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EFFETS DU LENT DEPLACEMENT DE L EQUATEUR

ligne des pôles (et de la Terre elle-même) autour d'une normale à l'écliptique, ou comme un mouvement delà ligne des points équinoxiaux sur récliptique, l'obliquité restant constante.

Sous cette dernière forme, la précession offre quelque analogie avec la rétrogradation des nœuds des orbites planétaires rapportées à un plan fixe, et surtout avec celle de Torbite de la Lune sur récliptique. Nous verrons en effet, dans le Livre suivant, que les noeuds de cette orbite rétrogradent rapidement et font le tour du ciel en dix-huit ans et demi, en laissant l'inclinaison constante. El il est facile de voir que ce curieux phénomène est dû à l'action perturbatrice du Soleil, tandis qu'on ne voit pas aisément comment cet astre viendrait troubler de la même manière la rotation de la Terre, et imprimer à la trace de son équateur un mouvement rétrograde sur l'écliptique. Newton, à qui nous devons la première explication de ce phénomène, adopta celle interprétation. A.près avoir constaté que la Terre devait être aplatie aux pôles et renflée à l'équateur, il fit voir que l'action du Soleil ne pouvait être la même sur les diverses parties de la protubérance équatorîale. Il assimila cette protubérance à un anneau de satellites circulant en un jour sidéral autour du globe terrestre. Un pareil anneau ^^evait, ainsi que la Lune, présenter le phénomène de la rétrogradation des nœuds de son plan mojen (p. 3o3), et comme il adhère au globe, il lui fallait en entraîner avec lui la masse en- *'cre. Cette dernière condition devait ralentir singulièrement les ^"ets, et donner à la période de la précession une durée de virigi-six mille ans.

Malgré la beauté de cette conception, on reconnaîtra qu'elle est ''^directe et même un peu forcée. On raconte que Newton vit ^Oïuber une pomme pendant qu'il réfléchissait à la force que la * ^rre doit exercer sur la Lune pour la retenir dans son orbite. ^^t accident ramena sa pensée à la chute des graves, et le conduisit ^ chercher s'il n'y aurait pas identité entre la première force et la Pesanteur. Si ce grand homme, pendant qu'il réfléchissait à la pré- ^^ssion, c'est-à-dire à la rolalion conique de la ligne des pôles ^^tour de l'axe de l'écliptique, avait vu un enfant faire tourner sa ^Upic, il aurait cerlainement saisi l'identité des deux phénomènes ^^ moment où l'axe incliné de la toupie se met à tourner conique- '^enl autour de la verticale; il aurait alors traité la précession

comme une afTeclîon de la rotation terrestre. C'est effectivemeot ainsi qu'on la considère depuis d'Âlembert.

Les personnes les plus familiarisées avec la mécanique des roulions prennent plaisir à voir avec quelle facilité et quelle élégance on reproduit ces phénomènes par un simple loton. L'appareil se com|)ose d'une plaque circulaire de fer-blanc, évidée au centrera laquelle on soude par quelques tiges une petite douille dans la(|uolle un axe de rotation glisse à frottement dur. On amène ainsi, à volonté, la pointe de Taxe au centre de gravité du petit appareil, ou bien au-dessus, ou au-dessous de ce point.

La ligne autour duquel il tourne est évidemment un axe principal d'inertie si l'appareil est bien équilibré, et la rotation autour de cet axe esl parfaitement stable. C'est ce qu'on vérifie aisément: quelque position qu'on donne à cet axe, en faisant tourner le loton, il conservera sa direction tant que la vitesse de rotalion resien grande par rapport au petit frottement de la pointe sur le support. Uien de plus facile alors que de vérifier la règle bien connue delà composition des rotations.

ences sur la composition des rotations.

Pressons brusquement sur le bord du loton dans le sens FG, de manière à lui imprimer une rotation autour du diamètre équalorial

Fis. 5î.

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