Observation de l'azimut
L’azimut d’un point terrestre se détermine en mesurant lPangle entre le vertical de ce point et celui d’un autre point, généralement un astre, dont l’azimut peut être calculé.
Si les distances zénithales des deux points sont connues, on peut mesurer leur distance angulaire au moyen d’un instrument placé dans leur plan et trouver par le calcul cette distance réduite à l'horizon, c’est-à-dire l’angle des deux verticaux. C’est ainsi qu'on opère avec les instruments à réflexion. C’est ainsi qu’on opérait aussi avec le cercle répétiteur, mais sans compter la complicaon qui en résultait pour les calculs et l’obligation où l’on se trouvait de mesurer les distances zémithales, la nécessité de maintenir le cercle dans le plan des objets était cause qu'à chaque pointé nouveau de Pastre 1l fallait déplacer le plan de l'instrument.
Aujourd’hui on a complètement renoncé à l’emploi du cercle répétiteur et on Jui préfère avec raison le théodolite qui effectue mécaniquement la réduction à l’horizon.
Le pointé de l’objet terrestre n’a pas besoin d'explication.
Le pointé d’un astre en azimut s'effectue en suivant l’astre avec le fil vertical, ou encore en notant l’instant de son passage derrière» ce fil. Selon la rapidité du mouvement en azimut, on a recours à Pun ou à l’autre procédé, comme pour la mesure des distances zénithales, pointé quand le mouvement est lent, observation du passage s’il est rapide. Ce dernier cas est celui des observations méridiennes. |
Pour ces observations 1l est encore recommandé de pointer alter: nativement les deux bords des astres, du Soleil notamment, parce que cela dispense de calculer la valeur azimutale du demi-diamètre, ce qui exige la connaissance de la distance zénithale. Mais alors 4l est nécessaire de procéder systématiquement et d’une manière très régulière, comme nous l’indiquons plus loin ($ 115). La méthode Liais pour le pointé au centre est aussi applicable.
Toute mesure d’angle revient à la détermination de la différence entre deux directions. La lecture du point zéro n'étant pas plus facile que celle de tout autre point de la graduation, il est complètement inutile de s’assujettir à avoir cette lecture pour une des directions observées, on n’y gagne qu’un supplément de travail. Pour s'assurer que linstrument n’a pas bougé et mesurer au besoin la valeur du déplacement qu'il a subi, il suffit, avons-nous dit, de vérifier de temps à autre le premier pointé par retour au point de départ, quand il s’agit d'angles horizontaux; le niveau remplit le même office pour les distances zénithales. Nous recom= manderions volontiers aux constructeurs de ne pas faire la gra= duation des cercles verticaux en choisissant pour origine, soit des hauteurs, soit des distances zénithales, la division zéro; la recüfication n'étant jamais parfaite, cela peut donner lieu à une ambiguïté relative au sens de la correction, ou induire en erreur l'observateur en Jui faisant croire que ses lectures représentent sans correction la hauteur ou la distance zénithale, selon le cas. Aucun instru ment ne peut étre supposé rectifié par construction, il faut toujours vérifier ses corrections. Pour le cercle méridien même, il est aussi simple d'employer une colatitude conventionnelle, relative à la position du zéro par rapport à l'horizon, cela ne complique pas les calculs. Pour le théodolite répétiteur, où la mise au zéro est très facile, on peut la faire, ce qui facilite le calcul en épargnant
une soustraction. Nous rappellerons à ce propos les considérations exposées au paragraphe 53 suriles lunettes d’épreuve.