Généralités
La latitude, l’angle horaire et l’azimut peuvent se déterminer un lieu quelconque au moyen d'instruments de mesure, sans q y ait à se préoccuper de la position du méridien du lieu à la sui face de la Terre : ce sont, à proprement parler, des détermination absolues ; la verticale et le méridien d’un lieu sont des donnée primordiales. La longitude, au contraire, n’a de sens qu’autant qu'@ la rapporte à un premier méridien, d’ailleurs arbitraire. Les mér diens initiaux les plus usités sont ceux de Paris, de Greenwich, l’île de Fer (méridien conventionnel à 20° à l’ouest de celuid Paris), de San-Fernando, etc. On trouvera dans la Connaissant des Temps les longitudes des principaux Observatoires rapportée A Pans:
Le choix du premier méridien est sans intérêt pour le géograp he Il convient d'adopter celui pour lequel sont calculées les éphémé rides dont on se sert. Pour la détermination des points d’une mêm contrée, il y a tout avantage à choisir un méridien local, auquel® rapportera les lieux voisins.
Puisqu’on sait déterminer l’heure locale, le problème des lon gitudes revient uniquement à connaître l’heure du premier mé dien, dont la différence avec l'heure locale donne. la différence longitude. On peut prendre à volonté la différence des heures sidé rales ou des heures temps moyen, pourvu qu’elles corresponden au même instant physique.
Tout phénomène qui se produit à un instant déterminé et qi peut être observé de deux lieux différents est propre à donneñ différence de longitude de ces lieux. La lumière parcourant longueur égale au rayon terrestre dans l’intervalle de + de second
environ, tout phénomène lumineux peut être considéré commie instantané pour toute la Terre. Tels sont : les signaux de feu, les observations d'étoiles filantes, les éclipses de la Lune ou des Satellites de Jupiter. Telle est aussi, mais à un moindre degré et dvec des incertitudes plus grandes en ce qui concerne l’instantanéité, la transmission d’un signal électrique.
Si l’on dispose d’une horloge dont on connaît exactement à une époque donnée l’état absolu sur le premier méridien et la marche diurne ou variation d'état, on peut en conclure l’heure du méridien de départ pour un autre instant.
On peut enfin déduire l'heure du premier méridien de l’obser- Valion des coordonnées d’un astre dont la position varie avec le temps, et plus spécialement de la Lune.
Tels sont, en résumé, les principes des méthodes que l’on peut employer et que nous allons étudier successivement. Nous ren- Voyons au Paragraphe 22 pour les conventions relatives à la numération des longitudes et à leurs signes.