‹ Cours d'astronomieChapitre 20 sur 157 · PLANCHE VI · texte numérisé non relu

PLANCHE VI

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2. INTERPRÉTATION DES RAIES SOLAIRES. — Nous avons vu (1) que le spectre solaire, longtemps énigmatique, avait reçu dans son ensemble une explication grâce à la loi de Kirchhoff : on y a reconnu les effets de l'absorption d’une couche de gaz relativement froids, entourant une source plus chaude à spectre continu, appelée « photosphère » et qui n'est autre, en apparence du moins, que la surface brillante du Soleil, où se manifestent Les taches et les facules.

La preuve de cette interprétation doit pouvoir se faire en plaçant la fente du spectroscope tangentiellement au bord de l’image solaire étudiée, de facon à isoler le spectre de la couche absorbante (fig. 42) : on doit alors voir apparaitre brillantes toutes les raies sombres de Fraunhofer. —.

Cest bien ce que l’on constate (PL. VI). L'observation est relativement facile pour certaines raies très intenses, dites «chromosphériques » ; elle est moins aisée pour la plupart des autres. Ceci nous montre que, dans l’atmosphère solaire, il faut distinguer en gros deux couches, la Chromosphère, dont l'épaisseur s'élève à 10 ou 12”, soit 8 à 12.000 kilomètres et la Couch Renversante, beaucoup plus mince semble-t-il, 1" peut-être, soit 700 ou 1.000 kilomètres ; l'étude de cette dernière n’a longtemps été possible qu'aux éclipses, un peu avant le 2° contact ou après le 3°, pendant les courts instants où la Lune ne laisse subsister du disque solaire qu'un croissant très délié (fig. 60, p. 178). Aujourd'hui cependant, grâce aux puissants instruments modernes qui donnent des images du Soleil atteignant 42 centimètres de diamètre, l'expérience du renversement simultané de toutes les raies de Fraunhofer (et non plus seulement des raies chromosphériques) peut s'effectuer en tout temps (2).

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