‹ Cours d'archéologie sacréeChapitre 31 sur 43 · EN F H ANC A IS · texte numérisé non relu

EN F H ANC A IS

•i*^.-. I I (aa - La deruièro dos plus haitltti. 1^ 1 g . La péniilueuio an pliia buu-

F ' f f • La Iroislèmudes plus hautes.

Ti'iracbordc (••''« J«*ruipro des disjoinlM.

Teiracbordon byperbolooo .

Tetrackordou

des

La pénnlUàniedcsdwjointesj d. Dernière des conjoiutes.i 'r^|ra(.||orde

dbiointes é c. La Iroisicme de» disjoinlpsA c. PiînuUuMUu. { ^^

* ' ' b.La sons'iuoyenue ( b. Troisième. ( conioinlei

a. Lo moyenne ) a. Moyenne. j

TOraehonle \ %' V^"***"^ ^'^ moyenne..

1^ 7 F. La sous - principale des

moTcoiMs I moyennes.

^ ' f E.La principale ou la plus

\ basse des moyennes.

(1) Voyez Dom Jumiiliac, Lasciencecl la pratique du plain-chant, p. 100. Ed. Nisard. Poisson^ Traité du chant (jreg, p. 37.

Les léirachoriles ainsi construits rtypoixlaiciit k ci-ut gamme i\e notrit musique :

ni, fa, toi, ta. ~

Les lettres majuscules et minuscules qui précèdent la iioaii dunnéâ aux degrés de l'échelle hellénique, A. 6, aa, h, etc., sont les lettres romaines qui succédèrent aux leltrtt grecques dans la notation des sons. Ainsi A représente notre la grave, le H-carré, noire si' nalurt;l, etc. Nous y reviendrons en traitant des systèmes de nutalion.

Il imporlo. pour comprendre la composition de cetW licliclle, de remarquer :

1° Que deux tétrachordes réunis ne formant qu'un hi'ptachorde, puisque le dernier degré de l'un se confond avec \v prciiiiiT dc^ri' de l'.-iulii-, on ;i dû ajouter l;i corde /im.*luiiilfinoiiioios .-iliii (l'avoir quinze cordes ou deux oolaM- Complètes. La lui itièiiiu corde, ijoîse trouve ;ilor> an iiiilifi] et qu'on appelio incti: ;i cause de coin, sert de lien aii\ deux octaves : clic IcrriiJin' l'une et ciunuienee l'aulre.

1" Que, si l'on ^eut unir les deu\ octaves, en joifrn.iiit le troisième rélriiclTonie avee le seeoii<l. on opère celle union eu foriiKiii! le Inilsièiin' léiracliorde avec la mêse ri les In.iis

>.iliu'wci}'->i. l.a Miile i!es noies dans n; léiracliorde rêiii.Di] alors i\ la, m' II. ni, ir. au lieu de ,s/ nat., iif. rr. un. l> clian^'cnienl p;invail êire uéeessaire, alin d'éviter un triton ou y\n>: man\aise suite de iio'es dans certaines mélodies.

3^ Quelques auteurs, Euclide, Boèce, Bëde considèrent la formation du tétraebordejynemerton comme ajoutant trois cordes aux quinzes primitives ; mais il est évident qu'il n*y a pas augmentation du nombre des degrés; ce n*est qu'un simple changement dans leurs rapports.

Ledisdiapazon renfermant deux octaves suffisait à retendue naturelle de la voix humaine ; et c'est dans cette échelle que les Grecs ont pris et développé leurs différents modes, lis désignaient chacun de ces modes par le nom du peuple hellénique qui s'en servait le plus dans les compositions musicales. On disait le mode phrygien, le mode dorien, le mode lydien, etc. Us différaient radicalement par la place, relative du demi-ton dans la gamme. Ainsi nous indiquerions le tétrachorde phrygien primitif par les degrés mi, fa^ sol^ la; le dorien parmi, fa dièse, soh la; le lydien par mt, fa dièze, $ol dièze, la. Je n'ai pas besoin d'appuyer sur Ténorme importance d'un changement de positron do demiton dans une gamme. C'est cependant pour l'avoir méconnue, par un oubli ou une erreur à peine concevable, que Ton a perdu de vue la distance qui sépare essentiellement le plain-chaot des deux modes majeur et mineur de la musique moderne.

Telle était donc la constitution de la musique grecque qui régnait dans l'empire au commencement de l'ère chrétienne. Elle embrassait autant de modes divers que l'on avait pu en créer en donnant aux modes pour point de départ chacun des degrés du disdiapazon. Il y en avait ainsi quinze naturels ou transposés (1). Déplus les musiciens faisaient

(I) On dispute sur 1» réiililé de leur différence et coiiséquemment sur leur nombre fixé à ()uinzu par IMutarque, S. fsidore, C^siodore. 11 s'ngit de s*entendre sur rcffct de in transposition et de l'emploi du bémol pour le degré correspondant à notre si.

subir h la gamine <Ii^s altt^raltons qui nuus parallraient sojourd'hui fiirt bixarrits, bu renooput à l'emploi d'une ou de plusieurs cordes. La mélodie avait ainsi, par oxcniple, des inlervalles obligés d'un dilnii ou deu\ Xoas entiers. Le< Romains peu inventeurs dans les arts, et moins dans l'art de la musique qu'en loiil autre, avaient aceeplé la musique grecque tit favoris*^ son développement. Bien que ses créalions soieal presqu'aiiéuiities, elles devaient être innombrables à l'apparition du christianisme; et l'on demander l'Eglise qui, dès ses premiers jours, employa des chanLi liturgiques, ne les a pas empruntés au répertoire immense du paganisme greco-roniain (t).

Distinguons nettement les modes et les airs belléniquef. Les plus anciens chants exécutés dans l'Ëglise étaient ne* cfssairement conformes aux modes ou à la tonaltlé dn Grecs. De même que les artistes chrétiens suivaient le style grec-romaiu pour l'architecture et la sculpture religieuses, ils composèrent des ch<inls selon Vh-lu-lle musicale en usage de leur temps. Il ne leur élait possible en aucun cas d'impnniser sulii'i-iiii'iil un ,ir! [ii»iiM'i;u li>iil fotier. Seult'uicjU ils auroni Iculé iIl- C(tiiqn:si?r ilanà le .-/'//,• le [dus en rap[iiirl a\(T le i';ir;K-lèri' du «.ulic clirélieu.

Mais l'r]^;liM' ^-l-j'llr ;iii.'i'|ilr lU's airs d'origine palenm? L'Iii-ilniri.' 111.' l'a>Mire ]!;is i'( n'rn fournit pas d'e\eii!|>!e?.

poEilil'vs (inl l'euueilli des noiiu's anliques ou airs sj<ti'.-< i|ii<' r(inL!;ai![.nl ,U!x !V-l.-s ilr la ^eiililii>> Le l'fil.y. \i-> \,u-i.:,\-

(I, Tout l,éu,.i,iM,.> s

et d*autres chants de ce caractère, très anciens dans l'Église, présenteraient à leurs yeux des traits qui dénotent cette origine (t). Nous n*avons pas de raison péreinploire contre cette opinion. Si Thorreur inspirée par les simulacres des dieux a fait condamner les airs consacrés au culte des idoles, il est possible au moins que Ton ait adopté d'autres cantilènes païennes dans leur source, mais n'éveillant par elles-mêmes aucun souvenir de Tidolâtrie ni aucune pensée contraire à la morale.

On objecte à la vérité que S. Ambroise paraît avoir resserré le chant ecclésiastique dans des limites plus étroites que celles de la musique des Grecs à son époque; mais cela De l'aurait pascmpêrhé de lui emprunter des airs simples et graves. D'ailleurs nul ne sait quel a été le cercle tracé par S. Ambroise, et il ne paraît pas que Ton s'y soit universellement et scrupuleusement renfermé.

S. Damase, S. Léon, S. Gélase et d'autres pontifes se sont occupés comme rarclie\éque de Milan des règles à donner au chant de TÉglise. Maison n*a rien de positif sur leurs travaux. 11 reste beaucoup de vague sur ceux de S. Ambroise. S. Augustin s'exprime ainsi dans ses Confessions^ livre neuvième, où il rapporte que S. Ambroise passa une nuit dans une église avec des fidèles persécutés : a Tum hymni et psalmi ut canerentur sccundum morem orienlaliuîn parlium^ ne populus mœroris tœdio conlabescereU institulnm est ; et ex illo in liodiernum retcntum n\uUisjam acpenè omnibus gregibus tuis et per cœtera orbis imilantibus, » On en

(I) M. Danjoii c*>i o(ino>é à co sciiiiinent, Revue, (. Il, p. 03. 1). Guéraiigor lui cbt hiuirablc* Inst, lit. toiii. I, p. i70, c( c'est le bcntiinciil coiniiiiin.

Lcbœui allributiil aux Gvcva iiiio partie dvb (.'hanls de la Scuiuine soinlc, et il les ri>S|)cela, Traité hht. \\, 10.

cunclnt qae le chant ambrosieii introiltiislt li>9 aîrs rhylhm^ivt mesures qui iiipoiidiiient à la (irogodk' dus bymncs adiiiises furt lard dans l'oilice divin parl,-i liturgie roinaiDu(l). On lui attribut; |iIiit<M par une sorle de tradiUon qu'ra a'appuyanl sur des léninignages anciens, l'adoplioa des quatre léiracliordes iiellt-niques lus ]>lus répandus, ledorien re, mi, fa, sol: le phrygien, mi, fa, sol, la; IVolien, fa, xol, la, si ; le mjxuijdien, sol, la, si, u(. Pour augmenter l'élendiie de ces lùlracbordes. il y aurait ajouté la quinie sujiérieurc qui les surmonte dans lus quatre tons itnpain, aitihcntiques ou primitifs des huit tons ilii plaiu-chant actuel ('2).

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