Matthias; hacbe ou glaive
S. Pierre et S. Paul sont très souvent représentés ensemble, et Ton a coutume de donner alors à S. Paul la place bonorable, c'est-à-dire que Ton met S. Pierre à sa gaacbe. Mucantius en a recueilli les raisons dans son traité de Imag. Pétri et Paulin inséré par les Bollàndistes au tome V de juin. Paul était de la tribu de Benjamin dont le nom signifie le fils de la droite^ il était le dernier des apôtres par la naissance^ et il fut favorisé de grâces spéciales. La droite marque la vie céleste, et S. Paul fut élevé au troisième del; à Pierre on attribue la vie active symbolisée par la gaucbe. S. Paul fut l'apôtre des Gentils, et S. Pierre fut surtout l'apôtre des Juifs ; or la synagogue fut réprouvée
et les Gentils poss^reiil il la droite (1). L'humilité de Pierre '
placi^ h gauche est »n exemple fiotir ses success^'iirs. Enlîl |l
il V a 4>galiliï sous le rapport â^ la vocaliou et dans le ||
martyre : ,
' Scu dextra Icmque ledeni, jxir glor'ta utritfoe, Par konar et laut al, tial hme quînquf loco. ■
Matthieu Paris ajoute que l'on a voulu exaller de pr^ Térence à la primauté de S. Pierre la foi de S. Paul, qai crut sans avoir vu Noire-Seigneur (2). Enfin Rellarmin. le grave thi^otogien , observe que l'Église, dans l'honneur qu'elle rend aux saints, ne regarde pas tant « graàum konorix... qiiam utilifnlia. u Or, «plus ipxe Paultu videUtr Ecclesùp profuiite quant Peints (3). ■•
Quant à la valeur dogmatique attribuée à c«l icône p«r les Protestants, les théologiens en ont fait justice dvpBMI longtemps (4).
(I) €<■& i-insori, soiH illiin.ioeiu III, i!c S. Thomas in
<iat., et Oc Diiraml.
(i) Chron. I-23-.
(3) Df Uom. Pontif. iib. 1, c. 2".
{i) Barl.nsn, /»c «ff. cl pot. rph. P. II. c. 8. — [)nns l'espoir .rcelairtir une ouoslioi
;lc l'on eiiibroi pns di; ii'siniK'r \:\ i-onirovcrsc a« [loiiil de vue aicliéolugiiiiie :
Il ci\ ecrinin il'nliord que l'on n'a [las ilonné eorisMiiiiiieni la méiiie posilion aux iinajîea des SS. n|iôlros l'ieiTc cl l'aul : ou 5. Paul est il droilu de S. Pierre et à syndic du S|)ecliilciir. ou l>irn ilcsià(!roric(lus]ieclnlciii'clpnreoiisi'<]uerili\g»uclicdcS. Pierre. La jii'emii'i'c dis|>03ilioii se vuil sur les huiles dp plomt) des \nipfi. ûiiHii que l'on |)cui s'eii corn iiiiiere en ouvranl les traiii-s de diploniaiiiiuc, |iar exemple les K/âiiciifsiir (JH/mijnijifire de M. de VaiDi, iclie V du loiiic deuxième. Le iiièuic Tail se reproduil dansdes
Uu'il me M.lll-e <ie ciler hi mosaïiTuc li-uiéc'par Cininr.im. à la 13'
— iol —
Les évangrlistes. Dès la plus haute antiquité, les évangélistessont figurés p.ir les quatre fleuves du paradis terrestre. On attribue même chaque fleuve à Tun des évangélistes : a Per Geon qui dicitur terrenus , significatur Matthxus, qui Urrena acta de Christo narraviu Per Tigrim gtii velocitas, interprelatur Marcus, qui cursim acta Domini expo$uit. Per Euphra(en« qui fertilitas, interprelatur Lucas ; et per Phison </ui insufflatio, potest dici Joannes^ qui exceï^ lentiiis afflatus Spiritu sancto de Domini divinitate atti-
planche de son livre De sacris œdificiisj où S. Paul est à In droite de J. G. et S. Pierre à la gauche. L'autre disposition existe aussi dans des monuments de divers âges. Molanus la signale dans une peinture du temps de Constantin et dans Ic^ monnaies romaines, {Hiit, iacr. imag, lib. 3, c. 24.) cl elle se montre, mais rarement, dans nos églises. Voilà le fait.
Maintenant la place ordinaire de S. Paul, à droite de S. Pierre, e$t*elle la place honorable? Quatre opinions se présentent. L'une est celle de Pierre Damien, exposée dans Topuscule qu*il écrivit sur cette question, et de François Mucantius qui composa un traité 5ur le même sujet : ils se prononcent pour Taffirmative. L'autre est celle de D. Mabillon, De re diplomatica, lib. H, c. 14; selon le docte bénédictin, tout dépend de rintcntion de Tartiste. S'il a ▼oulu que le spectateur jugeât de la dignité des apôtres par leur position relativement à lui, S. Pierre occupe la place honorable à gauche de S. Paul, puisqu'il est à la droite du spectateur. Si, au contraire, l'artiste n'a pas pensé au spectateur, il a dû, pour donner à S. Pierre la première place, le mettre à droite de S. Paul. De cette sorte la difficulté disparaît souvent, ou plutôt le problème est souvent insoluble, parce qu*il est impossible de connaître l'intention de l'imagier. Le troisième sentiment est celui des auteurs qui pensent que la place la plus digne fut tantôt à droite, et tantôt à gauche. On peut voir les élucubrations de Jean Lucius à cet égard, dans le tome 7* des Acta Sanctorum Maii, 28* dissertation. Les Bollandistes fournissent encore des renseignements aux tomes 6* et 7* de juin, Analecta de SS. Petto et Pouio. Macer (Hierolexicon^ verbo Bulla,) pense aussi que les idées ont varié sur le côté le plus digne. Enfin Baronius, à l'année 325 num. 57 et 59, dit que la gauche est plus digne que la droite : quod apud Romanos in tacTU potior locus semper sinister sii habitwt, deoiter verd posterior; il invoque aussi la bénédiction de Jacpb à Ephraïro et à Ma-
chez les Latins. Du resie celle dislinclioo des docteurs enlre les Pères et les écrivains ecclésiastiques ne parait pas remonter au-^lelà du XIII' siècle.
S. Ambroise. Hue ruche qui rappelle le songe de H mère. Uu fouet, symbole de la liberté el de la forcede sa parole qui contint Tliéoduse, Qagella et chassa l'arianisme.
6'. Jérôme. Pénileut, décharné, agenouillé devant une croix et une lèie de mort, et se frappaol la poitrine d'uo caillou. Une Irompelle dans les nuages. (Le Dominiquin , avant de peindre sa (Communion, a dit méditer l'admirable lettre àEusiocbie: nO qw}iiesego ipse in eremo consûtutui.*) Travaillant sur la Bible : il raconte comment l'étude incessante du jour et de ta nuit a éteint sa vue. Au XV* siècle el depuis, on lui donne une chandelle et des lunettes. 11 a le bonnet de docteur et l'habit rouge des cardinaux. Ce dernier insigne nous reporte à S. Grégoire VU el même à Innocent lU. L'anachronisme est motivé par les fonclioas desecrétaire el de conseiller que S. Jérôme a remplies prësda pape Daniase. Un lion ; soit h cause de sa retraite dans la solitude ; soit à cause du lion qu'il guérit el apprivoisa, selon le récit de Jacques de Varazzes ; soit même, suivant queU ques modernes, pour marquer la force qu'il déploya contre
ralioD divine et d*un miracle rapporté par un auteur contemporain, mais anonyme (1).
On compte ensuite au nombre des docteurs, du moins chez les Latins :
S. Uilaxre. Des serpents et le pieu au-delà duquel il leur défendit de passer. Voir ses biographes. Invoqué au diocèse de Langres pour la guérison des plaies, des maux d*yeux.
S. Lion^le-Grand. La scène d'Attila. Tenant à la main
one église : il sauva ou releva de leurs ruines beaucoup de monuments de Rome. Sur une mule et bénissant.
S. Isidore d* Espagne. Ne pas le confondre avec un autre saint agriculteur, de même nom et du même pays. Entouré de moines, de prêtres, pour montrer son immense influence comme docteur.
S. Anselme. Un vaisseau dans ses mains. Serait-ce à cause de ses voyages entrepris par dévoûment pour son église et malgré le roi d'Angleterre? Ecrivant entouré d'anges. En moine du Bec. En archevêque de Cantorbéry avec le pallium.