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TEMPLE
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Artotvpie,
Les Indiens savaient goûter ces beautés ; ils ont fait plus: ils s’en sont inspirés dans les pyramides de leurs temples, dans les décorations dont elles sont revêtues, dans ces cavernes ouvertes dans les rocs, avec ces ornements si délicats qui reproduisaient les merveilles de la flore la plus riche.
Voilà une première source d'inspiration; mais ils en avaient d’autres Ils possédaient une philosophie éminente, qui avait probablement résolu les problèmes les plus ardus de l'esthétique, et ils avaient encore une poésie et une myhologie gigantesques, qui mettaient en action des événements aussi étranges que ceux qui ont été trouvés dans les contes arabes des Mille et une nuits.
Nous allons en avoir quelques échantillons.
Ce qui frappe d’abord, c’est un ersemble de travaux qui atteste la puissance de l’homme et qui exalte la fierté de ceux qui les contemplent. I1 faut applaudir au génie de l’artiste qui a commandé à de telles masses de pierre de se former en chapelles, en piliers, de s’assouplir en sculptures, de s'étendre en salles immenses et en portiques imposants. La pierre partout a obéi.
S'il y a à admirer la puissance de la volonté, il y a aussi à reconnaître le sentiment, la méthode et lappropriation de l’œuvre au but qui est cherché.
On a voulu faire des maisons de recueillement et
de prière. L’uniformité des lignes dispose au calme religieux, la variété des ornements récrée l’âme et l’émeut.
Ces plafonds abaiïssés l'empêchent de se distraire, et’ en pesant sur elle, ils lui font sentir son Dieu de plus près. La verve de l’exécution surprend, charme et transporte.
Quel peut être l’auteur de ces œuvres ?
Ceux qui ont la maladie de la ressemblance n’ont pas voulu croire à la spontanéité du génie indien ; ils ont cherché des rapports avec les monuments de l'Egypte et de la Grèce,
Mais quels que soient les rapports, les analogies, les ressemblances, l'artiste demeure original et il reste fidèle aux idées nationales.
On voit bien des piliers avec leurs soubassements, leurs chapiteaux, comme en Egypte et en Grèce, mais l’exécution est toute différente. Il y a des frises, des frontons, des corniches qui témoignent d’un art très avancé, mais le travail, la disposition ont un caractère tout à fait à part. C'est d’abord une appropriation qui exclut toute idée d'imitation. Mais cette idée d'imitation est encore exclue par l’ensemble de l’œuvre, où règnent des dispositions massives et raides, qui n’ont aucun rapport avec les formes étrangères.
On voit bien des sculptures, des bas-reliefs, des enroulements, et des festons qui rappellent les dispositions et