NOTIONS HISTORIQUES SUR LA CÉOIIÉTRIE CÉLESTE
conforme à rapparence, pour y substituer une vérité que le génie seul devinait.
379. Système de Copernic. — Copernic, dans son ouvrage : Des révolutions célestes, suppose les planètes et la Terre circulant d'Occident en Orient autour du Soleil, et la Terre emportant la Lune dans son mouvement, ainsi qu'on le voit figure 2i0.
Seulement, pour expliquer les irrégularités des mouvements du Soleil et des planètes^ il emploie encore des épicycles et des déférents.
Il supposait aussi à la Terre trois mouvements :
1<» Le premier ayant lieu autour de son axe dans l'espace d'un jour, d* Occident en Orient;
2" Le second, de translation autour du Soleil, d'Occident en Orient;
3' Et enfin, le troisième, d'Orient en Occident, afin que l'axe de la Terre, dans son transport autour du Soleil, restât toujours parallèle à lui-même. ,
Fig. ili.
Ce troisième mouvement avait pour but de mettre d*accord son système avec les idées admises alors, qu'une sphère ne pouvait pas tourner
. autour d'un centre sans présenter toujours à ce centre le même hémisphère.
380. Système de Tycho-Brahé. — Dans son système , Tycho-Brohé revient; pour ainsi dire, à celui de Ptolémée^ en supposant la Terre immobile au centre du monde (fig. 21 1 ).
D'après lui, toutes les planètes circulaient autour du Soleil (TOcciderU en OrierU^ et le Soleil tournait lui-même autour de la Terre d'Occident en Orient, autour de laquelle se mouvait directement la Lune.
C'est donc à Kepler que revient la gloire d*avoir véritablement constitué la Géométrie céleste. En reprenant les idées de Copernic, mais en supprimant le troisième mouvement de la Terre, ainsi que le système des épicycles, Kepler reconnut, après un grand nombre de tentatives qu'il a rapportées en détail dans son ouvrage : De Stella Martis, et dont od trouve un exposé dans l'Histoire de l'astronomie moderne de Delambreei dans l'Astronomie physique de M. Biot, tome V, chapitre iv, que l'orbe de Mars est une ellipse dont le Soleil occupe un des foyers, et que le rayon vecteur de la planète est soumis, dans ce mouvement, à la loi des aires.