PREMIÈRE PARTIE
■.'Habillage
L'habillage consiste à supprimer toutes les racines qui ont été meurtries ou cassées à l'arrachage. Celles qui ont été épargnées, doivent être taillées, pour les arbres d'un à deux ans, de 12 à 18 centimètres, et pour ceux de trois à cinq ans, de 28 à 30 centimètres du corps de l'arbre.
La coupe devra être faite ronde et non oblique, car avec cette dernière, le bourrelet se forme plus difficilement, et ne donne naissance qu'à quelques rares radicelles impuissantes à donner une grande vigueur à l'arbre.
La coupe ronde, au contraire, donne bien vite naissance à un bourrelet fournissant lui-même en abondance des radicelles qui, plus tard, deviennent des racines et par conséquent assurent une reprise certaine de l'arbre. Quant aux racines qui ont été endommagées , il faut les couper au dessus des parties mutilées.
Beaucoup de personnes laissent aux racines des arbres une dimension bien plus grande que celle que nous indiquons; elles croient que le long des racines ainsi taillées, il s'en développera de nouvelles. Le fait se produit rarement, et dès lors, une longue taille doit être abandonnée. La pratique nous le montre chaque année dans nos expériences.
■ja Plantation
Une fois l'arbre habillé, il faut le planter au plus tôt, afin de le laisser le moins longtemps possible à l'air. Il sera bon d'examiner avec attention si la terre a été défoncée récemment , ou bien depuis un certain espace de temps.
Supposons que nous avons des pyramides à planter et que les trous ont été faits depuis huit jours : si la plantation ne comprend qu'une seule pyramide, on place, au-dessus du trou , une règle qui repose de chaque côté sur les deux bords. On fait au milieu du trou un petit monticule sur lequel la pyramide est posée , en ayant soin de placer le
collet de l'arbre à 12 centimètres plus haut que la règle. L'aide-jardinier avance la terre nécessaire pour recouvrir le pied de l'arbre. On veille à ce que celui-ci soit bien disposé, afin que les racines restent dans leur position primitive. Une fois les racines recouvertes d'environ 20 centimètres de terre» on peut y mettre une bonne couche de fumier bien décomposé, en l'éloignant de 20 centimètres de l'extrémité des racines.
Une sage précaution à prendre est de s*assurer si le fumier a donné son coup de feu , car, dans le cas contraire , il pourrait fermenter et amener le blanc aux racines, grave inconvénient pour les arbres. Le fumier étant placé , il faut combler le trou.
Si l'arbre est planté trop profondément en terre, il faut éviter de le relever, ce qui amoncellerait les racines; dans ce cas-là, mieux vaut l'arracher et le replanter ensuite dans les conditions désirables; malheureusement, beaucoup de personnes se dispensent de prendre cette Sage mesure. Il faut se garder de piétiner autour de l'arbre quand il est planté : les pluies se chargeront bien du tassement et, de cette façon, les racines avoisinant le collet ne seront pas exposées à être mutilées par les pieds du jardinier.
Quand un terrain a été défoncé entièrement, la plantation en est la même et 6 centimètres sufBsent pour hauteur du collet au-dessus du sol. Ce que nous avons dit plus haut s'applique aussi aux arbres du verger, en se rappelant que pour un terrain nouvellement défoncé, le tassement est de 12 à 14 centimètres par mètre.
Plantation le long des mars
La meilleure époque pour la plantation des arbres fruitiers est l'automne; cependant, on peut la faire jusqu*en mars. Il y a exception pour les terres froides et humides , où il est préférable de planter en février et mars.