‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838 (volume 2)Chapitre 30 sur 71 · BANQUES AMÉRICAINES · texte numérisé non relu

BANQUES AMÉRICAINES

Plus habiles que nous, et surtout plus avancés dans l'application des principes économiques, les États-Unis d'Amérique se sont empressés de suivre de leur côté l'exemple de l'Angleterre , et ils n'ont négligé aucun soin , aucune précaution, pour s'assurer les bénéfices qu'Us voyaient leur ancienne métropole retirer chaque jour des banques.

Voici l'état exact des établissements de ce genre qui existent dans ce pays :

Banque centrale à Philadelphie, opérant avec un capital de 187 millions, et ayant en circulation de 5o à 1 00 millions de billets dont le cours est forcé.

Vingt-cinq succursales établies dans les principales villes de l'Union et qui peuvent être augmentées librement par la banque centrale dont elles relèvent.

Ces banques escomptent le papier à deux signatures et à quaite mois, et font des avances

( 57 ) sur métaux précieux. Le remboursement de leurs

billets est exigible à présentation et en or , sous peine, en cas de retard, d'une amende de i p.o/o par .mois et du retrait de la charte d'autorisation. En dehors de l'action du gouvernement de la banque centrale, il existe en Amérique et aiï nombre de plus de 5oo , des banques locales * state* banks , qu'il ne faut pas confondre avec les premières, et qui, établies sur des bases analogues,leur font une véritable concurrence. Cesont dessociétés anonymes autorisées par les législations particulières de chacun des États de l'Union , et dans lesquelles ceux-ci ont pris , dans ces derniers temps surtout, une part d'intérêt, afin d'avoir sur leurs opérations un droit d'inspection et de contrôle qui leur permît de veiller à la sûreté de la fortune publique , que compromettait souvent la mauvaise gestion des directeurs ordinaires.

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