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Résumé

En insistant comme nous l’avons fait sur le calcul des erreurs instrumentales, notre but était de montrer qu'il est bon de suivre toujours la pratique des observatoires, laquelle consiste à déterminer les corrections dont les observations ont besoin, et de ne jamais supposer un instrument]|bien rectifié et sans erreur. Mais nous avons surtout voulu bien établir les causes d'erreurs, afin que Pobservateur soit à même de les éliminer dans la mesure du possible par la combinaison des observations entre elles.

Deux principes dominent toute la question : nous allons les rappeler brièvement.

1° Erreurs de graduation. — Dans un instrument bien con- Struit, ces erreurs, sans être négligeables, sont systématiques, c’està-dire que l’erreur est une fonction continue de la lecture. D'autre part, la plupart des observations sont destinées à donner non des résultats absolus, mais des différences : différence entre la verticale et une étoile, différence entre deux méridiens, différence d’azimuts. Il suit de là que même avec une graduation imparfaite on peut obtenir de bons résultats en faisant toujours intervenir des angles de même grandeur. Ainsi, pour obtenir la marche d’un chronomètre, on observera à plusieurs jours d'intervalle le même astre à la même distance zénithale. Pour avoir une bonne colatitude, on Observera des astres également distants du zénith, l’un au Nord, Pautre au Sud (principe des hauteurs correspondantes, etc.).

20 Ceci nous conduit au second principe : celui du croisement et de la symétrie des observations. La plupart des corrections que nous avons calculées changent de signe quand on donne à l’instrument une disposition inverse. La collimation change de signe par le retournement. Il en est de même de l’inclinaison de l'axe horizontal du théodolite, de l’erreur du grand miroir et des verres dans les instruments à réflexion, etc. On élimine donc ces erreurs en observant dans les deux positions de l'instrument et prenant la moyenne des résultats obtenus.

Ainsi, avec le théodolite, quand on observe des azimuts, on devra

toujours opérer cercle à gauche et cercle à droite, que lPinst ment soit centré ou excentrique : avec le cercle à réflexion répé=

titeur, le croisement est le fond même de la méthode, et il devra être accompagné du retournement des verres colorés et des glaces de l’horizon à fluide. La symétrie des observations par rapport aü méridien élimine les erreurs de distance zénithale, en tant qu'elles influent sur l'angle horaire : aux erreurs instrumentales qui dispa= raissent en observant des deux côtés du méridien il faut ajouter les corrections d’ordre physique de réfraction (dans une certaine mesure) et de parallaxe. |

L'’observateur bien pénétré de ces principes trouvera de nom: breuses occasions de les mettre en pratique. Nous aurons soin, en traitant les problèmes spéciaux, de ramener toujours l'attention sur ces applications. Le bon astronome ne se distingue pas seus lement par la perfection des sens, acuité de la vision ou de l’ouïe; habileté manuelle et rapidité d'exécution; ces qualités très prés cieuses pour réduire les erreurs accidentelles, sont d’une importance secondaire relativement à l’aptitude à bien disposer et coordonner les observations, aux fins d’éliminer les erreurs systématiques.

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