QUATRIÈME PARTIE
citerons la chauve-souris, la taupe, la musaraigne et le hérisson.
La chauve-souris fait la guerre aux hannetons et aux papillons de nuit, qui produisent tant de milliers de chenilles.. Sa voracité est telle, qu'elle mange une douzaine de hannetons de suite sans être pour cela rassasiée. On a constaté que le hanneton pond quatre-vingts à cent œufs , bientôt transformés en autant de vers blancs qui, pendant une ou deux années, vivent exclusivement aux dépens des racines de nos végétaux les plus précieux. On peut dès lors comprendre de quelle importance sont les services que rend la chauve-souris.
La taupe absorbe en une année une quantité de vers et d'insectes représentant au moins mille fois le poids de son corps. On peut juger par là du grand nombre de parasites qu'elle détruit.
La musaraigne et le hérisson, comme la taupe, purgent la terre d'une quantité de larves, hannetons et des vers de toutes sortes.
Si l'on tient compte des dégâts que causeraient ces innombrables larves et vers blancs qui tuent les racines qu'elles entament, on peut hardiment soutenir que sans le secours des taupes, des musaraignes et des hérissons, nos terres seraient à peu près dévastées.
Cependant, la taupe n'est pas toujours agréablement reçue dans le jardin; elle creuse des galeries et cause parfois des dégâts assez considérables. Il y a, dans ce cas» plusieurs moyens de s'en débarrasser : on peut les prendre au piège ou à la bêche.