ÉTDDE DE LA LL'NE. — CIRQUKS LUNAIRES
Fig. 144. — COPERNICUS;
NOTIONS SUR LES ÉCLIPSES DE LUNE ET DE SOLEIL. 305
située derrière la Lune à une petite distance de ses bords. Or, comme ces circonstances ne se présentent pas, on en conclut que la Lune n'a pas d'almosphère dans le genre de la nôtre. Cet astre ne peut donc pas avoir d*eau à sa surface, autrement, Tévaporation de cette eau constituerait une atmosphère.
A moins qu'on ne suppose qu'il existe sur la Lune une atmosphère très-rare ne s'élevant pas aih-dessus du niveau moyen de l'ouverture des cavités de cet astre, on ne peut admettre que ce globe soit habité par des êtres analogues à ceux qui vivent à la surface de la Terre.
NOTIONS SUR LES ÉCLIPSES DE LUNE ET DE SOLEIL
256. Les deux astres dont nous venons d'ébaucher la théorie astronomique présentent quelquefois des phénomènes qui, pendant longtemps, ont été un sujet d'effroi pour les habitants de notre globe, et dont la prédiction rigoureuse est propre à faire comprendre à quel degré de perfection est arrivée aujourd'hui la science nommée astronomie, en tant que l'on considère le mouvement des astres.
Voici quels sont ces phénomènes :
Le disque du Soleil perd sa forme circulaire en s'échancrant vers rOuest. Cette échancrure augmente progressivement à tel point, quelque^ fois, que Tastre disparaît complètement, ou qu'il n'en reste plus qu'tm anneau circulaire pendant quelques instants. Puis, l'échancrure gagnant la partie Est du disque diminue successivement et finit par disparaître complètement en laissant l'astre aussi radieux qu'il Tétait primitivement.
Ce phénomène, qui porte le nom d'éclipsé de Soleil, n'arrive que lorsque la Lune est nouvelle^ ce qui, avec raison, en a fait attribuer la cause à cet astre.
La Lune, en effet, par Bon interposition entre la Terre et le Soleil, nous cache pendant quelque temps une partie plus ou moins grande du disque solaire.
Le disque lunaire éprouve aussi un phénomène analogue à celui dont nous venons déparier pour le Soleil; seulement, l'échancrure n'existe pas tout à fait aussi nette que pour le Soleil, et la Lune ne disparaît presque complètement à nos regards qu'on passant successivement, en commençant par son bord Est, de son éclat ordinaire à la lumière cendrée.
Ce phénomène, qui porte le nom d*éclipse de Lune, ne se présente que lorsque cet astre est en opposition. On comprend, en effet, qu'il peut arriver que la Terre s'interposant entre la Lune et le Soleil empêche les rayons de cet astre de parvenir jusqu'à la Lune, qui, par suite, ne peut être aperçue que partiellement ou même pas du tout.
Les éclipses de Soleil n'arrivent donc que lorsque la Lune est nouvetU^ et les éclipses de Lune que lorsqu'elle est pleine.
Si la Lune dans son mouvement autour de la Terre ne sortait pas de récliptique, il est clair qu'à chaque conjonction il y aurait ëc/i/A<e de Soleil et à chaque opposition éclipse de Lune; mais, en raison de l'inclinaison de l'orbite lunaire sur le plan de Técliptique, il ne peut y avoir d'éclipsé qu'autant que la latitude de la Lune reste dans de certaines limites, c'est-à-dire que cet astre est près de ses nœuds au moment des syzygies.