PRATIQUE JOURNALIÈRE; HEURE ET COLATITUDE
Observation de midi.
Dans la pratique, on observe la distance zénithale du Soleil, non pas au moment précis de son passage par le méridien continuellement variable du navire, mais à l'instant de sa culmination, c'est-à-dire à celui où il atteint sa plus grande hauteur. Alors le Soleil cesse de monter; il se meut pendant quelques instants parallèlement à l'horizon avant de commencer à descendre. L'observateur, ayant mis d'avance en contact l'image doublement réfléchie du Soleil avec l'horizon de la mer, doit manœuvrer la vis de rappel de son sextant de manière à maintenir ce contact pendant que le Soleil s'élève ; il est donc averti de l'instant de la culmination par ce fait seul qu'il n'a plus aucun mouvement à faire pour maintenir les deux images au contact, et c'est le moment qu'il saisit pour faire la lecture de la hauteur angulaire.
202 CHAPITEE XXVIIl. — PRATIQUE JOURNALIÈRE.
A la vérité, cet instant n'est pas exactement celui du passage du Soleil au méridien, et la relation l=:d — Zm ne lui est pas rigoureusement applicable ; mais Terreur est assez petite , comme nous le verrons plus loin. Il suffira donc, pour obtenir X, de tirer de la Connaissance des Temps la valeur de ^ qui répond à Theure de l'observation, qu'on aura eu soin de noter. Voici un exemple. Le lo avril 1878, à 2^3'"4o', temps moyen de Paris, on a observé la culmînation du Soleil et obtenu, toutes réductions faites pour la réfraction, la parallaxe et le demidiamètre,
z = 37.11,7 La Connaissance des Temps donne pour cet instant . . J" ^ 8i .07,8 d'où X = 44-4<>>ï
Le grand avantage de cette simple observation est d'être indépendante de Teslime. Le seul élément étranger à Tobservation est Theure de Paris qui nous a servi à calculer la valeur de S. On a vu qu'il n'y a rien à craindre de ce côté. Nous examinerons de plus près ces résultats.
Détails relatifs aux climats.
Plusieurs cas se présentent suivant les climats ; mais il n'y a jamais d'ambiguïté, pourvu qu'on note si la culminalion a été observée au sud ou au nord du zénith, c'est-à-dire par A = o ou A = iSo"", au-dessus ou au-dessous de la ligne des pôles, c'est-à-dire par M=zo ou M= i8o° : les deux équations [a] et ( 6 ), d'où z doit ressortir positif et <; 1 80", lèvent tous les doutes. Dans l'exemple précédent, l'observation ayant été faite au sud du zénith et au-dessus de la ligne des pôles, on avait A = 0, .H = o. Les équations [a] et (6) se réduisent à
C0S2m = COS ((? — >),
sin z,n = sin ( ^ — /. ) ; donc Zm=^S — A.
Si l'observation avait été faite au nord du zénith et au-dessus
DÉTERMINATION DE l'hEURE. 203
de la ligne des pôles, nous aurions A = 180°, ^H = o, par suite
COSZm= COS(^ — >),
— sinZfn = sin (^ — ^) ; donc Zm = ^ — ô.
De même, si Tobservalion avait été faite au nord du zénith et au-dessous du pôle, on aurait A = 180*», M = 180°, et par suite z^z^S-^h Enfin, si le Soleil avait été observé au sud et audessous du pôle par A = o, M=z 180°, on aurait
Par exemple, le 3o novembre,
o , Zm= 30.19