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C. (/ntensile Courant U

Fig ."85:

son, croitre la, force horizontale et décroitre La force verticale ; 1à, la déclinaison croît alors que les deux composantes de la force décroissent toutes deux, ete. D'un endroità l’autre, les débuts diffèrent ; mais, en un même lieu, ils se ressemblent et, point capital, simultanés sur tout le globe (2), ils ne dépendent pas de l’heure ni de la saison. La cause directe des perturbations parait donc être liée à la Terre et tourner avec elle.

D'autre part, les troubles des courants telluriques accom-

(1) W. Ecus, Monthly Notices, t. LXV, 1905, p. 520. a

(2) Au moins dans les limites de précision des observations (+2 min.) — Voir là-dessus : L. Ronés, Terrestrial Magnetism, t. XXVIIL 1922, p-41617

LES PHÉNOMÈNES ÉLECTROMAGNÉTIQUES DANS LE SOLEIL 271 pagnant foujours les perturbations magnétiques, on s'est depuis longtemps demandé s'ils étaient engendrés par elles

ou au contraire s'ils en étaient la cause. Dans le premier cas,

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t étant l'intensité du courant ét H celle du champ magnétique Ne DAC , dH LR \ perturbateur, à serait proportionnel à 5 dans le second, à

H tout simplement. La première hypothèse était autrefois

Pre © COURS D'ASTRONOMIE

presque universellement adoptée : elle exigeait que la courbe tellurique fût, partout et toujours, fort différente de la courbe magnétique correspondante, pour cette excellente raison. qu'une fonction quelconque ct sa dérivée par rapport à la variable indépendante n’ont en général pas du tout la mème allure (fig. 85).

Or cette hypothèse est fausse (1). Dans le cas en effet où les lignes telluriques servant aux observations sont convenablement installées et orientées, les courbes des deux phénomènes, tellurique et magnétique, sont parallèles, ce qui

Courant élurigue

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Fig. 87. — Direction relalive du courant tellurique et du champ troublant relevé sur une série de courbes magnétiques.

suffit à montrer leur proportionnalité (fig. 86). De plus, on peut constater, par une étude appropriée, que le champ: magnétique perturbateur est sensiblement perpendiculaire à la direction du courant tellurique troublant et que son sens (à gauche du courant) est bien celui qui répond à la loi d'Ampère (fig. 87). — On est donc en droit d'affirmer que les perturbations du courant tellurique font naître celles du champ magnétique terrestre de la même manière qu’un courant élec-

(1) J. Boscer, Journal de Physique, 5e série, 1. II, 4912, p. 877. — Et aussi : 7raité d'Electricité Atmosphérique et Tellurique, publié sous la direction de M. E. Mararas; 3e partie : Les Courants Telluriques, par J. Boscer (Paris, 1924, Presses Universitaires de France).

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trique dévie l'aiguille aimantée dans l'expérience classique d'Oersted. ,

Et ces courants telluriques, ils suivent de préférence, dans le sol, ainsi qu'on pouvait s’y attendre, des trajets déterminés. principalement par la nature géologique des diverses régions (1) : de là la direction privilégiée, dont nous par- lions tout à l'heure, des mouvements brusques de début particuliers à chaque station.

. 11. HYpOTRÈSES SUR LES CAUSES DIRECTES DES TROUBLES TELLU— RIQuES. — Les courants telluriques sont donc les causes directes des orages magnétiques : ils jouent vis-à-vis d'eux le rôle de relais. Reste à savoir comment le Soleil peut engendrer ces courants ou plutôt Les faire varier. Là-dessus. il faut le dire, nous sommes encore dans l'ignorance et nous en sommes réduits aux hypothèses. Il se pourrait, par exemple, qu'un déplacement très rapide de matière électrisée dans le Soleil, tel qu'une protubérance, induisit dans l’immense circuit qu'est un grand cercle terrestre un courant sensible, sans que la force magnétique directe due à l’éruption le fût : le calcul est facile et il montre que l’idée est d'autant plus admissible que, dans un vaste circuit, le flux embrassé, dû à un champ faible, peut être très grand.

Il se pourrait aussi que les électrons et les particules chargées négatives venues du Soleil qui, affiuant vers les pôles magnétiques, y provoquent les aurores boréales, aboutissent dans le sol, en y faisant naître des courants telluriques intermittents, comme les aurores boréales ellesmêmes, et soumis aux mêmes périodicités.

Quoi qu'il en soit, l’agent immédiat des orages magnétiques se trouve sous nos pieds, à quelques mètres de nous et non pas dans le Soleil, ce qui suffit à tourner l’objection de Lord Kelvin. Il n’en reste pas moins, dans l’ordre d'idées que nous venons d'aborder, bien des problèmes passionnants à élucider.

(1) J. Boscer, Thèse de Doctorat, 1912, p. 65 (Paris, Gauthier- Villars).

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