XII PRÉFACE
pour permettre des observations plus sûres que celles que l’on possède (91). — Enfin, l’étude des planètes fait découvrir, circulant autour de la plupart d’entre: elles, des planèles de second ordre, les satellites (92) : les phases des satellites de l’un de ces groupes permettent une inesure de la vitesse de la lumière, d’où, inversement, une nouvelle mesure de la distance de la Terre au Soleil (93).
Au système solaire appartiennent encore les comètes (94), périodiques ou non, qui donnent lieu à des problèmes analogues de cinématique. Sans doute: sont-ce des débris de comètes ces objets qui, traversant l'atmosphère terrestre. |
4 L] ; SN sv . » ; et y devenant lumineux, ont mérité le nom d'étoiles filantes (95)
[E. — L'étude de l'univers ne peut s2 poursuivre que par un recours à la dynamique, appliquée par rapport à l’ensemble des étoiles (96). Par rapport à ce système la Terre tourne (97), et le calcul est facile des conséquences mécaniques de ce mouvement. Dans le système solaire, la différentiation des équations du mouvement fait apparaitre une loi d'attraction universelle (98) ; inversement, pareille loi fait repasser les planètes, les comètes, les satellites par leurs positions observées, explique la précession, explique la nutation, permet de peser les planètes (99), donne une mesure nouvelle de la parallaxe solaire (100), rend compte des grands balancements semi-diurnes et diurnes de l’océan (101), et montre comment ces déformations de l’océan s'étendent à la terre:
ferme dont la rigidité est comparable à celle de l’acier (102).
IE. — Mais tout ceci s'appuie sur linvariabilité du solide stellaire. Cette: hypothèse est-elle légitime ? L’observateur est donc ramené à l'étude des étoiles : il les classe d’après leur éclat (105); il les groupe en constellations (104). Les méthodes se perfectionnent ; les instruments s’aflinent : des ellipses de: parallaxe stellaire de plus en plus petites sont mesurées, et, par conséquent, les distances d'étoiles de plus en plus éloignées {105). — Cet extrême voisinage de deux, de trois étoiles n’est pas un effet de perspective : elles gravitent l’une autour de l’autre (106). — Le photomètre, mieux que l'œil, décèle: les variations d'éclat. Dans telle constellation, une étoile nouvelle à brusquement apparu (107). — Des nuées lumineuses qui parsèment le Ciel, les unes se résolvent en étoiles au foyer des instruments puissants, mais d’autres restent rebelles (108). La spectroscopie, qui remonte du spectre à la nature de la source:
(109), démontre l’état gazeux de ces objets irrésolubles, les nébuleuses.