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TENTAT. POUR APPRÉC. LA VALEUR DES TERRAINS

Hté acquise, et rien ne pourrait être plus avantageux que de l’enlever d’un seul coup et par une seule culture. Supposons que ce cas extrême pùt se réaliser ; un sol qui porterait 20 bectoKtres de blé, et qui aurait 595° de fertilité, aurait donc seu* lement une valeur totale.de 50 hectolitres de blé, déduction faite des frais de culture. Nous trouverons aussi â critiquer son ■ éphelle croissante déjà fertilité reçue par le sol au moyen de la jaebère. Nous avons déjà parlé des terres calcaires du midi qui, au moyen d’une année de jachère alternant avec une année de i)lé, produisent indéfiniment et sans engrais 8 hectol. Selon Thaër, les 8 hectolitres supposent un épuisement de 95°,11, avec un résidu de 237° de fertilité, en totalité 332°, 11; or,, l’échelle croissante de Thaër ne s’étend pas au delà de 90°, et il est difficile d’imaginer comment il l’a conclue de l’expérience, car il ne doit jamais avoir eu à traiter des terrains aussi pauvres, et surtout des terrains ne possédant que 10°. Si, en suivant la même loi de progression, nous voulions pousser les nombres delà deuxième colonne jusqu’au chiffre correspondant • à 332°, nous arriverions beaucoup plus bas que 95°. Aussi, tout en convenant que le bon état du terrain doit contribuer pour beaucoup à la fertilité que procure la jachère, parce qu’elle met en contact avec l’air un plus grand nombre de débris organiques à proportion que le terrain en est plus saturé, nous admettrons aussi que cette loi sé modifie d’après la nature de. terrains, etque l’on ne peut la poser d’une manière aussi absolue.

Mais si, sous les rapports théoriques, le système exposé par Thaër nous parait manquer de vérité, voyons jusqu’à quel point il peut nous indiquer la valeur relative des terrains.

Prenons le sol qui produit 20 hectolitres avec 595° de fertilité; sa culture est payée avec 5 hectolitres, plus un hectolitre de semence ; reste 1 4 hectolitres de produit net ; un sol produi- • sant 10 hectolitres ne représente pas. la moitié de la valeur de ' cclui'Oi, car il ne rend que 4 hectolitres nets; or, ce sol aura

AGROLOGIE.

' pour formule S97<*, moitié de<95^ et cependant la valeur ce> lative est de 14 à 4. Il est donc bien évident que si l’on voulait se servir des formules de Thaër pour l’évaluation des terrains, il faudrait ne les prendre que pour ce qu’il les a faites, c’est-ùdire comme un moyen d’indiquer le produit brut, et c'est sous ■ cette réserve seulement qu’on pourrait, en les supposant rectifiées, les appliquer à un objet auquel l’auteur ne pensait pas ep' les rédigeant, car son but unique était de chercher i représenter l’épuisement du terrain, de manière à faire juger des cfTcts des assolements. Mais nous avons dû y chercher à notre tour les , éléments qu’il y avait mis et qui étaient aussi ceux de la ques-* ^n qui ûous occupe. M. Yarembcy a développé ce système sans en changer les bases dans ses lettressur l'euphorimétrie.

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