaluer l’extinctioa . de la lumière produite par l’humidité relative de l’atmosphère. ''
Mais à [iartir du zénith, chaque .degré qui éloigne le soleil de sa position verticale augmente l’angle d’inclinaison et diminue, par conséquent, son pouvoir calorilique; pour déterminer ses effets sur un plan pendant toute la durée du jour, il fallait
(1) Voir dans la Météorologie de Kaëms une table de l’humidité relative, pour Halle (Saxéj, p. 82.
jlODIFlC. DES PROPRtÉTlêS PHYSIQUES DES TERRES. 1S5
donc connattrel’épaisseurd&la couche traversée à chacune de . cês heures, ce qui résultera de la table suivante où cette épais- ’ seur est calculée pour chaque hauteur de soleil.
Table des épaiss^rs de V atmosphère traversées par les rayons solaires pour chaque degré d’élévation du soleil au-dessus de l'horizon, l’épaisseur de l'atmosphère (fu zénith- étant prise pour unité.