Mouvement diurne
L’Astronomie appliquée n’a pas à tenir compte des mouvements réels de la Terre, et les définitions dont nous aurons à nous occuper ne se rapportent qu’au mouvement apparent du ciel.
L'observation nous apprend la constance des positions relatives des étoiles dites fixes, au moins dans une certaine mesure. De plus, en quelque point de la Terre qu’on se trouve, les figures formées par ces étoiles et leurs distances angulaires ne varient pas. Cela est vrai en général, en quelque point de l'orbite annuelle de la Terre qu’on se place, et c’est même sur cette hypothèse, admise pour la généralité des fixes, qu’on a basé la détermination de la parallaxe annuelle du petit nombre d’entre elles pour lesquelles celte parallaxe a pu être mesurée. On peut donc considérer les directions qui vont d’un point quelconque de la Terre à une étoile comme constantes, el projeter par suite les étoiles sur une sphère
de rayon arbitraire, ayant indifféremment pour centre un poiat de la surface ou le centre de la Terre. Les astres de notre système solaire se projettent aussi sur cette sphère : mais ils se distinguent des étoiles fixes par leur grandeur apparente mesurable et par leur mouvement relatif. Leur distance ne peut plus être considérée comme infiniment grande par rapport au rayon terrestre : il faut donc une correction de parallaxe pour passer de la direction dans laquelle ils se projettent, étant vus d’un point de la surface, à celle qu'on verrait du centre de la Terre, et qui figure dans les éphémérides.
Le mouvement diurne est la rotation uniforme de la sphère céleste ainsi définie autour d’un axe passant par le centre de la Terre, et coupant la Terre et la sphère céleste en deux points opposés appelés pôles. Le mouvement apparent se fait de gauche à droite pour un observateur placé dans l’axe de la Terre, ayant les pieds dirigés vers le pôle sud et la tête au Nord. C’est le sens du mouvement rétrograde des astronomes. Pour le même observateur, le mouvement direct est celui qui se fait de droite à gauche, tels les mouvements relatifs du Soleil et de la Lune, par exemple. Tel est aussi le sens des mouvements réels de la Terre autour de son axe et autour du Soleil.