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QUATRIÈME PARTIE

saire. On se sert pour cela d'un soufflet ou d'une houppe.

Nous recommandons de ne jamais mouiller les vignes avant de soufrer, comme cela se pratique quelquefois, car le soufre mouillé ne produit aucun effet.

On ne jette pas cette substance sur les vignes en serre : on prend des planchettes longues de 35 à 40 centimètres sur iO à 15 centimètres de largeur, on les suspend le plus près possible du verre, et on y dépose une couche de 2 à 3 centimètres de fleur de soufre.

Ce soufre se volatilise et produit l'acide sulfureux , qui empêche l'oïdium de se déclarer sur la vigne.

On doit renouveler le soufre tous les quinze ou vingt jours. Si les vignes ont été malades Tannée précédente, voici ce qu'il faut faire : en janvier ou en février, à l'époque de la taille, on doit toutes les décortiquer, c'est-à-dire enlever l'écorce sur le vieux bois. Ensuite, on les taille, puis on les badigeonne avec une préparation de chaux et de soufre, dans les proportions suivantes :

2 kilog. chaux non éteinte ; 1/2 — soufre; 10 à 12 litres d'eau.

On mélange bien le tout ensemble et si la bouillie est trop claire, on y ajoute du soufre et de la chaux ; si elle est trop épaisse , on y fait une addition d'eau. On aura soin de ne pas en mettre sur les yeux de la vigne.

Ce remède nous a parfaitement réussi sur des vignes qui étaient fortement atteintes de l'oïdium.

Il serait imprudent de brûler du soufre dans une serre, quand les vignes ont cette maladie, car, après l'opération, il ne resterait plus une seule feuille verte : tout serait brûlé, grappes et feuilles.

En outre, la récolte serait complètement perdue pour l'année , et compromise pour les années suivantes.

Blanc aux racines

Le blanc aux racines est toujours produit par un champignon ; il attaque principalement le pêcher grefiTé sur amandier. Aussitôt que l'on s'en aperçoit, il faut enlever la terre autour du collet, jusqu'aux premières racines, et jeter du soufre.

C'est le seul remède connu.

Le blanc peut provenir du fumier neuf que l'on a placé trop près des racines, ainsi que des vieilles racines laissées en terre, à la plantation.

Mousses et parasites

Les arbres fruitiers sont très souvent envahis par des mousses, lichens, etc.; le moyen de s'en débarrasser consiste à frotter leurs branches avec une brosse raide ou un instrument non tranchant.

Il faut le faire par un temps humide, autant que possible, cela facilite le travail. C'est ordinairement de novembre à février qu'on procède à cette opération. Puis, on blanchit l'arbre avec un lait de chaux mélangé de soufre.

L'année suivante, les arbres deviendront parfaitement lisses. Cette opération doit se renouveler tous les trois ou quatre ans dans certains terrains.

Parmi les plantes parasites , il y a aussi le gui qui vit sur le pommier, le chêne, le peuplier, etc. On le détruit en le coupant le plus près possible de l'écorce , ou en sacrifiant la branche.

La Tavelure

La tavelure se produit souvent sur les fruits dans les terrains froids et humides, ou après de grandes pluies. Dans tous les terrains, un été pluvieux peut provoquer aussi le mal.

Certaines variétés délicates, telles que Doyenné d'hivef\

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