‹ Cours d'astronomie nautiqueChapitre 99 sur 199 · CONVERSION DES RUMBS DU COMPAS EN AZIMUTS · texte numérisé non relu

CONVERSION DES RUMBS DU COMPAS EN AZIMUTS

Pour passer de Tazimul magnétique à l'azimut astronomique A, il faut connaître la déclinaison D de Taiguille aimantée. Celle-ci est notée sur les Cartes marines ou donnée par des Cartes spéciales. Elle varie d'une région à l'autre; elle est tantôt orientale, quand la pointe nord de l'aiguille se tient à Test du méridien astronomique, tantôt occidentale, suivant les climats. Lorsque cette déclinaison est notée comme orientale sur les Cartes, la pointe sud que nous considérons ici s'écarte à l'ouest; D est donc un azimut positif et doit être ajouté à tous les azimuts au compas. Alors, M étant l'azimut magnétique et A l'azimut astronomique, on aura

A=M-hD,

D prenant une valeur négative quand la déclinaison est occidentale.

La dérive d est dans le sens où croissent les azimuts si la houache est relevée à bâbord. L'angle de route est donc donné

•par

d prenant une valeur négative quand la dérive est à tribord. - Mais, les boussoles étant placées sous l'influence du fer du navire, l'aiguille subit une déviation ô par rapport au méridien magnétique. Il y a donc à distinguer entre l'azimut magnétique donné par la boussole ou M' et l'azimut magnétique vrai M. Posons M— M' = ô; l'angle de route sera

Représentons par e, e', e", z'" les erreurs probables de ces quatre quantités ; celle de V sera

Il faut donc déterminer chacune de ces parties constituantes de l'angle de route avec le plus grand soin, afin de réduire au minimum l'erreur finale.

Quant aux erreurs propres de la boussole comprises sous le signe ô, elles proviennent de causes diverses, géométriques, mécaniques et physiques, que nous allons examiner.

igo CHAPITRE XX. — BOUSSOLE.

Conditions géométriques.

1® Ligne de foi, — Cette ligne doit être dans le plan vertical passant par Taxe du navire. Si son plan fait un angle a. avec ce dernier, les indications de Tinstrumenl seront affectées de l'erreur constante a.

2*» Excentricité du pivot. — Le pivot doit répondre au centre des divisions de la rose. S'il en est autrement, désignons pard son excentricité, par r le rayon de la rose, par /x la division de la rose qui répond au rayon passant par le pivot; les lectures

faites à la ligne de foi seront affectées de l'erreur - sin (M' — fx).

3° Inclinaison de la rose, — Si le plan de la rose fait l'angle i avec l'horizon, les angles seront affectés d'une erreur

tang2-sin2(]Vr — y), y étant la division qui répond à la trace

horizontale du plan de la rose.

La réunion de ces trois erreurs donne

M = M'-+-a-h -sin(M'— tx) h- tang2-sina(M' — 7),

relation qui s'écrit aussi sous la forme

M = M'-+- 5c -h f^sinM'+ycosM'-i-y. sin 2 M' -4- s ces a M'.

La première erreur se corrige par un déplacement de la boîte dont la surface interne porte la ligne de foi; la deuxième en lisant la direction sur la rose à l'aide de deux lignes de foi diamétralement opposées ; la troisième exigerait quatre lignes de foi équidistantes, et par conséquent quatre lectures, dont on prendrait la moyenne. Ces causes d'erreurs ne sont pas toujours négligeables. Un petit déplacement de la ligne de foi de -^ du rayon de la boîte donnerait à la première une valeur de 3438' X roô > ou de 34' . Une excentricité du pivot équivalente à p^

du rayon de la rose donnerait à 3438 - une valeur de 34'; une inclinaison de 10° donnerait au coefficient 3438' tang^- une

CONDITIONS GÉOMÉTRIQUES. — CONDITION M)^CAMOrK« \\)\

valeur de ^7'. Il faut donc avant tout s'assim^r {\{\o lu llgno do foi coïncide bien avec l'axe du navire, que le pivot osl hton uu centre des divisions de la rose, et que le plan do collo-ol no s'écarte pas trop de l'horizontalité.

Condition mécanique.

Il faudrait, pour que Taiguille aimantée prît constommont lu direction du méridien magnétique malgré Ioh inouvoninntH donl le navire est animé, que son centre de gravité coïncidât oximîtement avec le point de suspension. Olle condition n'enl piiH remplie en général, car, pour maintenir l'aiguilhî horlzonluln malgré Taction magnétique du globe^ (jui tend u faire plongrtr en bas l'extrémité nord sur notre hémisphère, il faut lui «impliquer un petit contre-poids qu'on fait gliHHcr de pluH en pluH vers l'extrémité sud à mesure qu'on »e rapproche du pAle magnétique boréal. Lorsque, Faiguille étant au repoH et diH^é^t dans le méridien magnétique, le navire H4* met en munttui iinttn un sens plus ou moins oblique au méridien, h partie mfi oh m trouve le petit conlre-poîdi$ tend à <^; rt»ui^(*r à yop\f4miUt d« In marche, à peu prés cfintntf* le ferait une ^rhtu^iUt tUi UH%\fH ftn rabsence de tout s<>uffle d'aîr, tn ne revient k .^» p4f^HUm tthr* maie que lorsque le régjiwe de iïwrr;be nmUfrtnft e*t éi^hii, H en résulte, à chaque %^miuru 4ft utf^^^t^ i* fihst$\HH tmtimnUt^tf des oscîllatioiis ^étt^^uU^. Kt* hnU^.f ^ Uk u^^it^, ci^tip^y t'^m^ nuellement de ^r^^f^Hèém^ V^i^ûilH f^i A^i^,^. 4^. ^ Aifp'^^m première d'iuMr uofmhp^. p^?^^^^îi*$iUi^ ^t ^^i^. cf^t^. (<fc¥W^ )<<? c-:^^ d'un tour d'hfmn'm^ ^.ct^mm^ (*'Mm r'jr'jiVyAi t^ t^t^K ^h n^'kn pour la ré^iflailiÎKi<!Ai «ft*^^r r*^i«(ftip<^,.iï ^ :^U i'^aw*: ^f^'t^ ^f^^i^fif^i^ffm qui chanj^ Air s^t^SM: ^Wimd IW ^*»:ïk ^^v !>• ^^1» ^^^^v^^iWjM*»^.- t^ remède est fciiftw .^^uu^^A^ :: [>f»nv 6i;^K^*»n»*r IUiiîf/vii|llUvi< tî^'^. ^^fk^^ un oMMnenl ib mttifr»fi**r f*îi?*»3ï-tUir«* ^v A;*viv>..

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