CHAPITRE VII. — LES CHRONOMÈTRES
ressort, dans les deux parties où il dévie de la forme hélicoïdale pour aller s'encastrer en haut dans le pont du balancier, en bas dans le corps du balancier lui-même, certaines formes géométriques que l'analyse fait connaître et que Tart réalise avec une grande perfection. Quand ces courbes terminales sont bien exécutées, les réactions que les parties encastrées exercent sur la lame se réduisent à un couple, et la figure du ressort, hélicoïdale à rétat de repos, reste encore hélicoïdale dans ses contractions et dilatations successives à Tétat de mouvement. Le centre de gravité du spiral oscillant ne cesse pas de coïncider avec son axe. Enfin les réactions latérales des pivots sont nulles; en d'autres termes, les pivots n'ont aucune tendance à exercer une pression latérale contre leurs supports. Tous les chronomètres construits en Suisse le sont d'après ces principes.
Réglage des chronomètres.
Un chronomètre doit battre à très peu près 86 4oo» par jour solaire moyen. S'il en bat 86400 — /n, /n est le retard diurne ou la marche diurne du chronomètre. Cette marche m doit toujours être réduite à un petit nombre de secondes. Pour obtenir ce résultat dans une horloge, on fait varier peu à [peu la longueur / du pendule. En effet, la durée i d'une oscillation d'un pendule de longueur /est, en secondes de temps moyen,
g étant l'intensité de la pesanteur au lieu considéré ; v est un nombre constant; g ne varie pas tant que le pendule reste au même lieu : il suffit donc d'agir sur /, de le raccourcir si Thorloge retarde, de l'allonger un peu si elle avance, jusqu'à ce qu'enfin m soit réduit au point jugé convenable. Cette opération est si simple, qu'il n'est pas besoin d'un horloger pour l'exécuter.
Quant aux chronomètres, la durée d'une oscillation est
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