‹ Cours d'agricultureChapitre 97 sur 174 · V > AèfcOLOGifc. , •* . ’f · texte numérisé non relu

V > AèfcOLOGifc. , •* . ’f

■ ferme de comparaison . ils valent ici 1,200 fr.; en supposant que le nombre de ces transports soit aussi de cent vingt voyages, ils sont te double de ceux du domaine que nous lui comparons; c'est donc 600 fr.. à ajouter à son prix de location, ce qui nousdonne 2,&12 fr. 50 c. •

Ainsi, par la première comparaison, nous avôns. 2,250 fr. • c-.

■ Pour la deuxième • , 2,512 sO .

Total. ........ 4,762 50

Prix moyen, 2,381 fr. 25 c.

En opérant ainsi sur des bases différentes, on trouvera sou-^

vent des écarts dans les résultats, et nous n'avons pas voüfu les dissimuler dans notre calcul : il6 viennent de ce que telle ou

* telle base est trop élevée ; dé ce que, par exemple,' le fermier

• de la troisième ferme de comparaison paie trop cher son fermage, en raison de l’excessive quantité de chanois dont il est chargé et proportionnément au premier, qui paie trop bon marché. En général, en agriculture, on doit soupçonner que plus on part d’une position défavorable, et plus le résultat comparatif que l’on obtient est en excès. Les' terres les plus chères Sont toujours celles où le fermier fait le mieux ses affaires.

Quoique le nombre des moyens que nous avons ici pour estimer les fermages soit borné, il faut convenir que, dans cette situation agricole, ils sont beaucoup plus sûrs. Dans ces petites fermes à industrie, dans ces pays où les hommes croissent én masses aussi serrées que les légumes de leurs champs, la concurrence est ordinairement très grande et éclaire parfaitement •le propriétaire : il suffit donc d’avoir un point de départ quel- . conque pour être assuré que l’on louera sa ferme à sa vétilafr ble valeur.

§ II. — Eslimalion d’une ferme' soumise à lajachëre à Provins - ( Seino-et-Mame).

Les donoées de cotte estimation nous ont été fournies par lé

TENTAT. POCR aTPBÉC. LA VALEUR DES TERRAINS; .36d procès-verbal d’une séance publique.de la Société d’^agriculturede Provins; on y trouve des détails intéressants sur la culture d’un pays qui peut servir de type à une vaste contrée qui avoisine Paris. Cette circonstance nous l’a fait choisir entre plusieurs autres localités, pour lesquelles nous avions des renseignements qui nous étaient propres. D’ailleurs, les documents De manquent pas pour ce genre d’exploitation, inars iis ne peuvent pas tous être employés sans précaution. Plusieurs auteurs, en nous les donnant,‘ont eu pour but de faire valoir de nouvelles méthodes de culture, et ont présenté leurs résultats d’une manière trop défavorable à l’ancienne; d’autres ont rendu compte de leurs résultats sans avoir une idée nette des éléments qui devaient les foriner. Nous nous en tenons donc à l’exemple que nous allons développer,

Page 1