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plus ou moins floues parsèment çà et là les spires que sillonnent en mème temps des trainées obscures. Ces trainées sont dues vraisemblablement à une matière nébulaire tout à fait analogue à celle qui constitue les trous noirs de la Voie Lactée : l'aspect des nébuleuses vues par la tranche, telles que celle de la Chevelure de Bérénice (H. V 24) et qu’une raic longitudinale semble partager en deux (PI. XLID), suffit à justifier cette induction.
Parfois, comme dans la Nébuleuse des Chiens de Chasse (M. 51) (PI. XLIV), un noyau secondaire termine une des spires : on à même bâti là-dessus une foule d’hypothèses d'autant plus hasardées que le fait lui-même est loin d’être général. La forme des spires ne saurait malheureusement sé prêter à une étude précise : tout ce qu'on peut dire c’est qu’elle n’est pas incompatible avec l'idée d'une spirale logarithmique (1).
2, NOMBRE ET RÉPARTITION DES NÉBULEUSES SPIRALES. — Les amas globulaires et les nébuleuses à raies brillantes ne dépassent guère la centaine ; Les nébuleuses spirales se comptent vraisemblablement par millions. M. H. D. Curtis (2) à évalué le nombre de toutes celles qu’on trouve sur les clichés pris au « Crossley Reflector » de l'Observatoire Lick (36 pouces) (PL. XLV), de 1898 à 1918 : il en a conclu que, dans tout le Ciel, 700.000 nébuleuses au moins peuvent être photographiées avec un instrument de cette puissance, et très probablement plus d'un million. 11 y en à sans doute davantage encore de plus faibles : sur tous les clichés à longue pose, on trouve une foison de petites nébuleuses et presque toutes apparaissent spirales dès qu'on y regarde d’un peu près. Ges nébuleuses constituent donc dans l'Univers un phénomène d’une extrême généralité.
(1) E. von per PauLen, As{ronomische Narhrichten, t. 188, 1911. n°0 4503, p. 249. — Dans ces derniers temps, on à cherché à rendre compte (?) de la forme spirale observée en admettant, dans la loi de l'attraction, un terme en 1/Vr qui, se superposant au terme principal A/r?, ne serait sensible qu'aux très grandes distances (J.-H. Jeans, The Observatory, t. XLVII, 1924, p. 42).
(2) The Adolfo Stahl Lectures (cité ailleurs), p. 95.
Leur distribution sur la sphère céleste n’est pas moins remarquable. Contrairement aux autres nébuleuses, contrairement aux amas globulaires, les Spirales semblent fuir la Voie Lactée. Ellés sont d'autant plus nombreuses, en apparence du moins, que les étoiles sont plus rares et c’est vers
Fig. 203. — Fréquence des petites nébuleuses au voisinage du Pôle galactique boréal. — Région 12 h. 55 m. -L 28030 ; aire figurée :
38' X 39’ (H. D. Curtis, Observatoire Lick).
les pôles galactiques qu'on en voit le plus, surtout aux abords du pôle galactique boréal, dans la Chevelure de