CHAPITRE X
1. Géxérauirés. — Les Nébuleuses Spirales étaient, avec les nébuleuses à raies brillantes, qualifiées d'irrésolubles par les astronomes du dernier siècle. En fait, bien que leurs spectres les rapprochent des amas globulaires, et qu’elles soient, elles aussi, formées de myriades d'étoiles — en plus grand nombre encore — aucune d'elles n'a jamais été entièrement « résolue » : les plus puissants instruments n’y révèlent guère, à part quelques exceptions, qu'une sorte de brouillard vaporeux où apparaissent des spires semées de nodosités assez mal définies. La solution probable des problèmes soulevés par ces astres a pourtant fait de grands progrès dans ces dernières années (1) : beaucoup de points mystérieux n’en subsistent pas moins.
Comme plus grand diamètre, les nébuleuses spirales peuvent atteindre 1°30° : tel est le cas pour la Nébuleuse d'Andromède (M. 31), en apparence la plus vaste de toutes (PI. XLIT). Leur forme est généralement ovale et plus ou moins aplatie, suivant l'angle sous lequel nous les voyons : celles qui n’offrent pas ce caractère sont soit très faibles, soit selon toute probabilité vues par la tranche. Au centre, on aperçoit d'ordinaire un noyau de matière laiteuse de laquelle, aux deux extrémités d’un même diamètre, émanent deux spires — et presque toujours deux seulement — qui peuvent ensuite présenter des bifurcations. Des nodosités
(4) Consulter notamment sur tout ceci : K. Luxpmark, The Relations of the Globular Clusters and Spiral Nebulæ to the Stellar System, ÆungL. Svenska Vetenskapsakademiens Handlingar, t. LX, no 8, 1919. — Et aussi: Russezz, Ducan, Srewarr, Astronomy, t. Il, Boston, 1927 (déjà cité).