LES PORTIQUES DE COMBACONUM
Une des particularités de l'architecture indienne, ce sont les portiques qui précèdent les temples et les palais et qui sont surmontés de pyramides, [en est ainsi à Seringhan, à Jaggernaut et à Combaconum,
Les portiques de Seringham sont nombreux. On en compte une dizaine, Ceux de Juggernaut sout remarquables par leur masse ; celui de Conibaconum est un riche échantillon de la décoration dont ces monuments étaient accompagnés.
IL est composé d'une vingtaine d'assises chargées de milliers de statues qui représentent les scènes les plus varites. Les statues des premiers étages sont grandes comme nature ; les autres vont toujours en diminuant jusqu'au sommet, Cette disposition à pour but de faire paraitre le monument plus élevé. Il a 80 pieds de largeur et 1S0 pieds de hauteur. Ceux de Seringham et de Maduré sont plus considérables, Ils ont 150 pieds de largeur et 300 pieds de hauteur,
Les statues et les reliefs présentent les scènes les plus variées : des défilés, des processions, des régiments de cavalerie lancés au galop.
Ce portique de Combaconum est de plus précédé d'un petit portique de 40 pieds de haut qui fait ressortir les dimensions du portique principal.
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Artotypie, brevetée, Canada Bank Note Co, lim Montréal
GOPURA A COMBACONUM.
perpétuelles qui revêtent toutes sortes d’aspects. En haut l’on voit des pics et des aiguilles semblables à des flèches et À des minarets ; plus bas, des mers de glaces répandues suivant la forme des vallées ; enfin, sur le flanc des montagnes, des stalactites et des stalagmites énormes comme des piliers de cathédrale, sur lesquelles les eaux suintant à travers la montagne viennent ajouter chaque jour de nouveaux vernis et de nouveaux cristaux que les Indiens ont reproduits dans leurs édifices. Plus bas, comme au mont Blanc, les courants d’eau s’échappent des grottes et des cavernes de glaces dont les voûtes sont tailladées à dents de scie d’une manière extraordinaire; et toutes ces formes merveilleuses sont réparties sur des centaines de lieues et sur 24 000 pieds de hauteur.
Nous nous croyons obligé d'énumérer ces détails parce que nous pensons que c’est là que l’on trouve l’origine de inspiration indienne.
De ces hauteurs qui abritent contre les vents du nord, la terre descend d’étages en étages, de terrasses en terrasses, jusqu’à la mer, montrant les plaines les plus fertiles pourvues de la flore la plus variée. En haut, les productions du Nord : les chênes, les chataigniers, les sapins, les bouleaux, les frênes ; à mi-chemin, le teck, le jack, le tuka, le bananier-figuier, les palmiers ; enfin, plus bas, en dessous du tropique du Cancer, qui traverse Bombay à l’ouest et Calcutta à l’est, les plantes tropicales : les
lianes, les lierres, les palmiers les plus variés, le cocotier, l'arbre à pain, le cotonnier, l’oranger, les citronniers en pleine terre, grands comme des chênes et produisant chacun des milliers de fruits.
Nous sommes obligé d'exposer ces «détails parce que c’est encore dans cette exubérance que nous devons contempler les éléments du style décoratif de tous ces colosses de pierre, style touffu, embrouillé et cependant élégant et harmonique comme les mille complications des forêts vierges et des jungles qui environnent les monuments.
Malgré la latitude qui répond à des pays très chauds en Amérique et en Europe, c’est-à-dire au 20e degré, jusqu’au tropique du Cancer, à la hauteur de Bombay et de Calcutta, la température est très supportable, parce que le sol va tou'ours en montant pour rejoindre les bases de l’Himalaya qui sont au niveau du mont Blanc en Europe, c’est-à-dire 14 000 pieds.
Les étrangers savent profiter de ces avantages.
Lorsqu'ils sont accablés par la chaleur du sud, ils vont établir leurs habitations jusqu'aux collines en contre-bas des hautes montagnes. Il y a ainsi plusieurs lieux de villégiature que l’on appelle les villes de santé, à Simla, à Dajerling, à 9 000 pieds de hauteur, d’où l’on est posté assez convenablement pour respirer l’air frais, pour se renouveler et contempler les plus grandes magnificences de la nature.
Dans les montagnes du Décan, au centre de l'Inde, l'on voit, à 5 000 pieds de hauteur, sur un plateau coupé à pie, un temple qui est une merveille de l’art indien et qui réunit toutes les perfections de l'architecture, de la sculpture et de la richesse des matériaux.
C'est le temple du mont Abou, Ce temple, à grandes dimensions, présente plusieurs cours, plusieurs cloitres, des vestibules, des rotondes et des sanctuaires du plus bel aspect,
[ y à un dôme, en particulier, découpé à jour et supporté par une vingtaine de stacues.
Les galeries sont d'une richesse inouïe : les chapiteaux et les soubassements sont à plusieurs étages d'arcades et de niches.
L’entablement est tout couvert de détails, et s'harmonise parfaitement avec les poutres, qui sont chargées de sculptures.
Les arcades sont séparées par des dômes. Entin les galeries aboutissent à un sanctuaire où l'on ne voit que mosaïques, incrustations, pierreries et diamants, comme dans les plus riches sanctuaires de l'Inde.
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