‹ Cours d'astronomie pratique, application à la géographie et à la navigationChapitre 68 sur 254 · ME · texte numérisé non relu

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Si la vis du niveau était du côté du zéro, les signes seraient changés.

Dans la pratique, et eu égard à l’approximation que comportent les instruments méridiens portatifs, on peut généralement admettre que les tourillons sont cylindriques et égaux. L’inégalité des tourillons, sielle existait, se reconnaîtrait en faisant un premier nivellement de l’axe dans une position donnée de la lunette, soit cercle divisé à l'Ouest, puis retournant la lunette sur ses coussinets de manière que le tourillon de l'Ouest vienne à l'Est, et inversement, et nivelant dans cette nouvelle position. Il est aisé de voir que les courbes de contact des tourillons avec les coussinets sont des sections parallèles d’une cône à base circulaire; l’axe de ce cône est le véritable axe de rotation de la lunette, et fait avec la ligne des coussinets un angle égal à l'angle qu'il fait avec une génératrice quelconque ; le nivellement donne l’inclinaison, non de cet axe

mais de la génératrice supérieure du cône. Dans le retournement,

$ celte génératrice fait avec sa position première un angle égal à deux fois l’angle double au sommet du cône ou à quatre fois l’inchnaison de l’axe : celle-ci est donc égale au quart de la différence des deux inclinaisons observées ; et, suivant la position du cercle, on ajoutera ou l’on retranchera cette correction au nivellement pour avoir la vraie inclinaison de laxe de rotation. Mais, nous le répétons, cette inégalité n’a jamais une valeur appréciable dans les instruments méridiens portatifs. On peut aussi admettre que les instruments sont assez bien construits pour que les tourillons soient bien des cylindres de révolution.

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