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CHAPITRE VIL

Les objets d'art qui peur en t élre rapportas aux Celtes et que l'on rencontre en France sont pour la plupart en mc'talou en pierre dure. — Les derniers sont regarde* comme les plus anciens j toutefois on a pu s'en servir encore long-temps après la découverte des métaux.

— Description de quelques instruments en pierre. — Poignard* et couteaux. — Pointes de flèches et de javelots.— Marteaux.' — Pierres de fronde.— 'Haches, etc . — Le bronze e*tait le mc'tal favori des Celtes.— Recherches de M. Clarke sur la composition des bronzes celtiques.

— Ils sont formes le plus souvent des mêmes quantités relatives de cuivre et d'e'tain que les bronzes delà Grèce e' de

l'Egypte. —Haches en bronze. — Leurs formes les plus ordinaires. — Quelques mots sur leur destination et sur les localités où on les rencontre habituellement.

— Incertitudes au sujet de l'époque à laquelle on a cesse' d'en faire usage. Les haches de bronze ont etc coulées. — Description de deux moules en bronze trouves l'un en Angleterre , l'autre dans l'arrondissement de Valogoes. — Kpées de bronze. — Leur forme a beaucoup de rapport avec celle des plus anciennes e'pe'cs grecques. — Poignards, pointes de lances et autres instruments en bronze. — Des ornements appelés torques-, leurs différentes formes. — Description d'une espèce d'ornemeut de la classe des torques découvert à plusieurs reprises eu Normandie et en Irlande. — Autres

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objets en or trouvés dans ces deux pays. — Des médailles celliqtics.— Leurs types principaux. — Elles doivent être divisées en deux classes ; les unes sans inscriptions, antérieures à la domination romaine ; les autres avec des inscriptions tt qui appartiennent aux premiers temps de l'ère gallo- romaine — Importance des médailles celtiques. — Travaux de M. Lambert sur cette branche de la numismatique. —Poteries celtiques. — Leur caractère. —Description de quelques-unes de celles qui ont été trouvées en Normandie et en Angleterre.

Après avoir passé rapidement en revue les monuments attribués aux Celtes, je vais vous entretenir de quelques objets peu variés, mais très-nombreux , qui , selon toute apparence , ont été fabriqués par le même peuple , et qui ont été découverts sur presque tous les points de la France.

Parmi ces objets les uns sont en pierre dure, tels que le silex , les autres sont en métal.

Les métaux exigent une préparation à laquelle on n a pu arriver dès le principe. Le bois, la pierre, furent sans doute les matières qui servirent à la confection des premiers moyens d'aggression ou de défense. On s'en tint long -temps à cela, jusqu'à ce que le hasard , père des découvertes , apprit aux hommes

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à travailler les métaux que la terre cachait dans son sein(i).

On regarde donc les instruments de pierre comme les plus anciens de tous. Mais ce principe doit-il être admis sans exceptions ?

Cette antiquité est-elle bien réelle dans tous les cas ? Sans doute les Gaulois se sont trèsanciennement servi d'armes en métal; mais s ensuit - il que la population qui couvrait les forets et les pâturages delà Gaule, ait dès-lors renoncé entièrement à ses usages héréditaires , qu'elle ait jeté loin d'elle le silex de ses a yeux pour lui substituer le bronze , matière toujours trop peu commune pour n'être pas d'un assez haut prix? Telles sont les questions posées par M. Jouannet , de Bordeaux , dans une intéressante notice sur des instruments en pierre et en bronze présumés celtiques , découverts en grand nombre aux environs de Périgueux et dans le département de la Gironde. Ces questions si naturelles sont du nombre de celles qui ne seront peut-être jamais résolues. Aussi nous imiterons la sage réserve du savant antiquaire de Bordeaux, et sans rien affirmer, nous dirons avec lui que sans doute les instruments

(1) Histoire des sciences , des lettres, des trts et de la civilisa» tiou dans le pay» Messin , par M. Begio.

en pierre remontent aux temps les plus reculés de notre histoire; mais que leur usage a pu se prolonger plus long - temps qu'on ne le suppose ; que selon toute apparence les armes de pierre et celles de métal ont été d'usage en même temps , puisque souvent on a trouvé réunies dans la même sépulture la hache de silex et les armes de bronze.

Il est possible aussi que les circonstances locales aient influé sur le choix de la matière ; car les haches en silex sont communes dans les régions où la craie et certains calcaires contiennent des couches de silex (Haute-Normandie), tandis que celles de bronze abondent dans d'autres régions où les silex ne se rencontrent pas et où Ton ne trouve que des roches difficiles à tailler (Bocage normand , arrondissement de Cherbourg.)

Quoi qu'il en soit , nous nous occuperons d'abord des instruments de pierre , comme étant, au moins en général, plus anciens que les autres.

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