‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838 (volume 2)Chapitre 24 sur 71 · INSTITUTIONS DE CRÉDIT. BANQUES · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS DE CRÉDIT. BANQUES

Comme il est évident que les ressources naturelles d'un pays ne peuvent être exploitées qu'avec des capitaux , et nous n'entrerons pas ici dans une définition nouvelle* des différentes espèces de capitaux , nous avons suffisamment étudié ces questions élémentaires dans l'un de nos derniers cours , il est vrai de dire alors qu'à ressources na-

turelles égales , la supériorité des capitaux donne celle des moyens de production , c'est-à-dire en résultat , la supériorité des richesses.

Mais comme nous l'avons déjà vu , la somme des capitaux que possède une nation n'est nullement déterminée par son territoire ou sa popu- . lation ; elle n'a même aucun rapport avec eux. Ainsi la Hollande dont le sol conquis sur la mer est chaque jour défendu contre elle, pied à pied, avec une courageuse persévérance , la Hollande a été par le génie du commerce et les immenses capitaux dont disposaient ses négociants, à la tête du monde politique; sa marine a fait trembler l'Angleterre, et elle a dicté des lois à Louis XIV; Venise dont les possessions de terreferme n'avaient aucune importance politique, et dont la capitale est au milieu des eaux, a été la maîtresse du monde commercial; de nos jours, certaines villes de Suisse, Genève, Bâle, tiennent dans leurs coffres-forts les destinées d'un grand nombre de nos fabriques et la vie d'une immense quantité d'ouvriers.

En présence de ces grands faits historiques, on est autorisé à dire que pour connaître la mesure des moyens de production d'un peuple , il suffit de connaître avec exactitude les capitaux dont il dispose et son génie ou son aptitude pourjes affaires.

Si nous appliquons ce^principes à la France, nous verrons que, malgré l'importance de son capital écus , plus considérable à lui seul que ceux réunis de l'Angleterre et des États-Unis, elle

semble se trouver néanmoins dans des conditions moins favorables que èes ded* États* D'oè vient cette infériorité ? le veUs en ai déjà, Messieurs , indiqué en partie les eau s es dans ma deriilère lèfom Il y à chea nous un capital coraidé* rable enfoui* càthé, et qui demeuré impro*> ductif; Suf plus de 4 milliards de Numéraire que possède là Francis » il ta'y en a qui deus ak plus en circulation 4 la plus grande partie de l'autre hiBitié est* je le répète, enfouit *t tachée; et ee ne sont pas. Messieurs, &ëulement les classes inférieures qui sent atteintes de cette déplorable et ruineuse manie j elle a gagné lés hommes le* plus honbrableà , je pourrais dire les plus distin-*gués dé nos provinces) tappelea-vous à Ce sujet l'histoire de l'or qui se garde.

C'est là ^ Messieurs > un grand tuai pdur notre industrie , [lotir notre commerce , surtout pour notre agriculture qui a tant besoin devantes ; ce sont des forbes latentes * cachées * lient la puissance est perdue pour nous, et nous est pour ainsi dire inconnue*

Heureusement si le mal dont nous souffrbns est l'ouvragé de nos mains , il est possible de fér* hier lés porteâ au passé > de l'oublier , de rompre &vee lui* et de Concevoir pour l'avenir les plue belles 4 les plus larges et lès plue légitime» espérances. Il nous suffira d'examiner ce qu'il y a

chea nous d'instltutioffs de crédit destinées à doubler les cflpitâUk, à le* mettre à la disposition de eetit qui en ont besoin , et de les comparer à ce qui etiste d'établissements semblables à l'é*

f ranger * pouf éaVoir oe qu'il est possible de faire dairi tiotrë paya tout eu profitait des exemple* que notis teffre l'histoire financière des autres peuples $ pour éviter les édueil* dabtf lesquels ils tout tombés*

Page 1