‹ Cours d'astronomieChapitre 72 sur 259 · TEMPS · texte numérisé non relu

TEMPS

qu'emploie

la petite étoile i faire

une rcvoluUoa

entière autour

de la grande.

DEMI-tiRÀKD AXE

de l'orbite.

cxccirrRicin

de rorbiU.

C d'Hercule

30 ans

^ de la Grande Ourse

a du CeDtaure

?()• d'Ophlucus

Castor

9 de la Couronne

y de la Vierge

Des observations semblables ont fait voir que dans Ç de VÉarvisse^ les deux petites étoiles tournent autour de la grande.

93. A l'occasion des systèmes d'étoiles doubles^ nous croyons devoir dire quelques mots des travaux et des observations auxquels a donné lieu la belle étoile Sirius.

En discutant les observations de cette étoile comparées pendant cent ans aux étoiles des constellations du Taureau^ d*Orion et des Gémeaux, Bbssel constata dans la brillante étoile des oscillations prononcées et extraordinaires autour d*une position moyenne, animée du mouvement propre que nous avons donné (89).

Les astronomes cherchèrent vainement 6 découvrir quelque astre voisin .

de la belle étoile, et causant^ p^r son attraction^ les mouvements observés.

Bessel en conclut alors que lt>s irrégularités observées étaient dues à la présence d'un centre obscur attirant.

Couihattue d^abord par M. Struvb, et par un travail de M. Fuss, Topinion de Bessel sembla confirmée par les résultats auxquels un examen attentif de la question conduisit M. Péters, directeur de l'observatoire d'Aiiona.

Cet astronome démontra en effet que les écarts observés dans la position de Sirius s'expliquaient parfaitement par l'hypothèse d'une orbite elliptique décrite par cette étoile autour du centre de gravité du système formé par cet astre et un autre astre invisible.

M. AcwERs, de Kœnigsberg, M. Safford et enfin M. Schubert, en Amérique, obtinrent aussi eux des résultats qui donnèrent raison aux conclusions théoriques de M. Péters.

Ces résultats augmentèrent la préoccupation des astronomes au sujet de la brillante étoile; cette préoccupation était telle, en 1854, que M. Len&RisR, en prenant la direction de l'observatoire impérial, signala dans son rapport au ministre de l'instruction publique, sur l'organisation de Tobservatoire, le phénomène étrange observé dans l'étoile Sirius.

Pendant huit ans les astronomes ont cherché en vain le satellite de Sirius, enfin le 31 janvier 1862, M. Clark, astronome de l'observatoire de Harvard-Collège, à Cambridge (États-Unis), au moyen d'un objectif de 18 pouces, a pu contempler le mystérieux compagnon de la plus belle étoile du Ciel.

Depuis, plusieurs autres astronomes l'ont aussi observé et ont déterminé sa position relativement à Sirius. L'intensité du petit astre surpasse celle d'une étoile de 1 1* grandeur, il se trouve à une distance de 40",4 environ de la brillante étoile. Il est probable que la non-visibilité de cet astre, jusqu'à l'observation de M. Clark, a tenu à l'éclat extraordinaire de Sirius, à sa vive scintillation et à la petite distance qui sépare les deux astres.

Nous croyons, en terminant, devoir toutefois faire remarquer qu'il se pourrait bien que le petit astre découvert par M. Clark, ne fût qu'une étoile très-éloignée du monde de Sirius et qui n'en est voisine qii'opiique^ ment. Pour qu'on soit bien certain que ce corps céleste est le mystérieux compagnon entrevu par Bessel, il faut qu'une longue suite d'observations iit tiit reconnaître le mouvement relatif des deux astres autour de leur centre de gravité, et que ce mouvement rend bien compte des phénomènes étranges observés dans la marche de Sirius.

DES étoiles considérées EN ELLES-MÊMES.

94. Lorsque l'on veut étudier les étoiles en dehors des mouvements qu'elles peuvent avoir, toutes les observations se bornent à observer :

\i% ASTRONOMIE. — GÉOMÉTUIE CÉLESTE.

i* Vintensité de leur lumière (voir si elle est constante ou si elle est variable);

2" Leur couleur.

Dans la recherche de Tintensité relative et de la couleur des étoiles, on laisse évidemment de côté le phénomène connu sous le nom de scinfil- , lation,

95. On sait que ce phénomène se fait remarquer dans les étoiles par des changements brusques d'éclat et des variatiotis de couleurs constamment répétés.

Arago a attribué ce phénomène à des interférences qui se produisent dans le mouvement vibratoire de Vélher, on raison des retards différents qu'éprouvent les sept rayons de la lumière émanée de 1 étoile en traversant les couches atmosphériques qui sont soumises à des changements continuels produits par la température, la pression et le degré d'humidité de Tair.

La scintillation des astres se produit surtout quand l'atmosphère vient a se charger d'humidité après avoir été longtemps sèclie.

Le phénomène de la scintillation ne se fait généralement pas remarquer d'une manière prononcée sur les planètes^ parce que ces astres présentent un disque h l'œil de l'observateur; chaque point de ce disque ^e comporte comme une étoile, et s*il se produit pour certains points des interférences, les autres brillent de leur éclat ordinaire, c'est-à-dire que les scintillations des différents points du disque éiSLUidiscordantes^ l'ensemble général de l'astre parait ne pas en éprouver.

9G. A l'aide d'un appareil (inventé par Arago) qui opère sur l'image polarisée d'une étoile, M. Laugier a déterminé les intensités relatives de plusieurs étoiles, dont voici quelques-unes :

L'intensité de Sirius étant. ^000

Celle de a de la Lyre est C17

a de l'Aigle 430

Procyon 445

Hiael 439

VEpi. 310

Béteigeuse. kW

Aldébaran 220

97. L'éclat de certaines étoiles diminue. — D'après les catalogues trèsanciens comparés aux catalogues modernes on peut voir que certaines étoiles qui étaient représentées par <x le sont par p; toutefois, les observations antérieures n'ont pas été faites avec assez de soin, et le temps écoulé n'est pas assez considérable pour pouvoir conclure d'une manière certaine la variation ou la permanence de l'intensité de la lumière de ces étoiles.

Crpendanty d'après la remarque très-ancienne d'Hipparque qui vivait liOans avant notre ère, établissant que l'étoile du pied de devant du Bélier est belle ci remarquable^ quand de nos jours cette étoile est de quatrième grandeur^ on 'est en droit de conclure que l'éclat de certaines étoiles diminue.

98. Véclat de certaines étoiles augmente. — De même, en se fondant sur le nom A'Alcor (difficile à voir), que les Arabes donnaient à C de la Grande-Ourse, étoile actuellement très-visible^ on peut supposer qu'il y a des étoiles dont Vintensité augmente avec une grande lenteur.

99. Étoiles perdues. — D'après Herschel, la neuvième et la dixième du Taureau^ étoiles de sixième grandeur, se seraient complètement éteintes.

La 55« d'Hercule, insérée dans le catalogue de Flamsteed comme une étoile de cinquième grandeur, était vue le 10 octobre 1781 par W. Herschel qui la notait rouge; le 11 avril 1782, Herschel Tapercevait encore; le 24 mars 1791, elle avait complètement disparu et depuis, malgré des essais répétés, on n'en a pas trouvé de trace.

Ainsi, la 55* A' Hercule a disparu.

100. Étoiles changeantes ou variables. — Il y a des étoiles dont l'éclat change périodiquement.

Le temps de la période est plus ou moins grand. Voici la liste d'un certain nombre d*étoiles variables, dressée par M. Argelander et que nous extrayons du Cosmos de M. de Humboldt, t. III, p. 197.

?iOHS DES ETOILES*

0 Baleine. .

> Penee. .

Z Cygne. .

30 Oydre. .

R du Lion.

Il L'tigle. .

? Lyre. . .

i Cqdiée..

« Bercule. .

R Couronne RÉciL . .

R Vierge. .

RYeneaa.

R Serpent.

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