‹ Cours d'astronomieChapitre 17 sur 259 · XXXVIII INTRODUCTION A L'ÊTUDE DE L*A8TI10N0M1E · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION A L'ÊTUDE DE L*A8TI10N0M1E

Les excentricités des orbites correspondantes sont si peu difiérentes de l'unité qu'on ne peut être certain des résultats. Des astronomes ont en effet trouvé des ellipses Tort différentes de forme et de grandeur avec des observations différentes qui étaient pourtant parraitement représentées par une môme orbite parabolique.

Les comètes sont soumises à des perturbations analogues à celles qu'éprouvent les orbites planétaires; mais lorsqu'elles passent dans le voisinage des planètes il arrive quelquefois que leurs orbites sont entièrement changées. C'est ce qui est arrivé à la comète dite de Lexell. Cette comète ayant passé au milieu des satellites de Jupiter, éprouva de la part de cette planète des attractions si considérables que son ellipse en fut complètement changée. De très-peu excentrique qu'elle était auparavant, elle devint en effet tellement excentrique qu'elle a affecté une forme presque parabolique.

L'attraction de Jupiter a aussi fait changer notablement le mouvement moyen de la comète de d'ÀRRBST; l'inclinaison du plan de l'orbite a varié de ^ degrés pendant une de ses périodes, et le passage au périhélie a été avancé de 49 jours.

Comme modification étrange apportée dans les comètes par suite des attractions exercées sur ces masses vaporeuses par les corps célestes de notre système planétaire, nous devons citer le dédoublement de la comète de Gambart. En 1846 cette comète s'est divisée en deux parties qui ont suivi des orbites différentes.

Du 10 février au 22 mars 1846 les deux noyaux ont marché à une distance l'un de l'autre de 62160 lieues environ , distance qui allait en augmentant. A l'apparition de 1852 la distance des deux noyaux était d'environ 500000 lieues, c'est-à-dire 8 à 9 fois plus considérable qu'en 1846.

Les comètes périodiques de Encre et de Paye éprouvent certaines perturbations qui n'existent pas dans les orbites planétaires.

Le mouvement moyen de ces deux comètes s^accélère, c'est-à-dire que la durée de leurs révolutions autour du Soleil va en diminuant; leur excentricité diminue aussi, c'est-à-dire que la forme de leur orbite se rapproche de la forme circulaire.

Leur distance moyenne au Soleil va donc en diminuant à mesure que leur orbite s'approche de la forme circulaire. A chaque période de la comète de Encke le mouvement moyen de cet astre augmente de 0",1, l'angle d'excentricité (*) diminue d'environ 3",5.

M. Alexandre Moller a trouvé qu'à chaque période de la comète de Fats, le mouvement moyen de cette comète augmente de 0'',24 et son angle d'excentricité diminue de 34",6.

Les perturbations que peuvent produire sur ces deux comètes les planètes

(') Od appelle angle d^ excentricité, Tongle dont le sinw e^t égal à rexcentricifé de rorbtte.

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