‹ Cours d'antiquités monumentales professé à CaenChapitre 39 sur 44 · COURS . I · texte numérisé non relu

COURS . I

çostutnés a peu piîès ccmiixic les G«rrnams de la gaide des empjereurs Uomains. • v ' I . L’iin est coitféd'’un borinet cp forme de turban rougeâtre , rayé de brun , et n’a qu''une petite tunique qui est'saps ouverture, sans galons, sans ceinture et 3 manélies courtes ; elle ressemble sssez.à nos petites vestes ,‘ mêtiie.avec l?indication des pot bes : tout le.reste mi corps est nu. L’autre écuyer , iS , devait être velu de bleu , et.Toq- peut juger de. son costume par celui du' cavalier , -R , son^ concurrent : le costume dn sporsor, Z, qui porte un vase, a aussi beaucoup de rapport àvec celui du cavalier , 11, -Les'jiiges' paraissent avoir» une toge et ime calotte rouge-brun. - >

Le persondaga qui ferme les barrières, a un bonnet de même couleur, et n’a qu’uné tunique bleue à manches courtes. •

< Le héraut oud’iiispecteur des jeux -, a de longs hauts de-chausses bleus. On lui distingué lés traces d’une petite tuniqüe de même coüleur , en forme de gilets : il a un bonnet à- calotte aplatia, avec une plutno-blaneJie , de, côté.

En général , tous'ceux qui semblent présider à -oetto cérémonie , tels que les magis(]cal<>’ et -les fonctionnaires des jeux, sont: vêtus dp bleu. « Il « ))arait , dit-M. Ai'Utùd, que cette couleur était

a celle de l’uniforme national des Gaules , « comme elle l’est encore de nos jours.^ »

^ Les chevaliT en-général , se font remarquer par leur queue coupée et relevéé „ à la mOde anglaise. On en voit- peu de: semblables dans les monuments antiquès ; et quoiqu’on en trouve quelques exemples dans despemtures étfusques et dans la mosaïque d’italica,- décrite par M . de La Borde , bn'observe qu’elles ne sont pas relçvées de la même manière. • ^

. La simplicité des barrières fait penser -à 31 i A rtaud que cette peinture est l’image d’un cirque de province et peut-être de celui de Lyon., éù résida long-temps Caligula qui aimait.pà8siOntiément ces jeux et les chevaux. '

Au moyen de la mosaïque de Lyon r nous, avons , je crois ; Messieurs , une «lée assez précise des courses de chars.dans le cirque on appelait une partie , unus misstis , les sept tours api:ès lesquçls On proclamait le vainqueur ;"an faisait ordinairement dans un jour courses; de sorte que si quatre factions fournissaient chaeüpe us char j à chaque course 100 chm's avaient parcouru Ja carrière dans le jour (i).

(I) Antiquités romsiaes, par Alexanitre Adim , t. 11.-

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Les cirques n‘’ètaieRt pas seulement destinés aux courses de chars ; ons'j livrait aussi à la lutte et à la course, à ht balle pita (t), au ..pugilat et aux combats athlétiques,. . . - '

V Vous cpmprene* ; Messieirré j quels étaient ces exercices e,t ces combats , sans que je doive entrer à ce sujet^ns des expüca lions qui , pour être complètes , entraîneraient de longs détailsi ( J’ai dit que les cirques étaient les plus vastés édifices consacrés aux jeux publics.; il pouvait, dil*on , plusde aoo,ooo spectateurs dafis le grand cirtpie de Home j qui avait en longueur 2, 1 87 pieik ,* et'^o pieds de largeur. Je ne coimais paalesdimensions des autres cirques, mais elles étaient aussi fprt considérables , sans toutefois avoir rien de fixe , car «lies devaient varier suivant .IHmportaùCe des villes.

Dans le eirquç de Caracalla (pl. XL bi$, fig. io),.et dans plusieurs autres, aussi bien que dans larepréséiüationdtjcirquede la mosaïque trou- . vée à Itafica , ville d’Ëspagne, les carceres sont disposés oblicpiepient. Cotte direction oblique âvaitvà ce qa’il jiüfaît, deux eausesprinci|)ales ; d’abord , elle avait pour but de donner plu» -de

(I) Lejeu de I» halle ptVo arait aca factiona. V. Buuleuger, ch. 48; p. 6011 .ILy avaii pluaicuM capèeea

d’antiquités. MOMJMF.NTAI.es. 393

place pour disposer les 1 2 carceres- qu’il n’était pas toujours facile- d’éUiblir dans ha largeor-du çieque ; secondement de diriger les chars vers le cété droit de la $pina , d’où ils devaient tous commencer leur course. . . .

• Le cirque. à"' Orange est , je crois , le seul en France qui offre encore des vestiges considérahles. Il ëtait , comme je l’ai déjà dit , à. côté du foiTim et du théâtre (page 276) ,-et-sa longueur égalait à peu prés la largeur de la ville acluelle ; je regrette de n’avoir point dessiné les arcades et les mura du monument , qui "se voient trèsbien encore le^ long de plusieurs maisons et dans des jardins : j’espérais , il est vrai , que JH. Artaud-, avec lequel j’ai eu l’avantagé de visiter ces ruines , en donnerait la description , ce cju’il n’a point fait, encore. L’une des extrémités dp l’ellipse avait été taillée dans la pente d’une éminence qui' domine la ville ,• et l’on- avait construit , le long de la colline , un grarùl mur destiné à soutenir les terrPs èt. qui existe encore en partie. ' ’ - ' .

L’obélisque qui décore la ville d’Arles était , comme je l’ai dit, placé , dans.l’originey'îm milieu de la spina d’un cirque / les derniers

-vestige? (Je.ee monuHient ont été' retrouvés réc(îinment à lî^xtcémité de la Roquette , très-près des bords du Rhône, et à l’endroit où les vieilles traditions s’accordaient à en indiquer l’emplacement (i). -

On ne peut guère douter, que Lyon n’eût aussi «n cirque"; une mscription'découvejte dans cette ville paraît le prodver , puisqu’elle fait mefûion ^eplaiceSaccordéesdahslecirque (2). , i;

Un marbre du musée lapidaire ^le Lyon , fait mentioii dû Pontifev Ligurius , qui , le .Jour de son installati<m , donna des jeux de cirque au peuple Lyonriiais. , ' . ‘ \

ItBM'LVDOS cmCEKSES DEDIT.

’ ;Un cirque 4 été reconnu à Bavay ; les bornes tnetœ, en ont été .conservées , transportées à Douai et placées dans le jardin cpii avoisine le . musée d’histoire naturelle et d’*ànliquités (3).

(I) M. Xâcqueinin , -Guide du Toÿagenr à Arles.

(3) Voici cette inscription Loca. n. d. in. cibc.

Sbx. iVl,. Janvabivs AEdIL DAT. '

(3) Ces bornes sont en marbre bBun. du p»;A et offrent line ' cspCoe de piédestal surmonté par'des ovales ou boutes en forme S'Cenf, soudées lesiin'esaux autres ët taillées dans le même bloc : eUes m’obt paru trés-eurjcuscs , èt je les ai dessinées

d’antiquités «ONUBflENTALES.

■. Enfin à Trèvess, près de ramphithéâtre , on montre l’emplsucement d’tin ancien cirque dont' il ne reste prescpie plus de vestiges. Je ne connais pas d’autres cirques dans les villes de 1^ ancienne Gaule; mais, évidemment, celles que "je.viens de citer n’étaiernt pas les seules qui en fussent pourvues , et sans doutç -, en. faisant quelques çéchcrches, nous pourrions, s’il était nécessaire, trouver la preuve que beaucoup tFitutres viHt ^r avaient de pareib ^ifices (i). '' < •

Naiimachie, r II paraît que,. lés cirques servaient parfois aux n'aumaçhics. (2)..

- La' naumachic- était.la représentation d’un

• ' . , * * ■ * (pI.XLBiSiD”, H). Dii reste ers bornes ne sont pasd’nne grinde hauleùr et je me siii.s deoniidé si elles occapaient bien l’extrémité iSe la tpinà. Personne' n’a'pu me donner de détaihi aati^iaisant.* à ce sujet. En général , les bornes des cirques éraient comme dans la mosaïque de Lyon, en forme de f ônes allongé.*, imitantla- forme de« cyprUa, mrlas.imilata eupressus.

(I,) On possède encore., comme on le Terra dans la- leçon suivante, beauconpjlc vestige.sdc ih'éâlres et d'ampliilhéâtres, tandis que l.'on pent constater à peine l'existenée dé quelques cirques: Cela vient sans doute.de ce que 1rs cirques avaient moins d’élévation que iea amphitliéâtres et les théâtres , rt qu’ris ont dispvru plus .promptiment de là surface du sol »

(2) La première rcprc«rntaiion d’un combat naval eut lieu â Rome, dansTc grand ctrque. mais on ne, tarifa pas à èn dopoer ailleurs. Augusie lit creuser dans eetle intention un lac près dn Tibre {Suétone AKg. k'i) , et Domitien ordonvin I» cunslruclion d'un théâtre pour ce genre de spectacle, qui fut appelé Kaumachta Domilkini,

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cbmlÎRt naval , et ce gehr^ de combat se donnait sur un grand bâssin rempli d’eaû et entouré de constructions analogues à celles des cirques ; mais on conçoit difficilement comment un cirque pouvait être I approprié à Cet usage sans de grancU inconvénients et sans des! travaux prépâratoirés..' Aussi eette transformation de l’area dcs^ cirques 'en pièce- d’eair dut-elle avoir lieu rarement- ei lèrsqu^on n’avait. auçun'aotfe emptaccmcnt. Dans quelques cités , on fit creuser dcslaes pour, ce genre de spectacle. ' ■ ' ; •

" Je connais' bien peu d^empjacements de paumachies ; on m’en a montré un à Trêves , dans le vallon qui avoisine l’amphithéâtre. M. Artaud pense qu’il y avait une naumachie à Lyon.; il en indique la forme et les dimensions sur son plan de'Lyon antique. ' ' - - . '

Nous verrons bierttât que les amphithéâtres servaient aussi parfois aux représentations naumacWqucSi • ,

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