‹ Cours d'analyse mathématique (volume 2)Chapitre 248 sur 338 · I. — SÉRIES ENTIÈRES A UNE VARIABLE · texte numérisé non relu

I. — SÉRIES ENTIÈRES A UNE VARIABLE

obtient poury(a:) un développement en série entière

qui est valable dans un certain intervalle.

On développerait de même l'inverse d'une série entière quelconque commençant par un terme constant différent de zéro.

Soit maintenant à développer le quotient de deux séries entières

convergentes

«p(ar) ao-+- aix -^ a^x^-h. , .

^{x) "" bo-h bix -^ b^x* -h,. .

Si bo n'est pas nul, on peut écrire

et, d'après le cas que nous venons de traiter, le second membre est le produit de deux séries entières convergentes; le quotient peut donc se mettre sous forme d'une série entière convergente pour des valeurs de x voisines de zéro

bo-hbix -h bfX^-^..,

En chassant le dénominateur et égalant les coefficients des mêmes puissances de x dans les deux membres, on obtient les relations suivantes

(27) a«= 6oC„-i- 6|Crt, -+-. . .-+-6rtCo (n = o, I, 2, ...),

qui déterminent de proche en proche les coefficients Co, Ci, ... c„. On remarquera que ces coefficients sont précisément ceux que l'on obtiendrait en effectuant la division des deux séries par la règle ordinaire de la division de deux polynômes ordonnés suivant les puissances croissantes de x.

Lorsque bo= o, le résultat est différent. Supposons, pour plus de généralité, ^{x) = x^^i (x), k étant un nombre entier positif, et Al {x) désignant une série entière où le terme constant est différent de zéro.

On peut écrire

44o CHAPITRE IX. — SÉRIES ENTIÈRES. SÉRIES TRI60N0MÉTRIQUES.

et, d'après ce qu'on vient de voir, on a

On en déduit

le quotient est donc égal à la somme d'une fraction rationnelle qui devient infinie pour x = o, et d'une série entière qui est convergente dans un certain intervalle autour de l'origine.

Remarque. — Pour calculer les puissances successives d'une série entière, il est avantageux dans la pratique d'opérer comme il suit. Si dans l'identité

(a© -h ai a: -H. . .-h art 37'» -H. ..)"»= Co -h Cl a? -+-. ..H- Cnar^-h...

on prend les dérivées logarithmiques des deux membres et qu'on chasse les dénominateurs, on parvient à une nouvelle identité

l m{ax-h7.atx -¥- . , ,-\- nanX^-^ -^ , , .)(co-hC|a?4-. . .-h Cna?» -+-...)

Il est facile de former les coefficients des diverses puissances de x dans les deux membres, et, en égalant les coefficients des mêmes puissances, on a une suite de relations qui déterminent de proche en proche Ci, Cî, ..., Crt, ..., connaissant c©. Or on a évidemment Co = aJ.

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