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NOTIONS HISTORIQUES SUR LA GÉOMÉTRIE CÉLESTE

PlutarquCy le premier qui ait eu l'idée du mouvement de rotation de la Terre et de son mouvement de translation autour du Soleil, nous allons donner de courtes notions sur les trois systèmes planétaires qui font époque dans l'histoire de la géométrie céleste :

!• Celui de Ptolémée (Claude)^ astronome de l'école d'Alexandrie, qui vivait Tan iiO avant l'ère chrétienne;

2* Celui de Copernic {Nicolas), astronome, né à Thom, en Prusse, le \9 février Ul 3;

3* Celui de Tycho-Braké, né en Scanie (Danemark), le 13 rfecembre 4546.

Cet astronome, dont les travaux ont été si utiles à l'astronomie moderne, a surtout la gloire d'avoir été le maître et le protecteur de Kepler.

319. Système de Ptolémée. — Dans l'ouvrage intitulé Almage^te, que nous a transmis Ptolémée, cet astronome indique la Terre (T 5 ) (fig- 209), comme le centre des mouvements du Soleil, des planètes et des étoiles.

Fig. Î09.

D'après lui, tous les astres faisaient, autour de la Terre, une révolution entière dans l'espace de 24 heures, d'Occident en Orient.

Ensuite, autour du même centre, se mouvaient, à peu près dans le même plan, les sept astres ou planètes : la Lune (L. C )* Mercure (Me ^), Vénus (V Ç) le Soleil (So 0), Mars (Ma $) , Jupiter (i^)et Satut^e

Mercure^ Vénus, Mars^ Jupiter et Saturne décrivaient des circonférences appelées épicycles^ dont les centres décrivaient eux-mêmes autour de la Terre des circonférences appelées déférents.

Les lois du mouvement étaient celles-ci :

V Les rayons des déférents de Mercure et de Vénus devaient toujours être dirigés vers le Soleil.

2* Les rayons menés de Mars^ Jupiter et Saturne aux centres de leurs épicycles respectifs devaient rester toujours parallèles à la ligne joignant le CENTRE DU SoLEiL à la Tcrrc.

Nous ne chercherons pas à démontrer si, à l'aide de ces lois, on peut expliquer les mouvements apparents des astres tels que nous les voyons; nous ferons seulement remarquer que, dans ce système, les lois du mouvement indiquent déjà l'influence du Soleil sur les autres planètes.

Fig. 210.

Ce système, combattu par Pythagore et Aristarque, est tellement encombré d'erreurs, qu'il ne souffre même pas maintenant la discussion; et ces lois du mouvement qui n'ont pas de raison d'être, ne furent admises pendant longtemps par les anciens, que parce que le préjugé en faveur de l'immobilité de la Terre était trop enraciné dans l'esprit humain et trop

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