ANALOGIES DE DELAMBRE ET DE NEPER
De même, pour le groupe (5), en posant A-4- B -+- C = aS (*),
a I — cosS
Scos(S — Aj
B)cos(S — C)
/s ] . ^ / — cosScosfS — B)
(9) i^ng-=i/ ë K^ i^ ?rr'
c I — cosScos(S — C) ^^2- VcosiS — A)cos(S — B)'
Comme les angles et les arcs n'alleignenl pas i8o® dans un triangle, leurs moitiés n'atteignent pas 90° et leurs lignes trîgonométriques sont toutes positives; on a donc supprimé le signe — devant les radicaux.
Analogies de Delambrje et de Neper.
Écrivons ici les deux premières analogies des sinus (2),
sina sinB = sin6 sinA, sin^ sinC = sine sinA,
Combinons-les par addition et soustraction en remplaçant les sommes ou les différences de sinus par des produits; nous aurons
(10) sin- cos- sm cos = sm— cos— sm cos ?
, , .a rt'.B — C B-hC .A k . b — c b -¥-c
(11) sm - cos - sin cos = sm - cos — sm cos •
(*) En posant A-*-B-*-C — 1 80* = a E = excès sphérique , on a, pour le groupe (9), la forme
, o /sinE »\n( \ — E) a /si 11 (H — l!.;sin(C — E)
sin- = 4/ . ^ . .. — » cos- = i/ u i »
'i Y sinbsiuC 'J y siubsiuL
et par conséquent
a / biiiEsiii(A — E)
^"e- = Y 5iu;B — E;8in(L —
(*) Analogie signiHait autrefois /ro/iorno/z. Ce terme n'est plus guère employé qu'en Trigonométrie.
Ces équations, décomposées en facteurs, donnent immédiatement les analogies de Delambre :
,. .a B — C .A.^H-c (12) sm- CCS = sin— sin j
, «, rt . B H-C A h — c (i3) CCS- sin = CCS— ces >
,,, .rt.B — c k . h — c (i4) sin- sin — ces— sin ?
/-, a B-hC .A b -^c ( 1 5 ) ces - ces = sm — ces •
Les analogies (12) et (i3), multipliées membre à membre, reproduisent (10); ( 1 4 ) et ( 1 5 ) reproduisent de même ( n ) . Pour montrer la légitimité de cette décomposition en facteurs de l'équation (10) ou pour vérifier l'équation (12), par exemple,
remplaçons-y les sinus et cosinus des angles— 5 ~t — par
Je J* ^
leurs expressions en fonction des côtés; si l'équation (12) est juste, elle devra se trouver par là réduite à une identité. Or elle devient, après cette substitution,
. a /sin2.ysin(.v — />)sin(.v— <?) . a /sin*(.y— «)sin(.'
>in - 4 / T—z : — 7 — ; h Sin — 4 / r-^ :
2 Y sin^^/smo smc 2 y sin^^si
sin 6 sine
/sin(.v
. b -^ c /sin(.v — ^)sin(A- — c)
= sin i / -. — -j — ; 5
sin^^smc
équation qui se réduit, par la suppression des facteurs communs aux deux membres, à
sm- ,
- — [sm^-h sin(^ — a]\ = sm ?
ou à l'identité
. b -^ c sm I .y I = sin •
;in(..-^) =
Les analogies de Delambre ne peuvent servir à la résolution des triangles, puisque chacune d'elles en contient les six éléments; mais, en les divisant deux à deux, on obtient les analo-