‹ Cours d'arboricultureChapitre 44 sur 83 · CULTURE DU PRUNIER DANS LES VERGERS · texte numérisé non relu

CULTURE DU PRUNIER DANS LES VERGERS

Les pruniers sont surtout cultivés dans les vergers. C'est dans ces conditions qu'ils donnent les produits les plus abondants.

Forme de la planiaUon, — Dans les vergers proprement

dits, les pruniers sont plantés en quinconce, à la distance de 8 mètres environ les uns des autres. Nous avons parcouru les départements du Lot et de Lot-et-Garonne, si renommés pour leurs pruneaux, et nous y avons remarqué que le prunier d'Agen y est souvent associé à la vigne et aux céréales. Le champ est alors divisé en bandes parallèles de 6 à 7 mètres de largeur chacune, et consacrées à la culture des plantes herbacées. Ces bandes sont séparées par deux rangées de vignes laissant entre elles un nouvel espace d'un mètre. C'est sur ces dernières bandes que sont placés les pruniers, à 12 ou là mètres les uns des autres. L'ensemble de cette plantation

Fiy. 351. Plantation de pruniers dans le département du Lot.

présente alors l'aspect de la figure 351. Les pruniers, ainsi disposés, donnent des produits plus abondants que lorsqu'ils sont plantés dans un champ exclusivement consacré aux céréales; cela tient sans doute à ce que, dans ce dernier cas, le sol est laissé plus longtemps sans culture et qu'il est plus exposé à la sécheresse.

Plantation, — Quant au mode de plantation, il est en tout semblable- à celui que nous avons indiqué pour les arbres à fruits à cidre dans notre traité spécial de la Culture des vignobles et des arbres à fruits à cidre. Nous renvoyons également aux arbres à fruits à cidre pour les travaux d'entretien que réclame le sol où l'on a planté les pruniers.

Taille, — Les pruniers cultivés dans les vjergers sont le plus souvent disposés à haut vent; c'est-à-dire que le tronc présente une hauteur d'environ 2", 30. Toutefois, dans les

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environs de Paris, le tronc de la plupart de ces arbres ne dépasse pas 0^60 à 0"s80. On obtient ainsi une maturité plus précoce, et la récolte se fait beaucoup plus facilement. Mais d*un autre côté, les fleurs sont plus exposées aux gelées blanches, et il devient complètement impossible d'obtenir d'autres produits du sol au-dessous de ces arbres. Élevés à l'avance dans la pépinière, les pruniers sont, dans le Lot-et- Garonne, francs de pied ou greflfés en tête. Quelques cultivateurs laissent à la nature le soin de former la tête des arbres; d'autres leur impriment, dès Içur jeune âge,' une disposition à peu près symétrique; c'est cette dernière méthode qu'il convient de préférer. On choisira la forme en gobelet plus ou moins régulière que nous avons décrite dans notre traité, pour les arbres à fruits à cidre, et cela pour qu'ils présentent la plus grande surface possible à l'action directe de la lumière. C'est à cela que se borne la taille des pruniers à haut vent, puis à la suppression des branches desséchées et au maintien de l'équilibre de la végétation dangJ''ensemble de la charpente. Quant à leurs rameaux à fruits, on les laisse se forifidr et se renouveler d'eux-mêmes. . \

Restauration des pruniex^a épuisés pair là vi^lesse ou par la surabondance des produits* r- La durée des pruniers est loin d'être aussi longue qui^eelle des arbres à fruits à pépins. Leur décrépitude s'annonce par le peu de développement des bourgeons annuels, par la dessiccation successive des rameaux à fruits sur les branches principales, par le petit nombre et le petit volume de leurs fruits, enfin par l'aspect languissant de toutes les parties. Cet état se manifeste beaucoup plus tard sur les arbres à haut vent, en grande partie abandonnés à eux-mêmes, que sur ceux qui ont été soumis à une taille annuelle.

Ces arbres peuvent être, jusqu'à un certain point, rajeunis au moyen des procédés indiqués pour les arbres à fruits à pépins; seulement, comme dans le prunier les boutons latents ou adventices percent beaucoup plus difficilement les vieilles écorces, on se contente de ravaler les branches de deuxième ou de troisième ordre à O"", 50 environ de leur naissance.

Maladies. ~ Les maladies du prunier sont déterminées.

m ARBRES ET ARBRISSEAUX A FRUITS DE TABLE.

soit par les intempéries, soit par la présence des insectes nuisibles.

Les intempéries funestes au prunier sont la grêle, les gelées tardives du printemps, les brouillards prolongés, etc., qui nuisent à la fructification et déterminent aussi la maladie de la gomme, décrite à l'article du Pécher. Les abris sont donc nécessaires pour cet arbre lorsqu'on le cultive dans le jardin fruitier.

Insectes nuisibles, — Les espèces suivantes, dont nous avons déjà parlé, sont également redoutables pour le prunier.

Hanneton commun, page 2/ii.

Rhynchite conique, page 2Zi2.

Bombyx livrée, page 248.

— auriflue, page 250.

— chrysorrhée, page 249.

Fourmis, page 245.

Le prunier est, en outre, exposé à l'attaque des insectes ci-après :

Pyrale du prunier {Tortrix pruniana) [fig, 352. j — La chenille de cette espèce apparaît au moment de la floraison du

Fig. 352. Pyrale du prunier.

prunier, du cerisier et du pommier, dont elle ronge les fleurs. Elle se retire ensuite sur les feuilles qu'elle réunit en paquet pour s'y changer en chrysalide. Le papillon, d'un brun noir avec deux taches blanches à l'extrémité des ailes supérieures, éclôt en juin et juillet. Il y a une seconde génération en août. Les cheftilîes vivent sur les feuilles, se transforment en chrysalides à la surface du sol et les papillons écloéent de

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nouveau au printemps suivant. On connaît peu de moyens dé destruction.

Pyrale des prunes (Torlrixfunebfana). — La chenille dé ce petit papillon vit dans la pulpe dès prunes qu'elle dévorei Ces fruits véreux tombent avant les autres. La chenille en sort pour pénétrer dans le sol où elle se change en chrysalide. Le papillon h'éclôt que l'année suivante, au commencement de juillet. Secouer les arbres pour en détacher les fruits véreux qu'où détruit ensuite avec les chenilles qu'ils renferment. '

Pyrale de Wœher (Tortrix Wœheriana) (^^.353). —La petite chenille de cette espèce vit sous récorce de tous les arbres à fruits à noyau. Là elle se creuse des galeries qui déterminent des exsudations gommeuses qui fatiguent l'arbre. La chenille se transforme en chrysalide sous ^-i^. 353. Pyrale de wœber. l'écorce, et le petit papillon éclôt l'année suivante en juin et juillet. Peu de moyens de destruction."

Puceron du prunier {Aphis pruni), — Ce puceron, d'un vert brunâtre, â les mêmes mœurs que celui du pêcher, page 668, et exerce les mômes ravages. On peut lui appliquer les mêmes procédés de destruction.

Récolte. — La récolte des belles espèces de prunes doit être effectuée avec précaution; on attend que le soleil ait absorbé l'humidité; on les prend une à une par la queue et on les détache par un mouvement de torsion. On les place ensuite dans des corbeilles plates et on les porte à la fruiterie; abandonnées pendant deux ou trois jours, elles y conservent toutes leurs qualités et en acquièrent même de nouvelles : on a remarqué qu'elles étaient alors plus agréables et plus sapides que lorsqu'on les mangeait au moment même de la cueillette.

Conservation. Pruneaux. — La prune a le grand avan* tage de pouvoir, sans exiger beaucoup de soins, être coûservée pendant l'hiver. La simple dessiccation, opérée successivement au soleil et au four, suffit pour la convertir en pruneaux. ^ Elle forme, dans cet état, un aliment d'autant plus précieux qu'il s'approprie à tous les régimes et qu'il est l'objet d'un commercé important pour plusieurs de nos départements. Ce

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sont surtout les départements du Lot, de Lot-et-Garonne, du Var, des Basses-Alpes, d'Indre-et-Loire, qui sont en possession de cette industrie. Nous avons indiqué, dans la liste précédente, les variétés de prunes particulièrement employées à cet usage. Nous avons étudié dans la vallée de Villeneuvensur- Lot les procédés que nous décrivons, ici et qui y sont employés pour transformer en pruneaux la prune d'Agen. Pour faire de bons pruneaux, les fruits doivent être bien mûrs; on atttsnd donc qu'ils se détachent d'eux-mêmes de Tarbre, et on )es ramasse sur la terre ; ce n'est que vers la fin de la saison qu'on imprime à l'arbre quelques légères secousses pour achever d'en détacher les derniers fruits. Dans les champs qui ont porté du blé, pour éviter que les prunes ne se détériorent en tombant sur la terre durcie ou sur la pointe des chaumes, on donne un léger labour, quelquefois même on étend de la paille sous les arbres.

Les prunes que l'on ramasse tous les jours ou tous les deux jours, et que l'on a soin de laver si l'humidité de la nuit ou les pluies les ont tachées de boue, sont rangées sur des claies d'osier et exposées au soleil. Là, on les retourne plusieurs fois afin d'en présenter successivement toutes les faces à l'action du soleil, qui leur enlève ainsi une partie de leur humidité et les empêche de se déchirer à la cuisson.

Pour opérer cette cuisson, on fait usage soit des fours à cuire le pain, soit d'étuves spéciales. Les claies qui servent à mettre les prunes dans le four sont les mêmes que celles sur lesquelles on les a d'abord étendues. Elles sont construites avec des baguettes liées entre elles par des osiers, des ronces ou des sarments de clématite, et entourées d'une autre baguette qui fait saillie et retient les prunes. Ces claies sont, le plus ordinairement, rondes ou coniques {fig, 3bU et 355). Les premières ont 0'»,60 de diamètre, les secondes présentent une longueur d'un mètre sur 0"%50 dans leur plus grande largeur.

Le but de la cuisson est d'enlever à la prune l'excès d'humidité qu'elle renferme, sans agir d'une manière seqcJiiUle sur les autres parties constituantes, et sans provoquer ij^ jnipture de la peau qui permettrait au sirop de s'extrav^e^f . Trois cuites sont ordinairement nécessaires. Pour la premi^, le four présente une chaleur de 75 à 90° centigr.; pour 1% se-

vGooçIe

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conde, la température est élevée de 100 à 112"; pour la troisième, on porte la chaleur à ISô*". Le four est chauffé soit avec du menu bois, soit avec du chaume, et Ton a soin de fermer hermétiquement l'ouverture aussitôt que les prunes y ont été introduites. Après chaque passage au four, la prune est exposée à l'air, où elle se refroidit, et ce n'est qu'après le refroidissement complet qu'on la retourne sur la claie, pour que toutes les parties reçoivent également l'action de la chaleur.

Fig. 354.

Claies pour sécher les pruneaux.

Fig. 355.

L'opération est terminée lorsque la prune conserve une certaine élasticité, qu'elle cède et résiste à la fois à une légère pression des doigts. L'opération a été bien faite si la prune * n'est pas brûlée, si sa peau est intacte, luisante, et comme recouverte d'un vernis de couleur foncée. C'est dans cet état et sans avoir subi les différents choix qui servent aux classifications du commerce que les cultivateurs vendent leurs pruneaux. Aujourd'hui, pour cette cuisson, on emploie plutôt les étuvesque les fours. Les premières permettent de régler beaucoup plus facilement la chaleur, .et elles opèrent aussi cette dessiccation avec plus de rapidité.

Les pruneaux de Tours sont préparés à peu près de la même manière. En Provence, on fait usage d'un autre procédé : les prunes, mises dans un panier, sont plongées dans l'eau bouillante, où on les maintient jusqu'à ce que l'eau reprenne son bouillon ; après quoi on les retire, on les égoutte et on les agite jusqu'à refroidissement. On les place alors sur des claies, sous des hangars ouverts; et quand elles approchent du degré de siccité, on les transporte au soleil pour achever la dessiccation. C'est de cette façon que sont préparés, dans le Var,

Du Brbuil, FrxAts l'e tabl . 27

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]e9 pruneaux connus dans le commerce sous le nom de pruneaux fleuris. Ils sont faits avec le Perdrigon violet.

Les pruneaux de Brignoles, connus aussi sous le nom de pistoles, exigent d'autres soins. C'est surtout à Brignoles, à Estoublon, près de Digne (Basses-Alpes), qu'on les prépare. C'est le fruit du prunier de perdrigon de Brignolles qu'on y emploie.

Les fruits sont récoltés à la fin de juillet, après le lever du soleil, afin qu'ils soient bien secs. Le lendemain, des femmes les pèlent avec l'ongle, pour éviter tout contact nuisible, et les enfilent sur des baguettes de la grosseur d'une plume à écrire, de manière qu'elles ne se touchent pas ; on fiche ces baguettes dans un faisceau de paille serrée, d'un à trois mètres de hauteur, bien ficelé de haut en bas e^ portant à sa cime un crochet qui sert à le suspendre à une traverse. Les prunes restent ainsi exposées au soleil pendant quatre à cinq jours, et elles sont remises chaque soir dans un lieu sec ; il en est de même si le temps est à la pluie. Quand les prunes se détachent facilement des baguettes, on les secoue, on les défile et l'on en fait sortir le noyau. On les aplatit alors et on les place sur des claies. Quand elles sont à peu près sèches, on les aplatit une seconde fois et on les remet au soleil pour achever leur dessiccation. Il n'y a plus alors qu'à les mettre en caisse pour les livrer au commerce.

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Histoire. — C'est Lucullus qui, en 680, importa à Rome le eerisier, qu'il trouva à Cérasonte, petite ville de la province de Pont, en Natolie. Si l'on en croit Pline, les Romains ne eonnurent que huit variétés de cet arbre fruitier. Mai^ ce seipait une erreur de penser que c'est aux Romains que nous de-r vous l'introduction en Europe de toutes les espèces de cerisiers que nous cultivons aujourd'hui. Dès cette époque, en effet, on voyait croître spontanément dans les forêts de la Gaule et de la Germanie plusieurs sortes de merisiers qui, depuis et sous l'influence de la culture, ont donné lieu à un cer- Uflu nombre de variétés de cerises qui enrichissent maintenant w» vergers.

CERISIER

La cerise est, sans contredit, l'un des fruits les meilleur et les plus utiles. La consommation qu'on en fait à l'état frais est considérable. On la conserve aussi, sous forme de confiture, dans l'eau-de-vie ou desséchée comme les pruneaux; enfin on en fait diverses liqueurs, telles que le marasquin et le kirschwasser, le ratafia de cerises, le vin de cerises, etc.

Espèces et variétés. — Les diverses variétés de cerisiers, cultivées aujourd'hui, peuvent être rapportées aux deux espèces suivantes : le cerisier proprement dit (Prunus cerasus), originaire de Cérasonte, et le merisier (Prunus avium) (fig. 356), originaire de l'Europe. Le premier a donné lieu, par la culture, à toutes les variétés à fruits acides, à chair molle, à fruits sphé-

riques et connues sous le nom de cerises à Paris et sôus celui de griottes dans le Midi. Les feuilles sont petites et à rameaux minces et souvent pendants. Nous donnons comme exemple le cerisier de Montmorency, Le second a produit les variétés connues sous le nom de guignes à Paris et de cerises dans le Midi ; fruits de couleur presque noire, déprimés latéralement, chair assez ferme, de saveur douce, feuillage très-ample, rameaux dressés; puis les bigarreaux; chair ferme, fruits peu colorés, déprimés latéralement, saveur très-douce, feuillage très-large, rameaux dressés ifig. 357). Enfin le croisement de* ces deux espèces paraît avoir donné lieu à une troisième série de variétés qui, par leurs caractères, tiennent le milieu entre les deux séries précédentes. Ces variétés sont d'abord toute la série des cerises anglaises, à laquelle appartiennent les meilleures variétés : fruits arrondis ou un peu déprimés laté-

Fig. 356. Merisier.

paiement, un peu plus fermes que les cerises de Montmorency, à saveur sucrée un peu acide, à feuilles de grandeur moyenne, et dont les rameaux sont généralement dressés-

Fig. 357. Bigarreau de mai.

Fig. 358. Cerisier Belle-de-Choisy.

Nous donnons comme exemple la cerise Belle-de-Choisy {fig, 358); i)ims les griottes connues dans le Midi sous le nom

' Fig. 359. Fleur du bigarreau de mai.

Fig. 360. Fleur de la Belle-de-Choisy.

de haumiers, qui diffèrent des cerises anglaises surtout par leur saveur acide et souvent amère, comme la grioUe du Nord, Les fruits de cette dernière série ne sont utilisés que cuits ou dans Teau-de-vie. Nous donnons ci-contre la description

CERISIER. 473

des meilleures variétés de ces divers groupes, rangées dans l'ordre de leur maturité sous le climat de Paris. Nous n'avons indiqué dans cette liste aucune des variétés appartenant aux bigarreaux ou aux guignes. Les fruits de ces variétés sont peu hygiéniques, ils sont presque toujours véreux, enfin, à époque de maturité égale, ils ont toujours beaucoup moins de valeur que ceux des autres variétés sur tous les marchés. Nous ne parlons pas non plus des griottes dont les fruits sont généralement médiocres.

l» Groupe des Cerises anglaises. — Belle-d*Orléans. — M(>rit à la fin de mai. Fruit de grosseur moyenne, rond, rouge clair, très-sucré. Arbre assez fertile.

Impératrice Eugénie, — Mûrit au commencement de juin. Fruit assez gros, à peu près rond, rouge foncé ; chair douce, légèrement acidulée, d'un blanc jaunâtre, sucrée et bien fondante ; noyau petit. Arbre de vigueur moyenne ; trèsfertile. Cette variété a été obtenue à Belleville-Paris, vers 1850.

Anglaise hâtive ou May Duke ifig. 361). — Mûrit au commencement de juin. Fruit assez gros, un peu cordiforme, d'un rouge noirâtre. Arbre de vigueur moyenne, très-fertile.

Fig, 361. Cerise anglaise hâtive. Pig, 362. Reine-Hortense.

Royale ou Cherry-Duke. — Mûrit au milieu de juin. Fruit gros, rond, d'un rouge bruni ; chair douce et très-bonne. Arbre fertile et rustique. Cette variété est déjà ancienne. Les chartreux de Paris commençaient à la cultiver en 1775.

Belle-de-Choisy ou Doucette, Ambrée (fig. 358). — Mûrit en juin. Très-bon fruit ayant les qualités des variétés précédentes. Arbre a^sez vigoureux et fertile.

Archduke.— Mûrit à la fin de juin. Cette variété présente une certaine analogie avec la précédente et en a toutes les qualités. Arbre très-vigoureux, à large feuillage, fertile.

BHne-Hortense ou Belle-Suprême, Lemercie)-, Belle^e-Petit-Brie, Monstrutuse-de- Bavay, d'Aremberg, Monstrueuse-de-Jodoigne, Morestein (fig. 362). — Mûrit au commencement de juillet. Fruit très-gros, d'un beau rouge foncé, un peu allongé et déprimé latéralement; pédoncule très-long; rameaux minces et pendants. Chair excellente, c'est la plus belle de nos cerises, mais l'arbre, très-vigoureux, est très-peu fertile. Cette variété a été obtenue près de Bruxelles, vers 1821,- et a été introduite en France, en 1830.

Belle-de-Sceaux ou Belle-Magniliçuc, Belle^cChatenay {Jig. 863). — Mûrit fin du juillet. Fruit gros, d'un rouge brun ; chair jaunâtre, douce, un peu acidulée ; noyau gros. Arbre assez vigoureux, fertile. Cette variété a été obtenue à Sceaux par M. Chatenay, surnommé Magnifique.

Moitllo de Charmeux. — Mûrit de la fin d'août à la fin d'octobre. Beau fruit, rouge foncé, de très-bonne qualité, et le plus tardif de toutes les cerises. Arbre pas très-vigoureux et de fertilité moyenne. Ce cerisier a été répandu en 1852, par M. Rose-Charmeux, cultivateur à Thomefy (Seineet-Marne).

2» Groupe des Cerisiers à fruits acides ou de Montmorency. — Montmorency de Bourgueil. Mûrit vers la fin de juin. Fruit rond, un peu déprimé vers les pôles, offrant un large siUon près du pédoncule, de couleur rouge clair. Pédoncule court, chair douce peu acidulée. Arbre assez vigoureux, très-fertile.

Montmorency à courte queue ou Gros-Gobet. — Mûrit au commencement de juillet. Fruits assez gros, attachés par bouquets, présentant la forme du précédent. Pédoncule court et un peu charnu, d'un rouge foncé ; chair fine, blanchâtre, juteuse, assez acide. Les jeunes feuilles sont glutineuses. Arbre assez vigoureux, de fertilité moyenne.

Double-Marmotte. — Mûrit fin de juillet. Fruit gros, à pédoncule court. Trèsbon lorsqu'il est complètement mûr. Branches grêles et un peu retombantes. Arbre assez fertile.

Fig. 3fî3. BoUe-de-Chatenay.

Nous résumons dans la liste suivante le choix à faire parmi les meilleures variétés de cerisiers.

Liste des meilleures variétés de cerisiers.

NOM DES VARIÉTÉS

ÉPOQUE DE MATURITÉ, sous

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