QUATRIÈME PARTIE
Sangsves
Les sangsues apparaissent sur les arbres, notamment sur le poirier, vers juillet ou septembre. Elles rongent répiderme des feuilles, en sucent la sève. On s'en fait quitte très facilement, en sauj)oudrant les arbres attaqués avec de la chaux, de la fleur de soufre, des cendres, ou en seringuant avec de l'eau de tabac.
Seolyte
Le scolyte attaque surtout l'orme et le poirier. Il vit entre l'écorce et le bois, où il creuse des galeries et finit par faire des trous assez profonds dans le bois.
Il faut enlever l'écorce desséchée, prendre un fil de fer et l'introduire dans les trous afin de tuer l'insecte.
Des oiseaux et des animaux utiles
Les jardins et les vergers donnent leurs fruits aux plus laborieux , mais leurs produits sont attaqués par des myriades d'êtres infimes, les insectes, devant lesquels l'homme demeure impuissant. Certes, son génie lui a inspiré l'emploi de moyens divers pour combattre ces ennemis presque invisibles et si redoutables. C'est ainsi qu'il a imaginé l'échenillage , les aspersions, les fumigations , etc. Mais ces procédés sont insuflisants et il n'en est pas moins vrai que sans les petits oiseaux, les arbres de nos vergers et de nos jardins finiraient par disparaître.
Que l'arboriculteur protège donc ces fidèles alliés qui ne demandent à vivre que pour lui être utiles. Qu'il s'efibrce de les attirer dans son jardin et qu'il ferme les yeux sur les dégâts qu'ils commettent et qui sont si peu de chose en comparaison des immenses services qu'ils rendent.
A ceux qui refuseraient une protection efiîcace en faveur
de ces auxiliaires ailés, nous opposerons quelques chiffres.
La gentille mésange, qu'on accuse à tort de becqueter les bourgeons dans les vergers , (car elle ne fait que rechercher les petites larves qui , sans son secours, dévoreraient les bourgeons), détruit annuellement plus de deux cent mille insectes.
Un nid de mésanges renferme huit à dix-huit œufs, soit autant de petites mésanges qui naîtront bientôt.
Or, il est établi qu'un couple de ces insectivores donne par jour à ses petits plus de deux mille chenilles, larves et insectes.
Devant de tels résultats, l'arboriculteur ne peut rester indifférent, son intérêt lui commande d'empêcher la destruction des petits oiseaux.
Si nous pouvions le faire sans sortir du cadre de notre ouvrage , nous donnerions d'autres exemples qui prouveraient l'utilité de ces auxiliaires.
Qu'il nous suffise de dire que le rossignol est l'infatigable destructeur des larves, des vers, des chenilles et des fourmis.
Que les fauvettes se nourrissent pendant toute la belle saison de larves, de chenilles, de chrysalides, de papillons, d'insectes de toutes sortes.
Que le roitelet si gracieux, détruit chaque année plus d'un million d'insectes.
Qu'une famille d'étourneaux détruit en moyenne par jour trois cent soixante limaces , chenilles ou vers.
Que le grimpereau attaque de préférence les œufs de papillons , qui se trouvent déposés dans les fentes et les crevasses des troncs et des grosses branches des arbres.
Nous voudrions en dire autant du contre -faisant, du hoche-queue, du martinet, du pinson, etc., mais nous devons nous borner et si nous nous arrêtons , c'est pour demander qu'on épargne les petits oiseaux, qu'on les défende au besoin contre les ignorants et les cruels.
A côté des oiseaux, le jardinier a d'autres amis. Nous