‹ Cours d'agricultureChapitre 7 sur 174 · COURS · texte numérisé non relu

COURS

AGROLOGIE

GÉNÉtiALlTÉS. : .

L’étude dé physiologie végétale nous a fhit connaître les substances dontles plantes étaient (brtnées. C’eàt dans l’atmosphère et dans le sol qu’elles puisent ces substances, c’est donc là qu'il faut en redàercber l’existence.

Dans l’atmosphère, les plantes trouvent l’aoide carbonique qu’elles décomposent en s’emparant de son carbone et dégageant son oxygène, l’eau à laquelle elles prennent son hydrogène, l’axote pur ou sous forme d’ammoniaque et d’acide nitfique. C’est par leurs parties vertes que les plantes s’assimilent les éléments de l’atmosphère.

Les racines des plantes absorbent de leur côté des éléments semblables dissous dans l’eau mêlée au terrain, et d’autres éléments Gxes qui ne se trouvent que dans le sol. La variété de ces ' combinaisons, leur état complexe exigent une étude spéciale qui est une des principales bases de toute science agricole, et que nous allons faire ensemble. > . . '

Sd . . AG&ÔLOGIE.

Dès quo les hommes se furent livrés à la culture, il ne leur fallut pas longtemps pour s’apercevoir que les terres n’avaient pas toutes la même fertilité, que toutes n’étaient pas aptes à produire les mênnics espèces de plantes ' ; ils voulurent en chercher la cause, et alors naquit l'étude des terrains agricoles.

Elle se borna longtemps à l’observation des caractères extérieurs que présentait la terre ; elle fut ce qu’elle est encore aujourd’hui pour nos ouvriers, toute locale, toute bornée à un cercle aussi peu étendu que leurs communications journalières. Ici l’on mettait au premier rang les terres noires, ailleurs les terres rougeâtres ; ici les terres fortes, là les terres légères. Les objets de comparaison étaient trop peu nombreux pour que des' caractères plus généraux, plus invariables pussent être reconnus. Aussi, dans les auteurs .de l’antiquité qui avaient cherché à réunir ces observations et à les traduire en système, trouvet-on le vague qui résultait de l’imperfection de ces connaissances. Columcilc personnilie la terre et disculpe cette mère de l’infécondité dont on l'accuse. Elle ne vient, dit-il, que de ce que son sein n’est plus ouvert par lé soc couronné des lauriers du triompbaleur; et, rappelant ainsi les temps où les dictateurs retournaient à leur charrue à la fin de leur magistrature^ il cache la raison d’économie politique sous une métaphore poétique. Dans les temps modernes et après la renaissance des sciences, on a cherché à expliquer le problème de la fertilité, du sol par des hypothèses nombreuses -, les sels, les savons ont joué un grand rôle; puis le terreau (humus) a été regardé comme la seule substance qui fût assimilée par les plantes. Les progrès de la chimie et une observation plus exacte ont renversé tous ces systèmes, et l’on procède aujourd’hui sur des ' bases plus solides et avec plus de circonspection. Pour connaître-' les éléments de la terre qui passent dans la composition des plantes, il fallait analyser complètement celle-ci. Or, pendant

(1) Nec verô terrœ ferre mnes omnia possunt. • • ' : >

Page 1