‹ Cours d'antiquités monumentales professé à Caen (volume 2)Chapitre 15 sur 43 · C0UHS · texte numérisé non relu

C0UHS

Pierre-de-Cenon , près de Poitiers, on trouve d'un côte l’indication du nombrede railles compris entre cette vilJe ( Limonum ). et Je lieu où la colonne avait été placée ; et de l’autre la distance comprise entre cfc même lieu et un établissement notnmé Fines , vers lequel tendait la route. J’ai reproduit sui la planche XVIII l’inscription de cette colonne (i).

Les colonnes itinéraires, comme tous les monuments qui portent des inscriptions , sont importantes pour l’histoire et pour Ta va ne ement de la géographie ancienne. Celles qui ont été découvertes dans nos contrées n ont pas été

inutiles sous ce rapport. L’ancien nom deBayeux

était encore incertain avant que l’on eut trouvé

fij On a trouvé à Chauvigny , département de là Vienne une autre colonne qui indique le, di.tances a partir bourgade doute bien inférieure à Limonum , capitale del Pictavr dans le territoire de laquelle elle était placée.

Si cette inscription que je n’ai point vue était complète • et qu’elle n’eut point porté l’indication de dam localité,, elle, pourra.t être invoquée pour prouver que le, établis, eurent, ^oi out •erv. de centre pour compter le, distance, «rr le. colonnes

n’ont pa,toujonr, été de. capitale.ou desyilleaimpprtante,- mai! que de simple. .tation. , lorsqu'elle, étaient convenablement espacée. , ont .ervi de point de départ : on «rit que l’itinéraire et la table indiquent toujours le nombre de mille» ou de lieue, comprise» entre une station et*un, aatre station et n0D pil„eule. nrent entre-deux ville, capitale».

d'antiquités MONUMENTALES. III

dans les fondations du château les colonnes que j’ai mentionnées, et qui portent Augustoduh. L. VI. AyGDvn. L. IIII.

Quelques géographes , parmi lesquels il faut citer le judicieux Danville , avaient cherché Auguslodurus sur le bord de la Vire , malgré la difficulté qu’ils trouvaient à faire accorder cette opinion avec les données fournies par la carte de Peutinger (i). M. Lambert, éclairé par les inscriptions que j’ai citées , reconnut le premier c\y\' Augustodurus ne devait poirq être cherché ailleurs qu’à Bayeux (a). Le savant et

(il Danville a placé A'tgtnut à Bayeux et Augmtodurut auprès

du Vay. En lisant dans sa notice les articles Atauna , Oroeiato -

num, Casedûi, etc. ,on voit combien cet auteur a été embarrassé , . ’ ) 1 et comment , faute d’avoir placé AugutUdurui à Bayeux , il a

été conduit k repousser Crociatonum jusqu’à Valognes et à chercher Atauna aux Moutier» d’Aloune.

(a) < Il derhtnre constant par le rapport sor les travaux de la

• société des Antiquaires de Normandie, dn xa Avril i8»S au « aa mai i8a6, qui se trouve en tête dn 3*. vol. pag. L, que

• j'avais présenté 6 la compagnie un travail sur les oolonoes rail- « liaires dn département dn Calvados .

« Ce traiail, dont l’impression a été ajc, ornée sor ma demande, « avait ponr but principal de faire Connaître la -direction des « anciennes voies romaines reconnues k cette époque, la position

• de quelquék stations militaires et surtout de déterminer le

• véritable emplacement du Ken appelé Augmlodurut , que je

lia

colins

respectable M.. l’abbé. De La Rue professa la même opinion en 1 8a3,au cours d’histoire de la faculté de lettres de Caen, après avoir examiné les inscriptions qui lui avaient été communiquées par feu M. Bisson. Enfin , quelques années après , M. de Gerville se livrant à des recherches approfondies sur les anciennes villes de la Normandie occidentale, apporta un grand nombre de nouvelles preuves à l’appui de cette opinion qui est à présent généralement admise.

Quelques colonnes , telles que celles du Manoir et de Frénouville (Calvados), ont été trouvées renversées dans le lieu qu’elles avaient oc-

• fixais A Bayou x , sur l’autorité de monuments irrécusables « trouvés dans cette ville on dans son territoire, savoir :

• Deux colonnes itinéraires de Septime Sevére trouvées à « Bayeux , portant, A la dernière ligne, le mot avgdvs avec Tin*

• dication L.IilI et L.VI ;

< a*. Une autre colonne, de Tetricns, trouvée an commen*

• cernent du XVII». siècle , dans le Dessin, conservée pendant a longues années dans la maison de M. Bigot , à Rouen , et a portant pour terminaiaon ; avo. r.. i ;

• 3*- Une colonne milliaire . découverte 'en 1819, dans la

• commune du Manoir, indiquant une distance de cinq milles « pas à partir d’une station qui ne pent être autre que Bayeux ;

• 4». Enfin les circonstances du martyre de St.«Elocel , qui

• eut lieu dans les Gaales , dans une ville nommée Auguito- « durum , située près de l'Océan, >

( Not* de M. Ed.LdMBERT.)

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cupé;mais la plupart ont été transportées et ensevelies loin des places où elles étaient plantées dans 1 origine. Ainsi , nous avons vu que les fondations du château de Bayeux en renfermaient deux qui avaient été' placées à 4 et à 6 lieues de cette ville. Plusieurs colonnes du Poitou ont été très-anciennement creusées et transformées en cercueils (i).

Il me reste à vous soumettre deux questions que je me suis souvent faites :

Les colonnes ] étaient-elles sur toutes les routes placées de lieue en lieue ; n'ont-elles point été quelquefois plus éloignées?

N ont-elles point , dans quelques localités , été remplacées par des bornes en pierre brute ?

Sans avoir de faits à présenter pour la solution de ces questions , je pencherais à adopter l’affirmative. Il est probable , en effet , que ,

(î)Voyez les recherches snr l’ancien Poitou et sa capitale, par M. Dufour; — les recherches sur le Poitou , par M. Siaure ; — le mr. roi. de la Rerue Normande, pag. 167, etc.

COUKS

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