TENTÂT. POUR APPRÉC. LA VALEUR DES TERRAINS
Voici les données dont il est parlé. EinhofTa trouvé que dans diverses espèces de grains la quantité de principes nourriciers (selon lui le gluten, l’amidon, le mucilage sucré) étaient dans la proportion suivante :
Dans le lilé-froment 0,78
’ le seigle 0,70
l’orge 0,65 ou 0,70 selon la bonté.
l’àvoino . . . . '. . . . 0,58
les lentilles 0,74
• les pois 0,755
les haricots 0,85
• ' les fèves de marais . . 0,685
les féverolles 0,73 • ' .
Ainsi, un hectolitre dé .
Blé pesant. 78 ’ kil. contiendrait 60,84 de sucs nourriciers. . Seigle . . . 73 — 51,10 '
, Orge. . , 65 39,65
Avoine. . . 41 • — ’ 23,78 •
Pois .... 84,8 — 04,02
Féverolles . 87,3 — 03,73 ,
Thaër, partant do ces données et les modiliantj dit-il, d'a-,‘. prés quelques diiïérences dans la nature des sucs, dans la quan- , tité dç paille, et d’après des expériences, en conclut que les céréales ont la faculté d’épuiser le sol dans les rapports suivants ; •
Blé-froment 13
Seigle 10
• Orge. 7
Avoine 5
De maniéro.qùe 6 hectolitres de seigle sont égaux, quant »
l’épuisement qu’ils occasionnent : '
A 4,61 defromentf . ,
A 12,00 d’uvoine. '
(1) Selon Thaër, l’hectolitre de blé pëserait7S'‘,t(^^i|||ii’ikontiont 1 décimètre cube, et que le schcffel.qui ne contient njuc 55 milliipètrea .r cubes, pèse 45^ ,50. Nous’ avons cnnsoevé les poids donnés par Thaër aux ditférehts grains, quoiqu'ils tlilVèrent de ceu.x qu’ils oïd en France.
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, Maintenant, si l’on suppose qu’un hectolitre de seigle appauvrisse le soi de 9°, 15,
Chaque hectolitre de froment l’appauvrira de. . 11,80
• — d’orge C,4ü
*' — d’avoine. . 4,57
' Après la récolte, les champs ne restent pas dépourvus de tout principe nutritif, puisque l'on peut immédiatement en tirer une récolte nouvelle. Les plantes ne s’emparent donc que d'une ■partie de la fertilité de la terre, proportionnée à leur vigueur ' et à l’activité du sol . Thaër admet, d’après ses expériences, que ;
Lé froment appauvrit le sol de. . . 0,40 de sa fertilité.
Le seigle.^ 0,30
L’orge. . . . 0,25
. L’avoine 0,25
Ajoutons encore que Thaër admet, comme résultat de ses expériences, que la jachère restitue à la terre une certaine dose de fertilité proportionnelle à sa fertilitédéjàaequise, etqu’ainsi :
10 degrés de fertilité reçoivent de la jachère. , 4 degrés.
Maintenant, il nous sera facile de juger ce système et d'en faifè voir les erreurs; D’après lui, toute terre peut être réduite par une courte série de récoltes à une valeur presque nulle. Ainsi, une.^erre partant d’un produit de 20 hectolitres ne porte plq|^W 5 hw^tres un tiers à sa troisième récolte de hlé, ce qui est contraire ijtoute expérience dans nos régions du midi, où l’on sèine^is4bis du blé après la luzerne, sansque le produit tombe au-dessous de 12 à 1 4 hectoIKres. Selon ce système, la valeur d’qne terre consisterait uniquement dans cette ferti-