‹ Cours d'arboricultureChapitre 116 sur 131 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

de l'eau , pour en avoir la même quantité qu'auparavant. Ne s'en servir qu'après refroidissement*

Puceron lanigère

Le puceron lanigère attaque principalement le pommier ; il vit sur l'écorce de cet arbre, en suce la sève et produit des nodosités. On le reconnaît facilement, car il est couvert d'un duvet laineux et blanchâtre.

Jusqu'à présent, il a été impossible de le détruire radicalement; cependant, des huiles grasses, des lavages par moitié eau et moitié pétrole réussissent assez bien.

On emploie aussi le sulfate de fer, à raison de 5 à 6 gr. par litre d'eau.

On prend un pinceau avec lequel on frotte toutes les parties atteintes.

Le terrain en est pour beaucoup, quant au développement de ces insectes.

Nous avons vu des arbres infestés de pucerons et qui , une fois arrachés et changés de terrain, n'en avaient plus du tout.

Une recommandation essentielle : quand on a la bonne fortune de ne pas connaître encore le puceron lanigère, il est très important, lorsqu'on achète des jeunes pommiers ou des greffes, de bien s'asSurer que ces pommiers et ces greffes sortent de pépinières indemnes.

liimaces et limaçons

Ces mollusques attaquent les fruits , les feuilles et les jeunes bourgeons ; ils ne voyagent que la nuit, surtout après des pluies.

Il faut donc leur faire la chasse le matin et le soir. On emploie, pour les éloigner, de la chaux vive en poudre, du sel , de la sciure de bois que l'on répand sur eux ou ^ sur leur passage.

On renouvellera l'opération après chaque pluie.

Des olseam

Les oiseaux causent parfois de grands dégâts dans les jardins en attaquant les fruits. Les jardiniers trouveront surtout un préjudice dans les grands rassemblements d'oiseaux. II leur ijera facile de les éloigner :

1*^ Par les coups de fusil ;

2** Par les filets ;

3® Par les toiles ;

4^ Par des plumes ou des oiseaux morts suspendus près des espaliers , etc.

Les oiseaux finiront cependant bien vite par s'accoutumer à ces difiTérents pièges.

Le moyen le plus pratique est de les abattre avec un fusil.

Cependant on aura égard aux services que rendent* les oiseaux insectivores; nous les signalerons plus loin.

Coortiliére

La courtilière ou taupe grillon, creuse des galeries souterraines, soulève les jeunes plantes et coupe les racines entre deux terres.

Chaque femelle peut pondre une soixantaine d'œuÉs, et pour en hâter l'éclosion, elle les place souvent dans du fumier ou du terreau.

On place des petits tas de fumier de distance en distance, pour que l'insecte vienne y faire son nid qu'elle placera en dessous.

Tous les quinze ou vingt jours, on les soulève, on laboure légèrement avec la bêche et on trouve les insectes réunis : il ne s'agit plus que de les tuer.

Quand le jardinier aperçoit ces trous, il y verse de l'huile et de l'eau au-dessus ; la courtilière ne tarde pas à sortir de sa retraite et périt aussitôt.

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