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INTRODUCTION A L^ÉTUDE DE L*ASTRONOMIE. XXXV

est égale à environ 17 Toîs la masse de la Terre. Sa densité est 1,073, celle de l'eau étant 1. Enfin la pesanteur à sa surface est égale 0,87^ en prenant pour unité la pesanteur terrestre.

Neptune est accompagné d'un satellite qui circule autour de cette planète dans une orbite dont le plan est incliné d'environ 3i*âO' sur le plan de l'orbite de Neptune. La durée de la révolution sidérale de ce satellite est d'environ 5' 20^ 50* 45% et sa distance à la planète est^gale à i% en prenant pour unité le rayon de Neptune.

«omètcs. — En dehors des planètes que nous venons de décrire et qui parcourent des orbites presque circulaires autour du Soleil, d'autres corps célestes, dont la nature est plus mystérieuse, circulent autour du centre radieux de notre système planétaire. Ces astres, soumis aux principes de la gravitation, obéissent aux lois de Kepler, mais décrivent des ellipses tellement excentriques que, pour la plupart, on n'a pu encore établir la différence qui existe entre la forme de leurs orbites et la forme parabolique.

Les comètes diffèrent des planètes de plusieurs manières :

i* Par leur nature physique;

2* Par l'excentricité de leurs orbites ;

3* Par le sens et la direction de leurs mouvements.

Une comète se compose généralement :

r D'un noyau;

^ D'une nébulosité, sorte d'auréole lumineuse qui entoure le noyau et dont la forme générale varie constamment; on nomme cette auréole la chevelure de la comète ;

3* Et enfin d'une traînée lumineuse que Ton nomme la queuey et qui éprouve aussi constamment des modifications dans sa forme et sa grandeur.

D'après une discussion faite par ârago sur les observations effectuées sur les comètes paraissant avoir des noyaux, il résulte : a que le noyau des comètes considéré en masse est diaphane et que s'il existe dans ce Doyau une partie solide et opaque, elle a des dimensions excessivement petites. B Beaucoup de comètes, du reste, ne possèdent pas de noyaux, et il parait certain qu'il existe des comètes sans noyaux, des comètes dont le noyau est diaphane, et enfin des comètes plus brillantes que les planètes et ayant un noyau solide et opaque.

Les noyaux sont généralement situés entre le centre de la chevelure et le bord de celte nébulosité qui est le plus voisin du Soleil.

Le plus grand noyau cométaire que Ton ait mesuré avait 3 200 lieues^ le plus petit avait 11 lieues. Les nébulosités ont au contraire des dimen-

XIITI INTRODUCTION A L'ÉTCDE DE L'ASTRONOMIE.

siens considérables; leur forme est généralement circulaire. Le diamètre de certaines nébulosités cométaires a atteint jusqu'à 450000 lieues, c'està-dire beaucoup plus d'étendue que le diamètre du Soleil, ou plus de ÎM fois le diamètre de la Terre. Du reste, dans le mouvement d*une comète autour du Soleil, le noyau, la chevelure et la queue éprouvent des variations considérables dans leur forme et dans leur grandeur.

Par des études faites sur les comètes de i858, 1860 et i86i, M. Scbmidt a reconnu que la nébulosité se formait d'une matière sortant du noyaa sous les influences calorifiques, électriques ou magnétiques développées par le Soleil.

Cet astronome a pu déterminer la vitesse avec laquelle cette matière sort du noyau cométaire pour former la nébulosité et même la queue. Il a trouvé, par exemple, que pour la comète d'octobre 1858, la matière sortait du noyau avec une vitesse de 535 mètres par seconde.

Certaines queues de comètes ont des dimensions considérables. La queue de la gr<inde comète de 1C80 a eu, à un moment, plus de Ai millions de lieues d'étendue, c'est-à-dire qu'elle était plus grande que la distance du Soleil à la Terre.

D'après Arago les queues des comètes ont la forme d'un cône ou d'un cylindre creux dont les bords ont une certaine épaisseur. Quelquefois cependant elles se terminent en pointe, et l'axe du cône est courbe. Certaines comètes ont eu deux queues. Le plus généralement les axes des queues cométaires sont opposées au Soleil, c'est-à-dire suivant le rayon vecteur de l'orbite décrite par la comète.

Le nombre de ces corps célestes est inconnu; on sait seulement qu'il est très-considérable.

On peut classer ces astres en comètes périodiques ou à orbites elliptiques, et en comètes paraboliques.

Bien qu'on ait calculé un grand nombre d'orbites elliptiques, nous ne considérerons que celles dont Vellipticité est dûment constatée par les apparitions périodiques des comètes qui les parcourent.

En les classant par ordre de leur distance moyenne au Soleil, ces comètes, appelées périodiques^ sont :

Les comètes de Enceb, de Brorskn, de d'Arrbst, de Gahbart, de Paie el de Hallet.

Le tableau suivant donne la position des plans des orbites de ces corps célestes :

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