‹ Cours d'antiquités monumentales professé à CaenChapitre 27 sur 44 · I F>0 COURS · texte numérisé non relu

I F>0 COURS

ji Vcccvoir les eaui inutiles cl les immomlircs (les eiU's ;

Enfin les ponts établis sur les fleuves et les rivières.

AQUÊDcaB.

Les aqueducs , par leur étendue considérable et l’imperlanee des ruines que Ton en connaît sur difiérents points de la France, olTrcnt un interet tout particulier ; je m’occuperai d’abord de les décrire. •

. Sextus Julius Frontinus, personnage consulaire qui vivait au i*'. siècle de l’ère chréticniK' , a cortiposé, sur les aquéducs, un ouvrage qui fournit des notions complètes sur ce qui était relatif à l’administration des eaux à Rome (i); ces réglements durent s’appliquer aux acpjéducs de toutes les grandes villes de l’Empire.

A Rome, l’intendant ou magistrat chargé de cette administration , était qualifié de Curator aquarum: Frontin fut revêtu de cet emploi sous l’empereur Nerva. Les . Curator^, aquafum avaient sous leurs ordres un grapd nombre cl’ ouvriers , pajés , par l’Etat pour, entretenir et çéparcr les aqueducs (a). , ,, v,

(I) FronUn. De aquæductibus.

(2> ftagofte investit Xe^cifratéf tiquarum d'nne grande auto-

s’anTIQUITÉS *IOmJMï^TAI.ES. i8i

On ■ appelait Ldbrator rhigcnicjur ^harcé de prendre les niveaux pouf connaitfe la hauteur des lieux où il (allait élever l’eau; il se servait pour cela de l’açuarum Ubra et du^ùorobale, instrument décrit par Vitruve , dans leOhap. 6. de son VHP. livre (i). Un- nombre déterminé d’ouvriers étaient répartis dans les campagnes où les aquédues passaient, peur être à portée de faire sans retard les réparations necessaires. En un mot , les parties de ce service étaient organisées de telle sorte que tous les travaux s’exécutaient ponctuellement par des em« ployés aj6mt des dénominations diverses , tirées de leurs attributions (2),

Les aquédues qui nous restent en Gaulo, comme ceux cpie l’on voit en Italie et ailleurs , offrent des canaux en maçonnerie, plus ou moins solides , plus ou moins soigneusement cimentés. On y employait le plus ordinairement des. pierres de petite dimension noyées dans le mortier. Ces conduits, proportionnés au volume d’eau qui devait y passer, ont des voûtes à plein

rilé; hors de la rltle il était escorté de trois Itctenrs, de trois esclaves publics, d’un architecte et de pKisieura secrétaires V. Suétone, Aog. 37.— Frontin. De aqueeduct. ’

(1) Vilr. , traduction de Pcrraiiit, p. 2i4.

(2) Le eurator des eaux de Kouie avait 720 agents souS scs ordres.

eouns

cintre quelquefois ils saut i^couyerts de grandes dalles juxta^posées , sans cim«it (i).

Pour rétablir le niveau dans le» vallées qui se trouvaieiM à la' rencontre des canaux , -on les faisait passer sur des arcades plus ou moins élevées , qui réunissaient Tun à Tautre ka deux côtés du vallon; quelquefois même on superposait deux' ou t(ois rangs d'arcades , de peur que la trop grande élévation des piles ne rendit la structure moins solide.

Quand la vallée était trop profonde pour que l'on pût à ce moyen soutenir le canal de l'aquéduc au niveau omivenable, on conduisait l'eau dans des tuyaux de plomb qui suivaient ta pente du coteau pour rmnoater jusqu'au point du coteau opposé, où elle pouvait reprendre sèn cours (pl. XXXVHI bis, fig. 3). Le bel aquéduc de Lyon offre des exemples de ce système de syphons qui dut être employé en Gaule dans plusieurs antres localités et .que Vitruve décrit trèsrclairement dans son VIII*. livre.

(I) Ce dernier mode était n«ité principalement lorsque le caqpl n'était pat à -une trop grande profondeur et que la peatnteur des terres n'était pas assez considérable pour faire craindre la fracture des dalles.

On remarque quelquefois des bourlets en forme de quart de rond sur les angles du fotad des rigoles (pi. XXXVIII, é/'j, fIg. G). Ou pense généralement que ces bourlets araient pour but d’ôtcr toute voie à l'eau dans les angles de {onction. M. Eercr doute que ce soit là le véritable motif.

d’amTIQUITÉS ' MONVUENTALES; 1 83 ‘

Pour éviter des travaux 'toujours diffictles et dispendieux., on faisait suivre aux canaux souterrains des détours ou des sinuosités, au moyen desquels les eaux pouvaient franchir de longs espaces sans rencontrer de vallées , et -sans être arrêtées par des montagnes ( i ).

Les aquéducs étaient donc' le jdus ortlinairement souterrains , et ne devenaient apparents que dans les vaHées , où il fallait les conduire sur des murs ou des arcades.

Les conduits qui distribuaiént Peau aux f<mtaines, aux bains et autres établissements pu-, bli'cs et particubers des villes gallo-romaines , étaient en plomb ou en terre cuite (3). Us partaient d‘’ua réservoir crmunun ou château (Peau eaêteUum : leur diamètre était basé sur la quantité d'beau qui devait être fournie.

A Rome , où un graiïd nombre de concessions avaient été faites à des particuliers , où conséquemment il fallait exercer ime grande surveillance pour arrêter les fraudes et les usurpations , les pnses d''eaa8e disaient au moyen de calices en brome ajtetés aux tuyaux de conduite , Ip dureté de co métal offrant plus de garantie contre

(I) V. Vltr. , lÎT. Vllt, cb. 7 , p. 248, traducUoD de Perrault.

Pline reromoiande l’uaago do coa deroiers : Tabis ficlilibttt ulitissimum aqtiam dua. Hiat. nat. , lib, XXXI, cap (i.

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les efforts que Ton aurait pu faire pour élargir les orifices , et obteair par là une plus grande , quantité d’eau. Frentin nous apprend qu''il y avait 1 5 diamètres différents pour les tuyaux de plomb. Le diamètre de ces tuyaux déterminait le prix de la concession (i).

Ceux qui jetaient des immondices dans les canaux , les propriétaires des terrains voisins des aquéduGS , qui pour leur amusement ou pour arroser leurs jardins, détournaient l’eau des ^ aquéducs ou détérioraient ces monuments , étaient passibles d’amendes considérables (a).

La demande en concession d’eau devait être atlrcssée à l’Elmpereur lui-même, et présentée par le Curator aquarum : la concession qui s’appriait] *7us impetratœ aquœ ne passait pas aux héritiers , et devait être renouvelée par eux.

Nous allons examiner quelques-ims des aquéducs existant sur différents points de la France.

Aqdédüo oe Nîmes. — Le': ^emier à citer , celui qui offre le plus d’ëlévatiou dans ses parties apparaates , et dont cependant je ne dirai qu’ün mot , parce qu’il a été cent fois décrit et

(I) V. Frontin. Deaquœduct., 31 , 34, 37, 105, 106, 113. (3) Frontin. Dt aqueeduct.

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dessiné , ' est sans contredit le Pont du Gard. Ce magnifique édifiée , situé dans la , vallée du Gardon , à trois lieues de Nknes, est construit en. pierres de grand appareil , cV énormes dimensions, chose assez rare dans les autres aqueducs qui ont été presque tous revétusde petites pierres. On a accolé à l’édifice romain, un pont moderne, qui masque d’un côté la partie inférieure, du monument , et lui fait perdre quelque chçsc de son élévation (i).

Millin décrit de la manière suivante l’ordonnance du Pont du Gard (a) :

« L’excellence des eaux des fontaines d’Airan et d’Eure , attestée par des inscriptions anticpies , est sans doute eO qui a engagé les habitants de Nhnes à leur donner la préférence sur des eaux plus voisines : il fallait que celles d’ Airan traversassent le Gardon , qui a des rives très-escarpées. Pour élever l’aquéduc jusqu’à leur sommet , on a construit deux étages de grands area ; et un troisième rang de petites arcades , qui les couronne , supporte le canal. Le premier rang est composé de six arcs -; c’est sous

(1) Le* Eut» de Langoedoc flrent refaire en 1743 le pont aeiiii-l à la place d’an pont étroit établi précédemment contre l'aqitédne.

(2) Voyage dans le Midi de la France, tome V-, p. MS.

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l’avant-dermèr que passe ordinairement le courant de la rivière , qui ne s’étend sous les autres que dans les crues extraordinaires ; sa longueur est de 83 toises, et sa hauteur, de lo toises a pieds. Le second étage est composé de onze arcs , dont les jdeins et les vides répondent à ceux du Efmg inférieur ; sa hauteur est la même ; mais sa longueur est de i33 toises a pieds. Le troisième rang est composé^de 35 ‘arcades bien plus petites, puisqu’il y en' a 4 dans l’étendue d’un seul des arcs inférieurs : ce rang n’a que 4 toises de hauteur; sa longueur est de 1 36 toises 3 pietls.

a Le canal- est revêtu intérieurement d’une couche de ciment de trois pouces d’épaisseur : le fond est un blocage de petites pierres, de chaux et de gravier , formant une couche d’excellent mortier de huit pouces d’épaisseur , et il est aussi entier que si on venait de l’appliquer (i). Toutes les pierres’sont posées à joints

(I) J’al observé sur les parois du canal de l’aqoéduc Une cooche considérable de carbonate calcaire, qui montre combien les eanx du Midi delà France en sont saturées. Il est d’autant pins facile de distinguer cette incrustation , des bords intérieurs du GaDst,queceux-ci avaient été con verts d’une couche de peinture rouge insoluble qui a persisté jusqu'à ce jour et que l'on retrouve sous l'incrustation. Ce pr^eipité calcaire qui n’a pas moins de lil pied d'épaisseur indique la hauteur

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secs; les- Wocs ont été tirés des carrières voisines ; ib oiit des bossages à leur parement et une cbeluce à leur joint , et sont alternativement composés de carreaux et de boutisses pour opérer une meilleure liaison. »

“J’ajouterai à ce que ditMillin, qu’au Pont du Gard, comme dans tous les monuments de même espèce que j’ai observés 1 les arcades ne sont pas d’un égal diamètre. Le pont luimême n’est pas droit , et décrit une courbe légère qu’il eût été facile d’éviter ; mats ces irrégularités , dont nous aurons occasitm de citer d’autres exemples , sont en quelque sorte caractéristiques des monumerns romains. Il semble que les architectes de cette époque , ennemis de la symétrie, aient pris à tâche de produire des irrégularités dans leurs constructions , qui n’en sont pas moins belles ni moins majestueuses.

Quoique les deux sources qui alimentaient l’aquéduc de Nimes, ne fussent, l’une (celle d’Airan) , qu’à 4 lieues ip , et la seconde , qu’4

des eaux dans le canal ; il m’a |m^ qne les premières couches iaciustantes avaient été abandonnées par des eaux un peu plus linntes que celles qui ont fourni les dernières, car la pluv grande épaiasenr de riocrustation se trouve en générid vers le fund du canal. De pareilles incrustations ont été observées dans l'aquéduc d'Arles et dans quelques attttes.

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4 lieues de cette ville , les canaux de raqiiûduc. parcouraient près de 7 lieues , à cause des détours qu'ils étaient obligés do suivre pour cou-, server un niveau convenable.

Aqueduc de Cahors, — Il est rare de trouver des aqueducs portés sur trois rangs d'arcades superposées , comme le précédent ; celui de Cahors offrait une pareille combinaison.

D'après les renseignements qu'a bien voulu me fournir M. le Baron de Crazannes , > cet aqueduc , qui avait son point de départ à Saint- Martin-de-Vem, parcourait une distance d'environ huit lieues pour porter ses eaux aux Thermes , et aux autres établissements publics de la capitale des Cadurques. Son cours n'était rien moins que direct , à raison des difficultés que présentait le terrain; il faisait de nombreux détoure pour remonter les vallées , et décrivait plusieurs courbes pour suivre la sinuosité des montagnes. Il traversait le vallon de Larroque des Are», $ur un pont à trois rangs tTcareades’, dont la hauteur était de près de i5o pieds. On voit encore sur les flancs des deux chaînes de montagnes qui bordent la vallée , des restes de ce pont qui , par ses dimensions , devait égaler jct même surpasser le Pont du Gard. M.

<1(‘ Crazanncs rapporte qil’ü existait encore en assez bon ëtat vers la fin du XIV*. siècle. Les canaux souterrains étaient en grande partie creusés dans le roc , qui est calcaire , compact et très-dur. Sur plusieurs points , on avait percé une galerie horizontale , lorsque le rocher était trop élevé pour être coupe par une tranchée .verticale. Dans les parties dti canal faites en maçonnerie , il était enduit intérieurement tl’une forte couche *de ciment , composée de chaux et de fragments de pierre calcaire. Sur cette première couche on en avait placé nnc autre , fonnée avec de la chaux mêlée de hri- <pies pilées. Un pavé de tuiles plates , d’environ 6 centimètres d’épaisseur ; empêchait l’infiltration des oaux.

L’aquéduc de Cahors avait , comme toutes les constructions romaines de cette ville , un revêtement ou parement en petites pi erres cubiques. ** ^

■’ Aquéducs de Lyon. — Les aqueducs de Lyon sont des plus remarquables ; aussi ont-ils été cxaiuinés cl décrits par plusieurs *^savànts distingués (i).

1 Mi. , ... I . ^

(I) MM. de Lorroe, Michcli, Millin, de La Borde, Artaud , de Peiihpuet , dç Gasparin , cl plusieurs BUircs. ' I

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L‘’un prend ses %aux au pied du mont Pila , près de Feurs (<lcp. de la Loire); l’autre va chercher les siennes au pied de 1^ colline appelée Mont d’Or , beaucoup plus près de la ville. La longueur du premier aquédue est évaluée è plus de i3 lieues, à- cause de^ circuits qu’il décrit; quoiqu’il n’y ait que huit lieues en ligne droite . de Lyon au point où se fait la prise d’eau.

On conçoit que , dans un pays coupé par un granil nombre de vallées , il eût été impossible de suivre le sommet des collines, et de conduire les canaux en ligne droite ; il eût fallu , dans cette hypothèse , leur faire traverser les vallées sur des ponts énormes à plusieurs étages , ce qui eût entraîné des dépenses excessives ; on les dirigea donc le long des collines , en les maintenant , autant que possible , à un niveau qui permit à l’eau de franchir les vallons sur un seul rang d’arcades.

Mais dans certaines vallées on a dû recourir à un autre moyen dont il est facile de se rendre compte ; ce moyen , de voici ; ^

^uand le vallon , était trop profond , on faisait usage de tuyaux deplotnb (1) , en fornie

<f) Millio , royafre dM» les départements du Midi de la France.— Paris, l8tt.— Pal déjà dit en parlant de ce procédé, p. 182,' que Vitrnre le décrit dans son VIII*. livre. —V. traduction de Perrault , p. 247.

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lie siphons renversés , et l’on creusait alors , au haut du coteau , un- réservoir appelé réservoir ‘ de chasse , où les eaux se rassemblaient. Elles coulaient ensuite dans d^s tuyaux de plomb couchés sur le penchant de la colline ; a une certaine profondeur, ces tuyaux passaient sur un pont construit à travers le vallon , et que MM. Delorme et Miclieli appellent pont a sfphon , pour remonter sur le coteau oppose , ou ils versaient leurs eaux dans un second réservoir , appelé réservoir de fuite. J’ai figuré . planche XXXYIII BIS , n”. 3, une coupe qui montre la disposition de ces tuyaux , et des réservoirs placés en regard sur les, deux côtés du vallon. Ce moyen a été employé trois fois dans l’acpiéduc de Lyon ; la première , entre 3o«cieu et Chaponnost , dans le valkm de la rivière ^ Garon , qui est très-profond ; la seconde, daiu le vallon de Baunan, entre Chaponnost et Saint^-Eoix,» qui est encore plus profond qüe le précédent ; et la troisième , dans le vallon de Saint-Icenée , qui est le moins profond dq» trois.

D’aprèsMillin, l’aquéduc de Lyon passaitdans son cours sur 1 4 ponts-aquéducs ' les pïus beaux sont ceux qui forment la dixième et la onzième série. -Le onzième est celui qite l’on montre ordinairement aux voyageurs ; il avait 90 àr-

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cadcs , (lont'il reste encore 62 sur pied. ÎWais l’autre , quoique moins élevé , ofiFre plus d’intérét aux yeux de l’observateur et de l’architecte, à cause de l’inégalité du terrain. Le constructeur a dû faire de profonds calculs pour ménager à l’eau la pente qui lui était ntécessaire (i).’ Sans m’attacher ici à indiquer la direction, Bien connue aujourd’hui , des canaux de l’aquédûc(2), ce qui d’ailleurs ne pourrait se faire avec fruit qu’autant que j’aurais une carte à mettre • soiis vos yeux suffit de dire qu’il apportait à Lyon le tribut d’un grand nombre de sources et de plusieurs ruisseaux. Les aquéducs 'antiques réunissaient en effet plusieurs courants d’eau , et se ramifiaient , comme nos ritiéres, pour recevoir ces diflérentes sources.' ' '•

”Lii' maçonnerie des aquéducs de Lyon offre un' massif formé de petites pierres dans un bain de mortier , qui avait acquis tant de solidité que plusieurs piles des ponts sont tombées à terre sans se briser. “ ■ ■ •

(!) Uillin, voyage dans lea départementa du Midi de la France, tome l"’. ‘ ■' ’’

(t) V. M. de Pen)u>net , lettres sur rhiatoira aueienne- de Lyon , un volume in-4“., Lyon 1818.— Recherches sur les aquéducs de Lyon par M. de Lorine , Lyon 1760.'— Et plusieurs autres publtcaliom. . ■

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Ces pil<^ scHit Terét'ues d'un pelit appareil régulier, dont les pièces taillées Oii losange , ont été soigneusement appareillées , de manière à produire , par leurs joints , l’image des mailles d’un filçt. Cet opus reticulatum se trouve, à des hauteurs égales, interrompu; par des cordons de briques. Les claveaux de la voûte sont aussi formés alternativement de pierres étde briques , système presque constamment adopté dems les constructions de petit appareil.

D’après les observations-doM. Delorme, vérifiées par Mübn et par M. Artaud, il y avait û chaque prise une vanne ou porte à coulisse , pour ne laisser pa^er qu’une quantité d’eau déterminée. La couverture de la voûte de l’aquéduc était un peu bombée , pour favoriser .Técoulement des eaux pluviales ; -on y entrait, pour les nettoyer , - par des portes de. fer , en foàme de trappes , placées de distance en distance. * -

Plusieurs portions des aquéducs de Lyon ont été figurées dans l’oüvrage de M. de La liprdc suf les monuments de la France;, dans l’atlas* deMillia, etc., etc. (i).

(I)' V. aus«i les pûnebes SDDexées'aùx leltres de M. dePenhouet stiT rbiitoire ancienne de Lyon.

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