partie supérieure du psoas, descend au-çlevant dui v
carré des lombes jusque vers le tiers antérieur de la. il'
crête de l'os iléon où elle passe à travers le muscle ci
transverse, se divise ensuite en plusieurs rameaux, dont u im assez gros marche le long de la crête , suit l'arcade crurale jusqu'à l'aniîeau inguinal, où, après avoir
passé sous le bordinférieur du petit oblique, il se divise ^
en plusieurs filets qui vont dans les tégumens qui ^
recouvrent le pubis. j
Quelquefois encore une quatrième et même une
cinquième branche parviennent aussi au muscle trans- i
verse qu'elles percent plus antérieurement j ces nerfs ,
se divisent ensuite en plusieurs autres filets qui se |
distribuent aux glandes inguinales , à la peau qui ,
l'cvêt le pli de l'aine, et dans la partie interne de la. \
cuisse. j
Tous ces filets nerveux fournis par la première ] paire lombaire et ceux fournis encore par les paires i suivantes, ainsi que quelques filets de la dernière dorsale , vont se répandre dans les parties externes^ du bassin , les uns à sa partie antérieure, les autres à sa partie moyenne et postérieure. On pourroit aussi établir des nerfs inguinaux externes, des nerfs fémoraux 3 et des nerfs fessiers.
De la seconde paire lombaire.
Après avoir communiqué par un rameau avec la première paire et par un autre avecJa troisième, la seconde paire lombaire fournit en arrière, comme la précédente, une branche qui passe entre l'apophyse transverse de la seconde et celle de la troisième vertèbre lombaire, fournit des rameaux aux muscles du dos , et descend', comme la branche postérieure*
-D s LA N É V R O X O G I E. 3^7
de la première paire lombaire , au-devant de l'aponévrose du dentelé postérieur et inférieur et du grand dorsal jusqu'à la crête des os des îles, où elle perce ces aponévroses de dedans en dehors, pour aller par un grand nombre de filets se répandre sur la partie externe de la cuisse.
La seconde paire lombaire fournit en avant un rameau assez gros au grand sympathique, et ensuite elle se divise en trois ou quatre branches 3 le nombre n'en est pas fixe.
La première , après avoir passé sur la face antélieure du grand psoas , sort par l'anneau avec les vaisseaux et nerfs spermatîques , et se divise en trois à quatre filets, dont les uns remontent sur le muscle grand oblique, et parviennent aux muscles droits ; les autres descendent avec de pareils filets fournis par la première paire lombaire, dont nous avons déjà parlé , pour se répandre avec eux dans la peau du scrotum , de l'aine , et de la partie interne de la cuisse.
La seconde branche suit la direction des vaisseaux cruraux, et, placée au-devant d'eux, s'unit par quelques filets au nerf crural et à quelques-uns de ses filets j les autres rameaux se répandent plus particulièrement à la peau de la partie interne et supérieure de la cuisse.
La troisième branche de la seconde paire lombaire, quelquefois double , est ordinairement plus grosse c[uc les précédentes : c'est d'elle que sort un rameau qui se réunit à ceux des paires suivantes pour former les nerfs obturateurs j mais ce rameau vient d'autres fois de l'un des deux supérieurs, et quelquefois il est une branche du tronc même de la deuxième paire lombaire.
' Après avoir fourni ces trois branches , cette seconde
268 ANATOMIE MÉDICAE, I
paire se porte delà partie supérieure du muscle iliaque! ▼ers l'épine antérieure et supérieure de l'os des îles ,ï passe à travers les muscles alxlomlnaux au-dessounii du ligament inguinal, disperse ses iilets sous la peau ïf sur l'aponévrose fémorale , et communique avec lecl : nerfs fémoraux 5 ensuite le tronc de la seconde pain s'approche, en descendant, de celui de la troisième ]l et concourt à former le nerf crural. u
iri
De la troisième paire lombaire. pa
Elle sort entre les troisième et quatrième vertèbres elle fournit postérieurement une branche qui, comme les autres , passe entre les apophyses transverses dess troisième et quatrième vertèbres lombaires , et quii distribue ses rameaux aux muscles du dos, dontt quelques-uns descendent sur la partie postérieure dui bassin.
Antérieurement cette paire communique avec le? • grand sympathique , et avec les troisième et quatrième? paires j ensuite elle est divisée en deux ou trois branches principales. Ordinairement la première d'elless fournit un rameau qui se }oint à celui de la quatrième^ paire pour former le nerf obturateur j il se porte:" ensuite au nerf crural, et s'y réunit tantôt plus haut et tantôt plus bas.
La seconde branche passe à travers le muscle psoas ,, parvient sous le ligament inguinal , et fournit des; filets aux glandes inguinales, et à quelques-unes decelles qui sont placées dans le cordon spermatique,, dans le bas- ventre même ; elle se réunit à la qua-trième paire lombaire pour fournir le nerf crural.
La troisième branche antérieure, qui est aussi lai plus inférieure, fournit un fdet pour le nerf obtu-rateur, qui y parvient seul, ou qui se réunit avec;
DE rA NÉVROLOGIE. 2.6^
un autre filet de la quatrième paire î elle se divise ensuite en deux rameaux , dont l'un se confond avec des rameaux de la seconde paire lombaire, et l'autre parvient dans la quatrième paire.
Il y a beaucoup de variations dans le nombre et dans la distribution de cette paire de nerfs , ainsi que dans les collatérales j mais ce qui ne varie jamais, c'est que les parties auxquelles ces nerfs vont se distribuer, si elles ne reçoivent pas des filets de cette paire, en reçoivent d'une autre paire voisine, et u' ainsi il y a beaucoup de nerfs qui se répandent ans les muscles du dos (i).
Z)e la quatrième paire lombaire.
Cette paire fournit aussi postérieurement, comme les paires lombaires précédentes , une branche pour
(i) Nous ne devons donc pas être étonnés si la moindre piqûre, ou même une contusion dans cette partie, peut produire des accidens graves, les différentes espèces de tétanos cloniquesou toniques , et même une contorsion de l'épine, telle qu'une partie latérale du tronc devienne presque postérieure et l'autre presque antérieure. J'ai vu survenir de pareils accidens chez un jeune homme qui avoit reçu un coup d'épée à la partie postérieure du dos , à peine apparent extérieurement , et qui fut cependant mortel le quatrième jour. On ne trouva qu'une piqûre de la profondeur de deux travers de doigt au-dessous de la dernière fausse côte droite avec une légère ecchymose , et l'on se convainquit , par l'ouverture du corps , qu'il y avoit une grande quantité d'eau sanguinolente dans les grands ventricules du cerveau. On ne découvrit aucune lésion ni extérieure ni intérieure dans le canal vertébral. N'est-ce pas la piqûre de quelque nerf dorsal qui a déterminé la violente convulsion des muscles du dos et du tronc, de laquelle a résulté une forte compression des vais- •eaux sanguins 5 ce qui a déterminé un reflux de sang vers le cerveau et un épancheraent de sérosité dans ses ventricules ?
les muscles du dos et des rameaux qui se portent àa la peau des fesses.
Cette quatrième paire communique par sa branchée antérieure avec le grand sympathique, par un filelt plus long que ceux des trois paires précédentes;; elle fournit aussi un cordon qui se réunit avec lai troisième paire; elle donne antérieurement un rameaui qui se distribue dans le psoas , et im ou deux autress au muscle iliaque ; elle fournit un rameau qui con court à la formation du nerf obturateur, et pluss souvent du nerf crural; enfin cette branche se réunitt avec la branche antérieure de la cinquième paire: lombaire.
T)e la cinquième paire lombaire*
La cinquième paire lombaire concourt à la formation du plexus sacré d'une manière assez semblable à celle de la première paire dorsale qui concourt à la formation du plexus cervico-brachial , avec cette différence cependant que celle-ci est inférieure au plexus, et que la cinquième paire lombaire lui est supérieure.
Cette cinquième paire lombaire fournit postérieurement une branche qui passe entre l'apophyse transverse de la dernière vertèbre lomljalre et l'os sacrum , laquelle donne des rameaux aux muscles de la région des lombes , et fournit des filets qui vont se distribuer sur les parties extérieures du bassin.
Antérieurement cette paire donne un filet au tronc du nerf grand sympathique ; ce filet est le plus grêle et le plus long de tous ceux formés par les neris lombaires qui communiquent avec le grand nerf sympathique. Dans plusieurs sujets, j'ai vu ces rameaux des nerfs lombaires communiquer ensemble par des
DE LA NiVB-OLOGIE. 2/1
rameaux collatéraux avant d'arriver au tronc du sympatliique : quelquefois deux ou trois brandies des nerfs lombaires se réunissent pour ne former qu'un seul nerf qui se rend au grand nerf sympathique (i).
La cinquième paire lombaire se réunit par une «rrosse branche à la branche antérieure de la quatrième paire j elle communique avec la première paire sacrée , et concourt à la formation du nerf crural.
Après avoir fourni les branches dont nous venons de parler, sans avoir presque perdu de son volume, la cinquième paire s'incline dans le bassin , se confond bientôt après avec la première paire sacrée , et concourt à former le nerf sciatique. Elle donne de sa face postérieure, à très-peu de distance de sa réunion , un ou deux rameaux assez gros qui descendent à côté des artères et des veines fessières , et passent avec elles dans l'échancrure sciatique au-dessus du muscle pyramidal auquel ils donnent quelques filets ; ils en donnent aussi qui se répandent jusque dans les os iléon.
La cinquième paire termine par se diviser en deux branches , dont l'une remonte pour distribuer ses rameaux dans les muscles petit, moyen et grand fessier ; on peut suivre l'un de ses lilets jusque dans le muscle du fascia-lata : l'autre branche se rend dans le grand fessier et s'y distribue en se ramifiant. Les; rameaux de ces deux branches communiquent fréquemment ensemble.
(') Voyez l'article du Nerf sympathiqtie <, où il est encore queâtion de la communication de ce nerf avtc les lombaires.
JDu nerf obturateur (i).
Ce nerf est ordinairement formé par la réunion de trois rameaux provenant des branches antérieures de la seconde , de la troisième et de la quatrième paires lombaires, et quelquefois d'un filet que lenerfsciatique lui fournit à son origine (2) ; mais quelquefois aussi t:es trois paires de nerfs lui donnent deux ou trois filets chacun , qui y arrivent séparément ou réunis entre eux (3).
Le nerf obturateur à son origine est placé sous le bord interne du psoas : parvenu vers la cinquième vertèbre lombaire , il s'insinue en dedans du bassin où il se porte de derrière en avant , pour pénétrer la sinuosité du trou ovale, fournissant auparavant quelques filets au muscle obturateur interne , et ensuite, en sortant du bassin , d'autres filets au muscle obturateur externe.
Le nerf obturateur, en sortant du bassin , passe à côté du bord externe du muscle pectiné, et quelquefois entre quelques-uns de ses faisceaux auxquels il donne des filets; il en donne en descendant vers la partie interne de la cuisse et se divise en plusieurs branches , dont les unes, qui sont les plus nombreuses, sont antérieures, les autres sont postérieures; quelques fibriles plus extérieures vont à la peau et aux glandes inguinales. Les premiers se distribuent aux muscles adducteurs , grêle interne , et au tri-
(1) Sous-pubio fémoral, Chaiissier.
(2) Camper .f P* 9*
(3) Camper ni Monro , qui ont fait des recherches suivies à ce sujet , ne l'ont jamais vu provenir de la cinquième. Ce nerf» par sa formation , et encore par ses variations , a quelque rapport avec le diaphragmatique.
DE XA NÉVItOLOOIJE.
ceps crural; un de ces rameaux descpnd entre le second et le troisième adducteur jusque vers le milieu de la cuisse , se réunit à un rameau du crural, et de cette réunion résulte lo nerf saphèjie ^ ainsi appelé sans doute parce qu'il accompagne de trèsprès et entoure même cpiclquefbis la veine de ce nom ; un autre rameau antérieur, plongé sous le muscle grêle interne , l'accompagne jusqu'au-dessous du milieu de sa longueur, et s'y perd.
Les branches postérieures du nerf obturateur fournissent d'abord des rameaux au muscle obturateur externe, et au troisième adducteur; elles donnent d'autres rameaux plus inlérieurs qui accompagnent les vaisseaux sanguins de la cuisse , dont plusieurs vont dans la jambe après avoir fourni des rameaux aux muscles poplité et aux jumeaux : or peut suivre des rameaux de l'obturateur dans la graisse du genoti, et dans les glandes lymphatiques de cette partie (i).
T)u nerf crural.
Le nerf crural ou fémoral est formé parles branches antérieures des quatre premières paires lombaires; mais les unes y concourent plus que les autres : la seconde et la <<uatrième paire lui fournissent des branches plus grosses que ne le font la première et la troisième.
Ce nerf est d'abord placé derrière le muscle grand psoas, à peu de distance de l'os sacrum j il s'incline
f i) !N'est-ce ])as parce que les ginndes des aines , du genou , et celles des autres arricuLilions communiquent ensemble par les riprfs (juVllcs reçoivent, qu'elles s'engorgent successivernent ? Cette ca.ise peut bien concourir à la [)rop.igalion de ces engorgenicns; mais la lyinpiie elle-même , qui ebt Mcieuse , ne d<)i'«elle pas aifecter les glnndts successivement de la même manière, puisqu'elle y circule ?
de derrière en avant et de haut en bas, se place audevant de ce muscle,^ et l'accompagne jusqu'au-desisous du ligament inguinal j parvenu sur l'os pubis en sortant du bassin,, il est situé au côté externe et postérieur de l'artère crurale , entre le muscle psoas et l'iliaque , près de l'épine antérieure et inlërieure des os des îles.
Jusque-là les fdets de ce nerf crural sont réunis, en un seul tronc; il s'en détache seulement un ou deux petits rameaux pour le muscle iliaque ; mais, parvenu kun travers de doigt au dessous du pubis,, il se divise en une vingtaine de rameaux d'inégale grosseur , lesquels en sortent presque à la fois, et,, bientôt après, quelques - uns d'eux en fournissent, d'autres.
De ces rameaux, dont les uns sont profonds et; d'autres superficiels, il y en a d'internes, de moyens, d'externes : on en voit qui vont se distribuer aù: muscle grêle interne, aux trois adducteurs, aux vastes! interne et externe, au couturier : ces derniers sont : nombreux; il en est qui percent ce muscle, et qui. ^parviennent à la peau qui le revêt ^ après avoir passé; a travers l'aponévrose du fascia lata.
Il y a des Hlets du nerf crural qui se rendent dans, îe muscle pectiné , et plusieurs parviennent encore : dans la peau de l'aine, et dans les glandes même* de cette région , en communiquant avec des f letsi de la deuxième et de la troisièaie paire lombairo (j)
(i) D'où il résulte nécessairement que les engorgemens des i glandes inguinales peuvent occasionner de vives douleurs dans la . partie supérieure et interne de la cuisse ; ce qui oblige le malade i de la tenir très-fléchie sur le tronc : ces douleurs doivent aussi, , par la même raison, se transmettre dans la région lombaire.
On voit aussi quelquefois que les glandes inguinales se gonflent : lorsque quelques-uns des nerfs qui y envoient leurs rauîcaux , •u qui coœiuuniquent avec ceux q^iii s'y distribuent, sont iniles •
DE LA NÉVROLOGIE. 2'j5
il y a aussi des rameain^ internes du cmral qui se réunissent avec des nerfs honteux, et qui se portent au:c parties extérieures de la génération : on peut en suivre facilement divers filets jusque dans la peau cp.ù les revêt.
Deux ou trois rameaux du nerf crural se réunissent avec d'autres rameaux de l'obturateur vers la partie interne, et un peu au-dessus du milieu de la cuisse^ pour foriiier un nerf d'abord assaz gros , qui se prolonge sur la partie interne et antérieure de la jambe, tt sur le dos du pied jusque sur le gros orteil, le Ions; d'une brand.e veineuse, connue sous le nom de grande veine saphène. Ce nerf est appelé le nerf saphènh interne; il accompagne cette veine de manière qu'il lui est tantôt externe et tantôt interne , (juel(]ueFois antérieur, et d'autrefois postérieur. Dans certains sujets cette veine est entourée par les filets de ce nerf.
Ce nerf sapliène interne fournit presque en sortant du crural un. rameau assez considérable qui descend
par une piqûre ou autrement : alors on pourroit facilement porter un faux jugement sur cet engorgement , qui n'est que secondaire.
Quand on connoît la communication du nerf crural avec le grand nerf sympathique, moyennant les paires lombaires, on n'est point étonné que , dans la colique des peintres, dans laquelle es plexus abdominaux sont principalement affectés , la stupeur, a paralysie , se transmettent plus spécialement dans la partie interne de l'extrémité inférieure qui reçoit ses nerfs du crural, qu'à la partie pxferne qui n'en reçnit presque point.
On ex|)lique aussi [)ar la communication du crural avec les nerfs mésentériques , pourquoi les tumeurs et les engorgemens dans cet endroit sont accompagnés de douleurs dans la partie interne drs cuisses , douleur qui a également lieu lorsque les ovaires et mf'me la matrice sont tuméfiés.
Lhs femmes grosses éprouvent quelquefois des tiraillemcus douloureux, ou quelquefois au contraire de la stupeur dans les cui^s' s, par rapport à la compression ou au tiraillement de* n,erf« cnuaux.
vers le condyle interne du fëniur , et donne des ra^». meatix au couturier et à la peau qui le recouvre.
Le nerfsaphène fournit aussi en descendant divers» filets à la peau de la cuisse et de la jambe. On eni voit qui pénètrent évidemment dans les parois desi vaisseaux sanguins; cependant le tronc du saphènej perd peu à peu de sa grosseur, et ne forme pliisj quelquefois qu'un filet très-grêle lorsqu'il est parvenui sur la malléole interne près de la veine du mêmes nom (i).
Ce nerf devenu très-grêle parvient sur la partie interne et supérieure du pied, A. donne des filets à la peau qui le recouvre; on en peut suivre jusque sur le gros orteil (2).
(1) C'est ce nerf que l'on coupe quelquefois ou que l'on pique|>' dans la saignée du pied 5 sa section totale est à peu près san^ accident, mais la, piqûre en peut occasionner de très-giaves ,1 l'inflammation, le gonflement de toute l'exlrémilé, la tunié-f faction des gl.mdes inguinales ; des dépôts, des douleurs consf. dérables dans l'extrémité inférieure , enfin des convulsions. C'estjt bien aratuiteraent qu'on a. fixé dans le périoste le siège de tous cesi accidens-
Le meilleur remède dans ce cas, comme dans celui de lak piq'ûre des autres nerfs peu profonds, c'est d'achever la sectioap ou par le bistouri ou par le causti(iue. Voyez les bontips remarquesi « de Sabaiierk cet égard. Cet habile chirurgien rapporte Cfpendanit-fi bi deux observations qui prouvent qu'après un certain temps les* la douleurs et autres accidens occasionnés par la piqûre du nerff saphène se sont dissipés dans deux malades qui n'avoient pasA )ii voulu se soumettre à la légère opération conseillée ; mais le» M résultat de ces deux observations ne prouve pas contre le trai-*' tement proposé par les habiles chirurgiens. •
On doit être bien surpris que Riolan ait expressément dit^j^ comme s'il s'en étoit assuré par de bonnes dissections , que I»^ veine saphène n'étoit accompagnée d'aucun nerf , nervus ab ea1f remotus esl, et qu'il n'ait pas craint d'assurer d'après cela qu'on* ne pouvoit le piquer dans la saignée du pied : Ideoqiie sccurè^ pertundi j-^otesù. Anthrop. lib. V, cap. XLIX , p. 347.
(a) XJno dame (madame de Iloye ) dont l'ipine éloit trè»'-
DE XA NivnOLOGIE.
Art. X. Des nerfs sacrés.
II y a six paires de nerfs sacrés, dont les cinq prenières, celles qui sortent des trous de l'os sacrum, ;ont grosses, et la sixième, qui passe au-dessus des :omes du coccyx, est très-petite. Celle - ci mérite jlutôt le nom de coccygien que de sacré.
Les nerfs sacrés se divisent en sortant de la portion lu canal vertébral formée par le sacrum en deux )ranclies, dont l'une, qui est antérieure, est très- ;rosse , et concourt» à former le plexus sacré ; l'autre, lui est postérieure , est très-petite , et elle se répand ans les muscles fessiers.
Les nerfs antérieurs, assez gros, ont été connus t décrits par tous les anatomistes 3 mais les posté-, leurs, sans doute à cause de leur ténuité, n'ont été onnus que dans ces derniers temps.
Ces nerfs proviennent tous de la queue à cheval , 3rminaison de la moelle épinière 5 ils descendent 'abord par faisceaux dans le canal formé par la éunion des vertèbres lombaires , pénètrent ensuite le
^urbée , éprouvoit , trois ou quatre heures après ses repas , une ouleiir très-vive au gros orteil du pied gauche, qui durcit plus u moins de temps, et qui cessoit ordinairement après que la dame voit été copieusement à la garde-robe : les laveinens en augmen- )ient l'intensité jusqu'à ce qu'ils fussent rendus; divers remèdes lutiles furent employés. Cette dame mourut d'une fièvre maligne, lalgré les soins qui lui furent donnés par Bordeu. On trouva lie les dernières fausses côtes gauches étoient tellement renersées dans le bas-ventre , et déprimées dans la région iliaque , ue la partie du colon contournée en forme de S éloit comprimée, t. que les excrémens ayant beaucoup de ])eine à y passer , oniprimoient nécessairement les nerfs du plexus lombaire; d'où îsultoit l'affection du nerf crural , qui se transmeltoit au bout u pied par le sapliène.
HjS ANATOMIE MliDICALE,
canal triangulaire de l'os sacrum, et en sortent par les trous antérieurs, ainsi que par les trous postérieurs j trous qui sont placés dans les interstices des apophyses transverses des vertèbres dont l'os sacrum est formé. Les sixième et dernières paires passent par les échancrures qu'on remarque sur les parties latérales et supérieures du coccyx.
Les nerfs sacrés forment, conjointement avec les? deux dernières paires lombaires, un plexus qui occupe} les parties latérales et postérieures du bassin, etqueî les anatomistes appellent le plexus sacré.
Ce plexus a beaucoup de rapport au plexus cer-vico-brachial", sinon qu'il est dans une situation inverse : les branches supérieures du plexus cervico— brachial sont les plus petites, et les inférieures lésa plus grosses^ dans le plexus sacré, au contraire,, les branches supérieures sont les plus grosses , et less inlérieures les plus petites.
Aux quatre dernières paires cervicales se joignentt inférieurement la première dorsale presque en entier,, et encore un filet de la seconde paire dorsale j danss le plexus sacî é, aux branches sacrées qui le forment,, se joignent la cinquième paire lombaire pour laa majeure partie, et encore un rameau de la qua-. tiième.
Les deux premières paires sacrées du plexus sontt très-grosses relativement à la troisième, quatrièmea et cinquième, dont le volume devient tout d'tm coujxi fort petit (i). Ces deux premières sacrées et la dernière paire lombaire paroissent former principale-ment le plexus ; la quatrième lombaire et les trois: dernières sacrées semblent seulement y concourir pan des rameaux, qui sont moins entrelacés que ceust des trois autres nerfs.
(l) Et non par degrés, comme l'a dit J^'^inslcw .
3)B XA NÉVROI-OGIlï. 2/9
Ce plexus est placé très-près de l'os sacrum (i) : il fournit supérieurement le grand nerf sciatique ; inférieurement il donne des rameaux grêles pour les parties internes, et pour les parties externes du bassin , à la dif férence du plexus cervico-bracliiai qui Iburnit supérieurement les rameaux les plus grêles, et qui donne inférieurement les plus gros nerfs du bras. On doit aussi remanjuer que les nerfs du plexus cervlco- brachial qui ont du rapport au sciatique, qui est postérieur et interne, le musculocutané, le cutané interne, le médian et le cubital , sont antérieurs (2) j mais ces légères différences ne détruisent pas les rapports nombreux que les extrémités supérieures et inférieures ont entre elles.
Ces nerfs, avant de sortir de l'os sacrum par les trous antérieurs, fournissent une branche très-petite qui sort du même os par le trou sucré postérieur, accompagnée d'une artère et d'une veine : du reste , ces trous sont bouchés par une membrane ligamenteuse (3). Ces nerfs se distribuent dans les muscles qui recouvrent la face postérieure du bassin, principalement au petit fessier, et y communiquent ayec des filets nerveux des branches postérieures des
(1) D'où il résuhe qu'il peut facilement éprouver les effets de lu compression, lorsqu'il y a dans le bassin quelque congestion ou quelque obstruction, soit qu'elle ait son siège dans le rectum , soit qu'il y ait un gonflement des veines hémorrnïdales , etc. f t alors surviennent de vives douleurs ou des engorgemens dans la cuisse , et même dans toute l'extrémité inférieure, par le moyen des nerfs , qui , du plexus sacré , parviennent dans ces mêmes parties 5 la sciatique , l'engourdissement, la paralysie , l'atrophie des extrémités iiifc'rieures, peuvent avoir pour cause la compression du plexus , d'où provient le nerf sciatique.
(2) Il en est de même à l'égard des os , des muscles, des vais-^ seaux , dont la plupart des antérieurs de l'extrémité supérieure correspondent aux postérieurs de l'extrémiLé inférieure,
(3) Bertin , Ostcol. t. III , p. 217.
s8o ANATOMIE I^IÉDICALE,
derniers nerfs lombaires, qui concourent à former le plexus luinbû-pelvien, et lë plexus fessier particu-. lièreinent.
De la première paire sacr(^.e.
La premièi e paire des nerfs sacrés est la plus grosse de toutes celles du même nom. Elle se porte en descendant obliquement en dehors vers l'échancrure sciatique, fournissant dans cet intervalle quelques, lilets au nerf obturateur (i) et ])lns constamment au grand nerf sympathique i ce fùet de communication est fort grêle et d'autant plus long, que le tronc du orand "sympathique est éloigné de ce nerf; quelquefois ce filet et celui de la dernière paire lombairq: sont réunis avant de parvenir au grand sympathique; ensuite cette première paire se réunit avec le tionc; de la cinquième paire lombaire, grossi par un rameau, de la quatrième, et termine par se confondre aveci le tronc de la seconde paire pour former une portion du nerf sciathjue.
De la réunion de ces diverses paires sort postérieurement un rameau nerveux qui passe dans l'échancrure sciati(jue avec le gra!nd nerf du même nom, et qui va se distribuer principalement dans le muscle f moyen fessier, \
JDe la seconde paire sacrée. .|
Le volume de cette paire est à peu près égal à cehii de la première, mais beaucoup plus grand que celui, de la troisième paire ; elle fournit antérieurement, à peu de distance de sa sortie de l'os sacrum^ un filet qui va, directement se réunir avec le grand nerf sympathiqiie , mais qui se réunit aussi quelquefois avec l'un des rameaux des branches sacrées colla- ; térales.
(i) Jls ont été remarqués par Camper.
DE LA N É V n O L O G I E. sSl
Cette ])aire se divise ensuite en deux l)ranches
méi^ale ^^ro^seur, dt)ut Pnne , la plus volumineuse, se confond avec la première paire pour entrer dans la composition d'un rameau commun du grand nerf sciatique; et l'autre, qui est plus petite, s'insinue dans l'écliancrure sciatique, en communiquant quelquefois par un rameau avec la branche postérieure de la première paire , et par un autre avec le tronc même du sciatique.
Ensuite elle se divise en deux ou trois rameaux. Le premier se réunit à un autre rameau de la troisième paire sacrée, fournit une branche nerveuse qui descend le long delà partie postérieure de la cuisse, non seulement jusqu'au jarret , à la partie externe duquel elle est placée, mais jusqu'à la malléole externe du pied, en accompagnant d'assez près la petite veine saphène externe : on l'appelle le petit nerf saphène y ow saphène externe. Ce nerf passant derrière le grand troclianter, et derrière le condyle externe du tibia presque soiis la peau, éprouve facilement les effets de la compression par des causes externes, et de -là résultent des douleurs ou des enffourdissemens qui se transmettent le long de l'extremite inierieure, tant en haut qu en bas.
I.e second rameau , après avoir passé par l'écliancrure sciatique, se réfléchit en avant en formant une espèce d'anse, et il part de sa convexité plusieurs filets qui se répau'Jent dans le muscle pyramidal, et dans le bord inférieur et antérieur du grand fessier, en se prolongeant assez loin dans ce muscle, et en. y communiquant avec d'autres fdets fournis par le troisième rameaxi j il marche ensuite en avant en remontant vers le périné, et même jusqu'au-dessous, en se divisant en diverses branches j il en fournit une remarquable à la racine du corps caverneux de .son coté, ap])elée honteuse, et elle est quelquefois très - distincte de celle fournie par' la troisième et la quatrième paire.
Le troisième rameau qui quelquefois est f ourni pnr le rameau précédent, et vice versâ, va principalement distribuer ses filets dans le grand fessier ; il en a qui se prolongent jusque sur la rairge de anus, et d'autres plus profonds se perdent dans le muscle releveur : quelques-uns de ces fdets communiquent avec ceux du rameau précédent (i).
De la troisième paire sacrée.
Cette paire de nerfs n'est presque pas plus grosse <jue la quatrième, mais elle est beaucoup plus }")etite que la seconde; elle communique avec le grand sympathique par un lilet long et grêle, et elle fournit plusieurs filets c^ui se portent seuls ou conjointement iîvec d'autres filets du plexus sacré, sur la partie latérale et inférieure de la vessie et du rectum , lesquels après en donnent d'autres qui se distribuent dans la vessie et dans les vésicules séminales, à la prostate , au verumontanum , et au bulbe de l'urètre, où ils se réunissent avec d'autres filets nerveux provenant de la quatrième paire directement, ou du nerf honteux , ainsi que des seconde et troisième paires loml^aires dont nous avons déjà parlé : d'où il résulte un plexus considérable sous le bulbe de l'urètre , dont divers filets parviennent au muscle crémastcr , au dartos ou muscle du scrotum , aux muscles de la verge , ischio et bulbo-caverneux , transverse , duquel plexus partent des rameaux qui parcourent le canal de l'urètre jusqu'au gland , en répandant
(i) D'où il résulte que Tauginentation de sensibilité des nrrfs de la verge pendant l'erectioif, et encore plus pendant l'acte vénérien , occasionne la contraction des muscles rçleveurs et constricteurs de l'anus.
DB LA NÉVROIOGIE. 2.83
fies lilets sur les corps caverneux. Il y en a aussi qui :,e rendent dans le releveur de l'anus (j).
Chez les femiiîfes , la matrice et le vagin reçoivent dos lilets nombreux de la troisième paire sacrée , ainsi que de la quatrième dont nous allons parler j et il en résulte en elles un plexus^, dont divers filets , après avoir parcouru les ligamens larges de la matrice, en communiquant avec ceux du nerf spcrîiatique et avec des filets des nerfs lombaires et du grand sympathique^ parviennent dans la matrice, et y forment, sur son fond, un plexus considérable, lequel communique avec d'autres plexus fournis par les paires sacrées inférieures (2).
Tous ces plexus communiquent réciproquement , et d'une manière telle , qu'il semble que la matrice soit recouverte par un seul plexus dont les rameaux les pénètrent de toutes parts (3).
(1) C'est par ces nerfs sans doute que les pierres dans la vessie occasionnent une sensation de douleur au bout du gland , san» souvent se faire ressentir dans le lieu où elles sont.
(2) Or, si l'on considère encore que ce plexus est tissu de nerfs, dont chacun fournit des filets au grand nerf sympathique , on ne sera pas éionné des correspondances multipliées des parties de la génération avec tant de parties diverses du corpg humain.
Camper a remarqué , Devionst. anat. de peîvî , p. 9 , que , dans plusieurs personnes qui venoient de souffrir l'opération de la tailJe , il leur étoit surrenu des hoquets, des vomissemens 1. la tuméfaction du bas-ventre; et cela, dit cet anatomiste , étoîl TfOet de la communication du nerf honteux qui avoit été caupA dans la section , ou contus ou déchiré par l'extraction de Va pierre.
(3) Cet organe doit être d'une sensibilité exquise , et ses correspondances avec les autres parties du ccSrps doivent être bieiv ronibreusss. Elles sont telles , que la matrice a des rapports avec la plu[)art des parties du corps , et l'observation ne prouve-t-elle pas tous les jours son influence sur ces parties ? Ou avoit même cru que l'affection hystérique chez L* ftiurnss dôpcndoit de l'affection-
ANATOMIE MÉDICArS,
Des filets de ce plexus accompagnent les vaisseaux clulîgament rond, et, parvenus dans les aines, com-, muniquent avec ceux des nerfs ij^uinaux fournis par les paires lombaires et par le crural j d'autres lilets du plexus utérin (1) communiquent aussi avec le plexus du vagin : divers filets de ce plexus parviennent dans le clitoris , dans les muscles extérieurs des parties de la génération et dans la peau même qui les revêt. Toutes ces correspondances sont bien démontrées par les tlraiilemens et les douleurs que les femmes éprouvent dans les aines et dans la partie interne des cuisses, lorsque la matrice ou quelquesunes de ses parties est engorgée.
La troisième paire sacrée , après avoir concouru à la formation dés plexus que nous venons plutôt d'indiquer que de décrire pour plus grande brièveté, fournit de sa partie postérieure une branche qui sort du bassin par l'échancrure sciatique dont des rameaux se réunissent avec ceux de la seconde, et encore avec d'autres de la quatrième paire pour se répandre après dans les releveurs, dans le sphincter de l'anus, et dans la peau même qui les recouvre.
Le tronc de la troisième paire , réuni à celui de
de cet organe; mais les médecins modernes croient que cette maladie est souvent l'effet de la maladie des nerfs , et quelquefois de celle d'autres parties du corps indépendantes de ce nerf d« la matrice *.
(i) Witli , Maladies nerveuses^ t. I, p. 4'0 , remarque qu'il y a des femmes dont le système nerveux est si sensible , qu'elles ressentent^ après avoir conçu , de la chaleur et des douleurs dans la région des reins , des douleurs de colique qui souvent les font avorter. Les préparations d'opium conviennent , en pareil cas , au rapport de J'Villi; l'usage des liunieclans en boisson et en bain , les saignées même > lui ont bien réussi.
* Charles Pison est un des premiers raôdocins qui aient roinhattu le syjîtùme de /'faillis, qui regardoit lu matrice comme le siège constant l'iiystérie.
DE LA NÉVROLOGIK. ^85
la quatrième, se rend à la branche du nerf* sciatu\ue , formée par la dernière paire lombaire et par la première paire sacrée.
Dû la quatrième paire sacrée.
Cette paire communique avec le grand nerf sympathique, de son côté et avec l'anse de réunion des deux neris sympathiques sur l'os sacrum (i); ensuite elle se divise en deux ou trois rameaux antérieurs et en un ou deux postérieurs, indépendamment d'un autre qui paroît être dans quelques sujets comme la continuation de ce nerf, lequel après s'être réuni à la troisième paire, entre, comme il a été dit, dans la composition du nerf sciatique.
Les rameaux antérieurs fournissent séparément , ou après s'être réunis entre eux , des nerfs à la partie latérale et inférieure de la vessie, dans les hommes aux vésicules séminales , au corps glanduleux prostatique , au bulbe de l'urètre, et chez les femmes à la matrice, au vagin j et ces nerfs concourent avec ceux de la troisième paire à former le plexus dont je viens de parler.
Indépendamment de ces premiers rameaux fournis par la quatrième paire, il y en a d'autres plus gros, et qui se portent plus extérieurement aux parties de la génération : ceux-ci se réunissent fréquemment, avec des rameaux des seconde 'et troisième paires sacrées , ainsi qu'avec des rameaux du nerf sciatique j et de leur réunion il résulte un assez gros tronc , connu sous le nom de nerf honteux y\\\x\\oY\. du bassin par l'intervalle des deux ligamens sacro-sciatiques.
Ce nerf^ parvenu hors du bassin, se divise en deux
(i) Voyez ce qui est dit, à ce sujet, à l'article Du grand nerf «ym^ach'ique.
AN ATOMISE MÉDICALE.
branches assez considérables ^ dont une^ plus postérieure , se distribue aux muscles releveurs de l'anus et aux muscles du cocc-yx j ils se réunissent aussi avec des rameaux de la seconde et de la troisième paire sacrée. L'autre branche, plus antérieure, est i divisée en plusieurs rameaux , dont les uns vont dans ' la peau, d'autres dans les muscles ischio-caverneux, dans les bulbo-caverneux , dans le transverse , et d'autres se distribuent dans le corps caverneux, dans ' le bulbe de l'urètre. '
Il y a des filets de cette branche qui passent entre les deux racines du corps caverneux, et, parvenus sur la partie supérieure de ce corps, ils lui lournissent divers filets qui rampent sur la verge, sous la peau, et qui parviennent au gland même : il en est qui se distribuent à la peau de la verge et au prépuce.
De la cinquième paire sacrée.
Cette paire est très- petite; elle concourt cependant, avec la quatrième et la troisième paire à la formation, des plexus des parties de la génération; elle com- -jiiunique par ses branciies antérieure et postérieure avec la quatrième et la sixième pair,e sacrée ; elle fournit aussi des filets aux muscles de l'anus, et quelques-uns d'eux se distribuent à la peau de l'anus, ûu périné et des parties extérieures de la génération.
Tie la sixième paire sacrée (i).
Celle-ci passe, comme il a été dit, par les échancrures qu'on remarque sur les parties supérieures et latérales du coccyx ; elle est très-petite , et communique par quelques filets avec ceux de la cinquième
(i) Monro, Des nerfs en particulier^ h- CXXXVH.
PB LA NÉVROI. ()OIE. o.Sf
paire sacrée; elle va se répandre dans les muscles de l'anns, et dans la peau qui les revêt. C'est sass raison que quelques anatomistes ont refusé à ces filets la qualité de nerf, et qu'ils les ont regardés comme un simple prolongement de la dure-mère. Mais ce nerf est ordinairement très-petit relativement aux autres neri's sacrés.
Remarques. Les communications multipliées des nerfs des parties de la génération ^ tant internes qu'externes , ainsi qu» ceux de la vessie avec ceux du rectum et des muscles de l'anus, font sans doute que les affections de l'une de ses parties se font facileînent ressentir aux autres j la pierre dans la vessie donne souvent lieu au ténesme et à la contraction douloureuse de l'anus , et le ténesme y ou toute autre contraction violente de l'anus , peut donner lieu à la difficulté d'uriner et produire la rétention même d'urine , rendre encore l'érection de la verge douloureuse, ou même exciter le priapisme.
Le grand nombre de nerfs provenant des plexus lombaires et sacrés, ainsi que du crural et sciaticjue , donnent aux bourses et au périné une telle sensibilité, que lorsqu'elle est médiocrement excitée par quelque léger attoucliement ^ souvent même par de» bains froids, il résulte des contractions dans les muscles qui en facilitent l'érection de la verge et l'éjaculation de la liqueur prolifique.
S'il n'y a pas d'abcès plus douloureux que ceux qui surviennent dans le périné, c'est qu'il n'y a pas de partie où il y ait plus de nerfs. On sait que les convulsions ont été plu» d'une fois occasionnées par l'inflammation de cette partie; et qui ignore que les douleurs qui sont causées par l'engorgement di'S hémorroïdes sont cruellement vives, et q«e les congestions dans les parties voisines du rectum et de la vessie sont accompagnées de douleurs intolérables.?
La communication des nerfs de la vessie avec ceux du canal de l'urètre et du gland fait que , lorsqu'il y a quelques pierres dans la vessie , la douleur se transmet à l'extrémité du gland , douleur qui a lieu encore quelquefois d'une manière cruelle chez les personnes qui viennent de souffrir l'opération de la lithotomie.-
Du nerf sciatlque.
Ce nerf, qui est le pins considérable de tous ceux
clu corps, est comme le résultat de la réunion des qiiatre premières paii es du plexus sacré, auquel les deux dernières paires des nerls lombaires concourentil paroît composé de deux racines. '
L'une est produite par l'union de la première et de la seconde sacrée^ auxquelles se joignent des filets des deux dernières paires lombaires, et le tronc même de la cinquième paire lombaire qui se confond, comme il a été dit, avec la première paire sacrée.
La seconde racine du nerf sciatique est formée* par quelques filets des deux premières paires sacrées^ par la troisième et par la quatrième paire. *j
Le nerf sciatique passe au-devant du muscle pyra-jf midal , auquel il donne quelques lilets ; il sort dii bassin par la grande échancrure ischiadque , et sei place entre la cavité cotyloïde et la tubérosité de l'ischion, entre les muscles cannelés, le muscle carré e le grand fessier : il est dans cet endroit recouvef' d'une grande quantité de tissu cellulaire plus ouji moins chargé de graisse (i) ^ le nerf fournit den3à|s rameaux assez gros , l'un antérieur pour le muscla çarré, et l'autre postérieur pour l'obturateur interne.],
Le nerf sciatique descend ensuite vers le jarret côté de la longue portion du biceps et du demi-r tendineux , auxquels il donne ordinairement àès\l lilets : parvenu dans le creux du jarret sur la faci^
(i) Des congestions muqueuses dans cet endroit^ comme noiisj» nous en sommes assurés par nos dissections *, ont plusieurs fois* donné lieu à des scia tiques que des vésir.atoires , ou le cautèrec actuel et potentiel , et encore mieux le moxa **, appliqué sur iëte
* Voyez les observations de nos anatomistes, et particulièrement celles)» <le Coîter. Obs. anat.
** Tant recommandé par Prosjwr ^Ipin. ô.ans sa 3îcdecine des J7.gyp' liens, pour remplacer les cautères poieBiiel et actuel, recujiuiiaiulés par : jiippoerate , par CeUe, par Cœliui ^lureliunus.
DE LA K È V Tl O L O G I À 289
rieure du muscle poplitc, il se divise en deux gros troncs ; mais souvent cette division se fait beaucoup pins haut ou plus bas (i).
niai , ont lieiircusemcnt dissipé. Notre pratique nous en a fourni des exemples que nous pourrions citer; mais il y a aussi des sciatiques véritablement inflammatoires , dans lesquelles les vaisseaux sanguins des nerfs sont engorgés de sang. Or, dans ce cas, les saignées sont nécessaires , et sur-tout les locales par les sangsues y sur l'endroit même, et aussi autour de l'anus. Les ventouses, les vésicatoires Bur le iieii douloureux, les cautères, le moxa, les lavemens relâclians , célébrés par Arantius Rivière^ et autres médecins praticiens , peuvent être très-efficaces , aidés sur-tout des remèdes qui peuvent dépurer le sang : car, sans leur secours y que pourroit-on attendre de tous les autres ?
(1) L'une des branches du nerf sciatique peut être compris* dans la ligature des vaisseaux sanguins qu'on pratique après l'amputation de la cuisse : alors le malade éprouve souvent , immédiatement après cette opération, des douleurs très-vives , qu'il rapporte ordinairement au bout du pied , qu'il n'a plus. J'ai vu ù Montpellier^ dans le cabinet de Laniorier ^ célèbre chirurgien , un gonflement considérable au - dessus de la portion d'une branche du nerf sciatique , qui avoit été comprise dans la ligatura des vaisseaux cruraux après l'amputation de la cuisse. Le malade avoit souffert, pendant plus de deux ans, d'horribles douleurs, qu'il rapportoit toujours au bout du pied, qu'il n'avoit plus. Le chirurgien Lamorier crut, après sa mort, en devoir rechercher la cause par l'ouverture du corps, et il trouva le gonflement et l'induration du nerf dont noi:s venons de parler.
Cette observation ne peut-elle pas nous faire croire que , dans beaucoup de cas, nous rapportons les sensations douloureuses ou agréables dans des lieux bien éloignés de celui où la cause qui les produit a son siège?
Les femmes grosses éprouvent des piqûres, des mouchetures aux pieds , lorsque les nerfs utérins sont stimulés , et les en<;orgemens du bassin sont ordinairement suivis des mêmes accidens dans l'un et l'autre sexe. Ceux qui ont leur siège dans les régions axillaires sont accompagnés de fourmillement au bout des doigts. Les diverses affections de la substance cérébrale et •pmale ne sont-elles pas souvent cause des douleurs que nous ressentons aux extrémités , même dans l'intérieur du corps ? Jout cela prouve bien que Tadage qui dit, ubi dolor , ihi maU
290 AKATOMIE MÉDICALE, \
'Il donne, avant de se diviser, deux ou trois ra-; j meaux assez gros, qui sont divisés encore en interufs * et externes , lesquels se répandent dans les portions moyennes et inférieures des adducteurs de la cuisse, au biceps, aux demi - tendineux et membraneux, au vaste externe. On peut suivre quelques-uns de leurs filets dans les conduits du fémur (1).
Les deux troncs passent dans Téchancrure que les condyles du fémur laissent postérieurement, et ils s'insinuent entre les extrémités supérieures des deux . muscles jumeaux. On les nomme poplités tant qu'ils correspondent au jarret : l'un est interne et l'autre ^ externe. j
Le nerf poplité interne est beaucoup plus gros | que l'externe ; il fourrât quatre à cinq rameaux j pour les corps glanduleux de l'articulation du ge- 1 non , pour les muscles poplités , le plantaire grêle , pour les deux muscles jumeaux , pour le so- , laire.
Enfin, un nerf long et grêle tire son origine du poplité interne, et quelquefois du tibial postérieur.- Ce nerf descend , en se portant entre la peau et ' le jumeau externe , pour se placer à côté de la ; -yelne saphène externe à laquelle il est souvent uui,^ ainsi qu'à un petit filet du nerf péroriier , le long du ; Lord externe du tendon d'Achille. Il parvient \
sedes , est faux en bien des cas. Mais si l'affection de ces nerfs ; se transmet quelquefois des troncs à leurs rameaux , elle se pro- ; paoe souvent par les nerfs, dans un sens contraire, des rameaux , ■ aux branches, des branches aux troncs, et enfin elle se fait res- ; l sentir à leur origine dans le cerveau ou dans la moelle épimère }j J d'où résultent Tassoupissement ou des convulsions, comme dansj^ (1( l'épilepsie.
(,) Voyez la dissertation de Murray: De scnsihilUate morbosi- «ssiuiii-) citée plaàieùrs fois.
DE t A N É V » O L O G I E. 29I
sons la malléole externe , monte sur le dos du pied , où il se divise en divers filets , dont plusieurs se répandent dans la peau; ce qui lui a fait donner le nom de cutané par quelques anatomistes. Ce nerf est connu plus généralement sous le nom de dorsal externe du pied. Il se termine par trois filets , dont l'un rampe le long du bord externe du quatrième orteil, et les deux autres sont pour les deux côtés du cinquième (i).
Le nerf poplité interne , après avoir fourni les cjnq à six rameaux dont nous venons de faire mention, se place entre les muscles jumeaux et le solaire , auxquels il fournit des rameaux , et prend le nom de tibial postérieur. Ce nerf perce le muscle solaire, et se place, en. descendant, entre' ce muscle et le long llécliisseur des orteils auquel il donne des filets , ainsi r[u'au long fléchisseur du gros orteil, et à d'autres muscles postérieurs de la jambe.
Le tibial postérieur donne encore plus inférieurement un rameau plus considérable qui se divise au noiiis en deux branches, l'une pour le jambier pos- :érieur, et l'autre, après avoir passé par une échanrure du ligament interosseux avec l'artère et la veine .u môme nom , va se distribuer dans le muscle amijier antérieur.
Le nerf tibial postérieur continue de descendre le ong de la face postérieure du tibia , et se porte ;ous la malléole interne ; il se divise en deux branches :onsidérables, lesquelles se distribuent à la plante :lu pied : l'une d'elles, qui est interne, est appelée laiitaire interne ■à.wlxQ est externe, et on la nomme lantaire externe, i^vant de se diviser en ces eux branches, le tibial postérieur fournit ordi-
(1) Martin a décrit ces nerfs avec beaucoup de détail et "exactitude : De nervis corpor. hum. p. 24.1.
nairement un rameau qui répand ses filets danj la peau de la partie inférieure et postérieure de h jambe , et qui va se disperser sur le dos du pied il est connu des anatomistes sous le nom de pedi '. cutané. \
Le nerf plantaire interne répand divers filets dans la peau du bord interne du pied, et plusieurs autres, i la plupart plus considérables , pour les muscles des \ orteils , tels que le court fléchisseur et le lorg adducteur du gros orteil. Use divise ensuite en quatre rameaux pour les orteils. Le premier rameau , cjuij marche le long du bord interiie du gros orteil r répand des filets dans la peau et sur les capsules artii culaires des phalanges de cef orteil : parvenu à côte de la troisième phalange, peu après son artiçulatloi avec la seconde , il se divise en deux hlets remar-; quables, dont l'un devient supérieur et se prolonge sous l'ongle, et l'autre se répand, en se ramifiant^jj dans la peau qui revêt sa partie inférieure, en sflldi prolongeant au bout de l'orteil où il se réfléchit soualj, l'ongle pour communiquer avec le filet supérieur.
Le second rameau donne quelques rannjsculeaita aux muscles interosseux et lombrical , qui correspondis dent à l'interstice du premier et du second os dtaile métatarse : parvenu entre les têtes de ces deux osllfoi il se divise en deux, l'un interne et l'autre extern^eïi Le premier se prolonge le long du bord externe d^se, gros orteil , où , après avoir fourni des filets eus tanés supérieurs et inférieurs , il se réunit au hoTji|fj de cet orteil avec les filets du premier rameau^ L'externe parcourt le bord interne du second orteil et, après avoir fourni des filets supérieurs et inffj- . rieurs à la peau , il va se réuiûr avec le troisiètiîilj*-'^ rameau, qui se porte sur le bord externe du seconJ|J^" orteil.
Le troisième rameau en donne d'autres au seconi