Pour le contact du premier ordre, par exemple, il
faudra exprimer d'abord que (^, j^, z^ est un point commun
dz dz Aw^ deux surfaces, puis éfi:aler les dérivées -r- ? -î— • Elles sont ^ '^ ôx oy
déterminées dans la première surface par les équations
âF àFdz^ ÔF ÔF âz^ dx dz dx ' dy dz ôy ~' '
et dans la seconde par les équations
dF^ dF,d^ ^ dF, dz __
dx dz dx ^ dy dz dy
T r.- j 1 àF dF dF .
l^a condition de contact est donc que-r—î -r-' ^r soient
^ dx dy dz
^ . dF, dF, dF, , \r
proportionnels a —, -—-S -—S ou que le déterminant dx dy dz ^
dFdF, dFdF, ^ ^ ^ . . • 1
'ÂZ~ÂZ J^~T7 = ^ et ses analogues A< et A2 soient nuls.
Ces conditions expriment que (^, /, z) est un point singulier sur la courbe d'intersection des deux surfaces F et Fi .
434. Remarques. — i" Si deux surfaces S et S' ont un contact d^ ordre n en un point, leurs intersections avec une troisième surface S" passant en ce point sans les y toucher auront un contact d^ ordre n.
Car les coordonnées d'un point Q infiniment voisin de P pris sur la courbe S = o, S^^ = o satisfont par hypothèse à l'équation S' = o aux infiniment petits près d'ordre n -^ \ . D'autre part, elles satisfont rigoureusement à l'équation S''=o, qui, jointe à celle-ci, caractérise la courbe S' = o, S'^= o. Il y a donc contact d'ordre n entre les deux courbes.
1^ Deux lignes (ou deux surfaces) ayant un contact d^ ordre n avec une troisième ont entre elles un contact de même ordre.
Gela devient évident si l'on écrit les conditions du contact sous les formes (3) (7) et (9).
435. Osculation. — Soit C une courbe (ou surface) quelconque, K une autre courbe ou surface dont l'équation (ou les équations) contienne un nombre de paramètres égal à celui des conditions trouvées ci-dessus pour que K ait avec (i un contact d'ordre n en un point donné.
Si l'on donne successivement à ces paramètres différentes valeurs, on ©(^tiendra une famille de courbes (ou surfaces) K. Celles de ces courbes (ou surfaces) où ces paramètres sont déterminés de manière à satisfaire aux conditions du contact d'ordre n est dite osculatrice à G au point considéré.
436. Au lieu de déterminer les paramètres de K par la condition d'avoir avec G un contact donné en un point donné, on pourrait se proposer de les déterminer de telle sorte que K rencontrât G en un certain nombre de points donnés.
Soit, par exemple, G une courbe plane ayant pour équations
œ — ^{t), y=zo,{t),
K une aulrc courbe dont l'équation
contienne n H- i paramètres.
Posons, comme précédemment,
I^a courbe passera par les n + i points ^4- A^, t-\~\^t^ ..., t -\- A///, si Ton a les équations de condition
Il est aisé de voir que, si les points t -f- A^, . . ., ^ -f- A,/ / tendent simultanément vers le point fixe t^ la courbe K aura pour limite la courbe osculatrice à G au point t.
En effet, soit, pour fixer les idées. A; << A<^ <^ . . . << A^^. La fonction W s'annulant aux points ^-j-A^, ^4-A<^, ..., ^ + A/;/, sa dérivée W devra, d'après le théorème de RoUe, s'annuler en Ji points t ~\- A', ^, t -\- M.^t, . . . , t -]- à'^^t, respectivement compris entre ^ -|- A^ et ^ -f- Aj^, entre ^ -f- A,/ et ^ -r A2^, De même, la fonction W'\ dérivée de W, devra s'annuler en /i — i points t -i- ù^lt, . . . , t -\- à"^t respectivement compris dans les intervalles de ^ + A, ^ à ^ -H A!, ^, ... ; et ainsi de suite jusqu'à la dérivée /i*'"*^ de W . On aura donc
A',/, . . ., à"^t étant compris entre A^ et à,it.
Si donc A^ et A/^^ tendent vers zéro, ces équations deviendront à la limite
Ce sont précisément les relations qui caractérisent l'osculalion.
437. Ce raisonnement s'appliquerait identiquement au cas où, G étant une courbe gauche, K serait une surface ou une autre courbe gauche, et conduirait au même résultat.
Mais, si G et K sont des surfaces, la fonction W dépen-
dant de deux variables, on ne peut plus raisonner comme ci-dessus, et la proposition à établir, bien que restant vraie en général, est en défaut dans certains cas particuliers.