‹ Cours d'astronomieChapitre 37 sur 259 · LONGUEUR DE L'ARC DE · texte numérisé non relu

LONGUEUR DE L'ARC DE

£atoUes.

£a mitres.

Pérou

Iode

France et Espagne

Angleterre. .......•.<

Laponie . . .

On voit, d'après ces valeurs, que plus on s'éloigne de Véquateur, plus l'arc de 1* a d'étendue.

On peut de plus constater par ce tableau, au moyen de considérations

to ASTRONOMIE.

analytiques, ainsi que nous l'avons déjà dit, que la loi de variation de la longueur du degré terrestre suit bien la loi de variation qui convient à un arc d'ellipse dont la différence des latitudes de ses extrémités reste constante.

Nous pouvons donc conclure de là que la Terre^ abstraction faite des aspérités de sa surface, affecte à très-peu près la forme d*uu ellipsoïde de révolution aplati.

33. Aplatissement. — On nomme aplatissement de la Terre, le rap^ port de la différence des deux demi-axes au rayon de Véquateur; en appelant p cet aplatissement, a le rayon de Véquateur, b celui des pôles, on

a la relation

M. Puissant a déduit des mesures trouvées sur la longueur de Tare d'un degré,

Depuis, les astronomes Airy et Bessel ont reconnu, par la discussion des mesures anciennes et modernes effectuées en divers lieux de la Terre, que Ton devait avoir à très -peu près

D'après ces mêmes discussions, on a déterminé que le rayon de Vé-

quateur, ou a = 6377398 mètres,

et le rayon polaire, ou b = 6356080

11 y a donc, entre ces deux rayons, une différence de 21318 mètres, c'est-à-dire un peu plus de 5 lieues de i kilomètres.

34. Nous devons signaler que depuis qu'on a multiplié les mesures géodésiques sur la surface du globe, certaines irrégularités se sont préser>tées et ont donné de l'incertitude aux résultats.

Ainsi, en déterminant la forme elliptique d'un méridien, d'après diffe* rents arcs mesurés sur ce méridien, on n'a pas toujours obtenu un accord complet. Telle partie indique un aplatissement différent de celui trouvé en un autre point. Par la même latitude on n'a pas trouvé que l'arc de i*" eût toujours la même longueur; et des arcs de 1* mesurés par certaines latitudes, ont donné des longueurs inférieures à celles d'arcs de 1» mesurés par des latitudes moins élevées.

Les opérations géodésiques faites sur les parallèles ne donnent pas non plus des cercles parfaits, ce qui est contraire à ce qu'on doit attendre de l'ellipsoïde de révolution.

Le lieutenant général russe ScaiBEuT a publié un travail sur la figure

NOTIONS PLOS PRÉCISES SUR LA FORME DE LA TERRE. 29

de la Terre, dans lequel îi essaye de démontrer que beaucoup d'irrégularités observées sont plutôt dues à des attractions locales faisant dévier le fil à plomb, qu'à des erreurs d'observations ou à des irrégularités réelles dans la forme du sphéroïde terrestre.

Ces attractions locales, en faisant dévier le fll à plomb de sa direction ou en changeant la position de la bulle des niveaux adaptés aux instruments d'astronomie ou de géodésie, doivent évidemment produire des altérations dans les mesures efiectuées ainsi que dans les positions géographiques.

Bouclier et La Condamine ont essayé, sans succès, d'avoir égard à Finfluence attractive du Chimboraço; il en a été de même des recherches faites dans l'Inde sur la chaîne de Vffymalaya, Maskeltnb a été un peu plus heureux dans sa recherche de Tinfluence de la montagne Shekallien, en Ecosse; des résultats assez satisfaisants ont été obtenus pour le mont Mimet par le baron de Zach ; pour le mont Cents par Carlini et Plana, et pour V Arthur seat à Edimbourg, dernière recherche faite à ce sujet par VOrdnance survey.

Ainsi qu'on peut le voir, l'influence attractive du relief du terrain n'est pas encore suffisamment prouvée.

Pour justifier l'influence nulle de raymalaya et du Chimboraço, on a été jusqu'à supposer que les flancs des montagnes volcaniques devaient cacher d'immenses cavités, ce qui est en opposition avec les observations du pendule effectuées sur les îles volcaniques de la mer du Sud.

Par compensation, des attractions^ que M. Fatb nomme négatives^ se sont produites dans des pays plats.

' Pour rendre compte de ces attractions, on admet que dans un pays relativement platf des inégalités de terrain moins apparentes, mais trèsétendues en superficie et surtout plus voisines de l'observateur, peuvent produire des déviations sensibles.

Dans les travaux de VOrdnanee survey, en Angleterre, on a eu égard, dans les déterminations des latitudes, au relief du sol visible au-dessus de l'horizon, et l'on a obtenu des corrections, qui ont varié depuis — 4^,55 jusqu'à + T,0^.

D'après ce que nous venons de dire, on comprend que la forme de notre globe n'est pas encore déterminée avec la dernière exactitude, et quels soins minutieux exige cette détermination. Aussi est-ce dans le but d'arriver à une précision que l'on peut maintenant attendre des progrès réalisés dans les sciences d'observations, et surtout de Vemploi de rélectricùé, qae l'Europe entière se couvre depuis quelques années d'un réseau de triangles géodésiques, et que l'on reprend un grand nombre de déterminations géographiques.

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