‹ Cours d'astronomie de l'École polytechniqueChapitre 30 sur 142 · INTRODUCTION DE LA MÉCANIQUE DANS L'ASTRONOMIE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DE LA MÉCANIQUE DANS L'ASTRONOMIE

Jusqu'ici rAstronomJe a été purement géométrique. On ne croyait guère avant le xvii*^ siècle que les mouvements célestes, si P^faits, absolument perpétuels, pussent rentrer dans le domaine "c la Mécanique des corps terrestres. Mais les lois expérimentales ^^ Kepler vinrent montrer que ces mouvements n'étaient rien '^oins que parfaits : il leur manquait à la fols l'uniformité et la ^Tcularilé. Quant à la perpétuité, qui restait seule pour les dif- •érencier des mouvements terrestres, les expériences de Galilée siir la chute des corps, et surtout celles d'Huygens, plus délicates encore, sur le pendule oscillant, avaient fait comprendre que si les Mouvements terrestres finissent par s'épuiser, c'est la suite, non d'une infériorité de nature, mais des résistances que nos mécanismes et nos mobiles éprouvent ici-bas. Plus on atténue ces résistances et plus les mouvements, une fois imprimés, durent. Ils persisteraient donc indéfiniment si l'on pouvait réaliser, sur notre globe, les conditions dans lesquelles les mobiles se trouvent dans les espaces célestes, c'est-à-dire un vide absolu, indéfini, et l'absence <le tout choc, de tout frottement. Cette dernière différence entre les astres et les corps terrestres s'évanouissait à son tour pour faire place ^ l'dée de l'inertie de tous les corps de la nature, lesquels sont par ^"'^-mêmes incapables de modifier leur état de repos ou de mou- ^'^nicnt et qui ayant à un certain moment, en vertu d'une cause 9«eJconque, reçu une vitesse dans une direction donnée, se '''^^uveiit indéfiniment dans cette direction et avec cette vitesse, à ^''is qu'une cause étrangère, une force, n'intervienne pour iii- ^'"*rpeuà peu cette direction et altérer cette vitesse. Le mou-

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vement curviligne des planèles ne prouve donc qu'une chose, c'est qu'ayant été primitivement mises en mouvement par une cause quelconque dont nous n'avons pas à nous préoccuper, elles sont, sous nos yeux, sollicitées par des forces dont il faut lâcher de connaître, non pas l'intime nature, mais la direction et l'intensité.

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