QUELQUES AUTRES INDUSTRIES
Je me bornerai à mentionner succinctement quelques autres industries, qui, pour être fort modestes en apparence, n'en sont pas moins d'une haute importance pour la partie de la population ouvrière de la capitale qu'elles occupent.
La production du cirage s'élève annuellement dans la seule ville de Paris à 3oo,ooo francs; elle n'occupe que 90 ouvriers.
Les objets en caoutchouc sont évalués à i,5oo,ooo francs. C'est là une industrie toute jeune ; elle a de l'avenir ; en Angleterre, elle a fait des progrès incroyables.
La tabletterie produit environ pour a millions ; son importance s'accroît de jour en jour ; elle pourrait espérer de plus prompts développements encore, si elle voulait employer des bois plus variés.
Il se fabrique à Paris 75,000 corsets par an, va-
( 46a) lant de ioàao francs la pièce, ce qui fait environ i million de francé.
La/fabrication des bonnets, des chapeaux , dépasse 5 millions.
Celle dés parapluie* a la même importance. t>n en consomme, à Paris , environ 200*060 par an , ce qui fait, à une moyenne de i5 francs, 5 millions.
La valeur de la fabrication des briquets s'éîAve à 2,200,000 francs; elle occupe 1,060 ouvrier*. Sans être aussi brillante que celle du plaqué, n'est-elle pas tout aussi intéressante?
Je termine, Messieurs ; et ppprUmt j'aurais encore à vous parler machines de toute espèce , crisîtaim, tapi*, librairie,, appareil* eulindires, cartes géographiques, teliyre, papetgrie, peignai boulon*, agrafes* broderie, coutellerie, qqinoaillerie, fer creqa> serrurerie, instruirons de chirurgie, pyrotechnie, bretelle! f jarretière, bibfirçps, cb^ veux, œillftte métalliques! çb^iiffe-piecUi pribles, pluinean*, inMrumens de pécha et de cba*$e, etç. Je renvoie ceux d'entre vpq$ q\Ù veulent suivre cettç étude i
Ail ïhÇTK>J* .f Al*fi D{J CQMMFRGP W DES >UHCtf Aîf-
Disbê que M, GttHtap&in publie en ce moment; Au Rapport de lexposi?jqn (j33A) que vient
de publier M- le toron Pu pin»
Et enfin au Comftb-rï^ndu des produits de
^EXPOSITION DE t'iNDU^TIilfi PARISIENNE, que je
rédige en ce moment.
VlNGt-ClNQUÎÊME ET VlîtàT-SlXlÉtoE
LEÇONS
% 1* On a trop tarifé llgrifctrîtàre , ètté s'est abandotan^e elle même. L'industrie du sucre clç netteraw fait entrer l'agriculture dan» une èrç nouvelle.
Fajts dont l'influence, a déterminé l'exploitation delà betteraye — Qonsomboatibn do sucte sotfs le régime ebtoriiai. Eletatiob des droits et des prix.r- Inconséquence de la législation sur les «a créa.— Apparition thi luire de bettertVes, son fclslofre.— il prodtiit a é fr. atfec le motio* pôle créé par le blocus continental t et à 80 centimes arec \a concurrence. Noinftré croissant des'iabHqfaés tfi auginsniàifen delà production. tas colonies, le trésor al les ports de mer éléfepi des réclamations.-*ïmpdt spécial dfcnlàniJé aux chambrés; «es toeontftaieots.
Services rendu» par l'industrie du fucre de betterayes } l'agriculture et aux feutres industries. Svatétne de t'asaociatiofa appliqué « là cahure tféé batteraTes et « la fabrication du sucre. Af anukea des petites exploit
" tatfâns sur lés grande* usinée. r f
tyamen dos réclamations élevées par \s& colonies, le commerce des ports et lé irésbt. L'inlpèi est inautab et nuira a tout lé inbuSè.
S t*. Projet de Uâ présenté aux chambres par AI. Dtubetel. Il eslçonfoxme aux préceptes (Ttirte saide économie politique. Ltes ëutpnfes et les fabricants de sucre Indigène réclament encore , ils no sont pas fondés à le
Résultats do l'enquête parlementaire faite en taW-Sfi et réponses de» fa* bricants. ♦
Conclusion : taanettioft e*j à la fois industrielle et agricole î quelque} étofcrès sddt. uneote 1 nirè flans la fabrication j nos éataûs sont I
< l'œutre, il faut attendre.
SI, jusqu'ici, »6u# ne nous sommes occupés que faiblement de i agriculture et de ses travaux* cert que, Ale&sieu?* , osite branche importante de Je production nationale n'est pat susceptible d'être appréciée et étudiée comme sdasauirs de l'indmf trie manufacturière et citadine* Abandonnée de tous* négligée par l'administratif» et oubliée par la presse (ed qui est un grand tort, avtaia dont «me part doit retomber sur 1 agriculture-, <jai a ett vo* kmtairanent mise à l'écart et s'est complètement tenue en dehors du mouvement de progrès et d amélioration! qui entraînait le reste du payé ) ,
l'agriculture ne nous a pas fourni d'enquête, elle n'a pas fait le bilan de sa situation , l'état de ses richesses et celui bien plus important de sëà besoins. Qui sait, en France, combien le sol nom rit de bestiaux, combien et de quelle nature sont les récoltes qu'il donne au cultivateur en échange de ses sueurs et de ses avances? Personne Messieurs. La statistique ne s'est point exercée sur elle, le champ était trop vaste et les difficultés trop grandes ; aussi depuis l'appréciation approximative de Chaptal , vingt fois attaquée par des écrivains qui n'étaient et ne pouvaient pas être mieux informés que lui , rien n'a-t-ii été publié sur cette partie de la richesse publique. Le fisc a pu nous dire combien d'hectares étaient cultivés et combien étaient en landes et en parais , parce qu'il perçoit l'impôt sur les uns et que les autres lui échappent ; mais il n'a p'as recherché, parce qu'il ii'avait pas intérêt à le faire, quelles étaient, suivant les pays, les méthodes de culture, la nature des récoltes , leur rendement, leur marché, les prix de revient et les prix de vente. On s'est beaucoup occupé, et avec raison , du sort de l'ouvrier industriel , de ses besoins , de son salaire , etc. ; mais il semble que ces investigations aient épuisé toute la philantropie de nos écrivains, car ils n'ont pas trouvé d'occasion pour s'informer de la position des ouvriers attachés au travail de la terre , et cependant , Messieurs , ils sont de beaucoup les plus nombreux et ils ne souffrent pas moins. Une. fabrication nouvelle, qui tient à l'agricul*
( 465.) ture par ses matières premières, el à l'industrie par ses méthodes , va nous fournir l'occasion de nous occuper avec quelque fruit de l'étude d'une brandie de la production agricole, et de connaître quel avenir peut être réservé à celle-cû lorsqu'elle voudra marcher enfin avec confiance et fermeté dans la voie des réformes et des améliorations , où l'industrie du sucre de betteraves s'est la première engagée avec tant de bonheur et de succès.
Rappelons d'abord les. faits à l'influence des quels sont dus la création et le développement de cette industrie si faible d'abord , et aujourd'hui ai puissante,
. Les rigueurs du système continental et Vêlévation des prix qui en fut la conséquence, avaient presque anéanti, en France, la consommation du sucre. En I$l3, les 45 millions d'habitans que comptait l'Empire qe consommaient que y miL- Uoasde kilogrammes. En 1814* la consommation s'accrut^ mais les colonies qui nous furent laissées étaient loin de pouvoir y suffire , leurs cultures étaient d'ailleurs presque totalement anéanties : aussi une ordonnance du mois d'avril ouyrU«elle DO? ports à l'introduction des sucres de toutes provenances. Ce régime de liberté ne dura pas longtëmps,lûs colonies r^clamèrenttet une ordonnance du mois fte décembre établit eu faveur de leute sucre** au mpyen de droits différentiels, une protection qui depuis lors s'est constamment accrue. Voici quels furent le3 résilias du Système protecteur sur la production çokuii^U et la «Ortsommation de la métropole* ,
Blanqui. .
(.466) En 1816, la product. dépassa 17,000,000 de kil. la consom. dépassa 2^000,000
différence 7,000,000 qu'il fallut acheter à l'étranger en acquittant une prime de 10 fr. pour 100. kil. C'est 1,400,000 fr. dont les colonies ne profitèrent pas et que les contribuables furent obligés de payer.
En 18 j 8, la product. fut de 3o,ooo,ooo de kil. la consom m. 36,ooo,ooo
différence 6,000,000 qu'on demanda aux Antilies Anglaises, à l'Inde, au Brésil , etc. , et qui payèrent une prime de ^5 francs (le droit s'était accru de 5 francs ) par quintal métrique, ou sur l'ensemble i,5ooyO0o fr. En 1820 , la product. fut de 4 1,000,000 de kil. la consom m. 48,000,000
différence 7,000,000 représentant une prime de 1,750,000 francs.
Ainsi , malgré l'énorme protection d'une surtaxe de a5 francs, la concurrenoe étrangère atteint encore les colons français ; ils augmentent leur production , mais ils ne peuvent aller aussi vite que la coasommation ; et pour placer leurs produits, ils sont obligés de réduire leurs prix de 100 fr. à 63 fr. 5o.
Ne pouvant lutter d'habileté et d'économie, ils demandent une nouvelle protection et trouvent dans les Chambres de la Restauration , peu soucieuses des intérêts des contribuables , un appui favorable; la surtaxe s'élève successivement de 25 f. à 3o fr., et comme la concurrence se fait encore sentir et réduit les prix de 63 fr. 5o c. à 44 fr. 5o c,
elle monte enfin à 5o fr. sur les sucres d'Amérique, et on en établit une de 4o à 45 fr., sur les sucres de l'Inde, malgré les justes réclamations de notre marine et de notre commerce d'exportation.
De ce rûoment nos colonies eurent le monopole de l'approvisionnement , qui montait alors à 60 millions dekilog. Mais ce n'était pas encore assez pour nos planteurs qui avaient relevé leurs prix de 126 fr. à 166 fr. et même 212 fr. le quintal métrique (dr. acq.); ils demandèrent et obtinrent que les consommateurs français leur payassent une prime qui compensât la différence des frais de production aux Antilles Françaises et Anglaises, et leur permît de Tendre en concurrence sur les marchés étrangers ; de telle sorte que les sucres de nos colonies qui se payaient •■ chez nous depuis 20 jusqu'à 24 sous la livre , ne valaient que 12 a i/y sous en Italie !
Jusqu'en 1828, le marché français fut ainsi livré à la merci des colons , qui le fournissaient exclusivement et produisaient alternativement des hausses et des baisses de prix sans causes raisonnables. Mais à cette époque les cours prirent une marche plus régulière, et sauf quelques très légers et très rares mouvements de hausse, les prix allèrent constamment en décroissant. Quelle ' puissance était donc venu poser ainsi un frein aux prétentions exagérées des planteurs et arracher les consommateurs métropolitains à leur avidité ? La concurrence étrangère avait-elle été admise de nouveau à régulariser les cours? Les chambres avaient-elles enfin reconnu leur erreur,
et une nouvelle loi avait-elle réformé celles qui s sous le nom de protectrices* avaient été réellement prohibitives ? Non , le gouvernement c'avait rien lait poUrles gouverné*, Ie# ehanabres étaient refctées dans l'immobilité et n&vaient pas entendu les réoifHnatioo* d?fi epMribuablea; mais le pays s'était çmu , il avilit demandé le$ conseil* de 1* science» jl s'était wuvé lui-même,
Çne plante potagère, 1* betternv» , étudiée •vers la fin 4n sièate dernier par *m savant étranger, Marggraff , a vait donné k cet habile chirpUte, un suent <jr|*taj]i$able ; aws les expériences avaient été -coûteuses fles^ méthodes étaient imparfaites, aussi le&e$$at$ manufacturiers qui suivirent cette découverte ayant présenté des pertes, l'entreprise fut- elle abandonnée.
En 1809, les rigueurs du système'pontinental rendant presque impossible l'approvisionnement des euiçres, l'Empereur Napoléon pensa à utiliser lq découverte Marggra£f; mais malgré ses encouragement les prix de revient étaient encore tellement considérables, que les fabricans les plus habiles vendaient à perte au prix exorbitant de 9 francs le kilog.j aussi, à cette époque, la fabrication du sucré de betteraves semblait-elle destinée à périr le jour où les relations seraient rétablies avec les pays de production du sucre de cannes. . : L'événement ne justifia pas ces prévisions; la concurrence qui résulta , en j8î4, de l'in traduction des sucres coloniaux fut pour l'industrie suertère indigène, un stimulant plys puissant que n'avaient été les faveurs et les primes de la
jta
législation impériale , et dès 1828 les naéme^fabricûns qui , en 1809 , vendaient à perte à 9 fr.t obtenaient des sucres de betteraves à 86 centimes le kilog. ( Déclaration de Mi Crespel Deltese , d'Arras, dans l'enquête de 1828 ).
Déjà, dès ï8*8, 6$ fabriques étaient m .activité et 3i en construction 5 on évaluai* les produits de i* campagne à 4*38o,ooo kik>£ •; Depuis lors, le nombre des fabrique* n?a tressé d'augmenter et avec Uû le chiffre de ta production b est considérablement élevé.
En i835> on comptait 349 Usines) en i836, 96t étaient en activité $t îo5 en construction, soit ensemble 466. -
La production en sucre , qui était de 7,396,000 kilog. eji 1 833^ 34, a sucoessivetqent atteint les chiffres de i3,a9o,oookil. en 1 834*35; 32,974,000 kil. en 1 835-36, et 44>9o3,ooo ktl« ee i836-S7,
Dans les premiers temps de la fabrication des sucres de betteraves , les colonies ne conçurent aucune crainte sur la concurrence éventuelle dont elle les menaçait , ou si elles en eurent 1* prévision , elles déclarèrent du moins hautement qu'elles ne songeraient jamais à s'en plaindre (Réponse de M* Jabrun, délégué de la Guadeloupe, enquête de 1828).
Huit années à peine se sont écoulées depuis le jour où cette déclaration était faite , et nous en* tendons tenir un langage bien différent. Lep colonies se plaignent amèrement de la concurrence des sucres de betteraves , elles ne peuvent mar»
cher avec elle ; et si le gouvernement ne se hâte de la détruire , en modifiant les conditions de la lutte établie , elles menacent de rompre les liens qui les unissent à la métropole , elles réclament , en un mot , leur indépendance , sinon politique du moins commerciale (Voir la lettre des délégués des colonies , adressée par M. Mauguin , leur président, au ministre de ta marine).
D'autres intérêts encore , ceux du trésor et de notre commerce maritime,s'inquiètent des progrès de la fabrication indigène. Le premier voit altérer dans de fortes proportions un article spécial de ses revenus; le second éprouve une perturbation grave dans ses rapports avec nos colonies; les parties de sucre de cannes, invendues sur notre place, ne peuvent plus solder les exportations de farine, d'habillements, etc., destinés aux besoins de première nécessité du personnel des plantations.
Notre devoir est de rechercher à travers ce conflit de plaintes et de réclamations opposées les traces de la vérité, afin de découvrir quelles mesures le gouvernement et les chambres doivent prendre dans le véritable intérêt du pays , c'està-dire de la masse des consommateurs.
Une fois les premières difficultés vaincues , l'industrie indigène a marché rapidement, ainsi que nous l'avons vu tout à l'heure par le tableau de ses progrès, comprenant le nombre croissant de ses fabriques et le chiffre de l'élévation de ses produits. Elle est arrivée aujourd'hui à un point de perfection , relative qui permet de réduire la protection excessive qu'elle trouvait réellement
dans le droit dont sont frappés les sucres de cannes,, tant de nos colonies que de l'étranger. Il est temps, même, de faire cette réduction ; car, ainsi que cela arrive toujours quand les lois ou les circonstances créent en faveur d'une industrie une protection trop forte , des fabriques se sont établies dans de mauvaises conditions de travail ; c'est-à-dire, là où les matières premières , les transports , les salaires ou le combustible sont rares, difficiles et par conséquent à haut prix.
Quant aux moyens d'opérer cette réduction , ils sont fort simples , car il suffirait pour cela de diminuer les droits à l'importation ; malheureusement on a trouvé des hommes, députés et ministres, qui préoccupés exclusivement et à tort des intérêts du trésor qui n'étaient réellement pas en jeu, ainsi que nous allons l'établir, qnt proposé, au lieu du dégrèvement, l'établissement d'une taxe spéciale sur la fabrication indigène.
Cette mesure qui, je le crains , sera adoptée, est mauvaise, puisqu'elle nuit à l'industrie du sucre, non pas tant par le chiffre de l'impôt que par les vexations et les entraves qu'entraîne m perception j et cela[sans profiter au trésor dont les recettes nouvelles seront absorbées et au-delà par l'augmentation du personnel de ses agens déjà trop nombreux.
L'agriculture surtout devra en souffrir , parce qu'elle verra se fermer ainsi la voie par laquelle d'importantes réformes étaient déjà parvenues jusqu'à elle. Grâce, en effet, à la fabrication du sucre, les habitans de nos campagnes s'é-
taient habitués déjà À l'usage de certains instru*taents qui leur avaient été jusque-là inconnus* ils avaient adopté pour leurs cultures des méthodes perfectionnées qu'ils avaient répoussées jusqu'àlofs; pètità'peu l'agriculture disvenait industrielle, on ne se bornait pas à produire des betteraves * on les convertissait soi-même en sucre. Comme dans le Valais, en Suisse, en Franche-Comté pour la fabrication du fromage, les habitons d'une même eocbmûne se sont réunis en plusieurs endroit*) ils ont rassemblé toutes les betteraves qu'ils avaient obtenues, et eu ont fait du sucre brut qu'ils ont gardé pour leur consommation, ou vendu sur la place afin de s'en partager le prix.
Le nombre de ces petites exploitations doit encore $ accroître considérablement , car elles sont peut-être Ips seules complètement k l'abri 4e toutes les mauvaises chances qui menacent cette industrie. Les grandies fabriques ont uo capital considérable engagé en bâtiments et outils qui éhôtnëttt une moitié de Tannée , les travaux ne durant que six mois d'hiver ; les patites, au contraire , ne coûtent à établir que quelques eantdinee de francs, et les propriétaires ne s'y occupent que lorsique lès travaux des champs ne tes réclament pîui efc hka^R Wun bras oisifs. On comprend facilement qrî'ayçe une organisation semblable les cultivateurs aient encore des bénéfices i même en vendant k des prix qui ne présentent que de là perte aux grands fabricaus.
On a dit des services rendus par l'industrie de la betterave k l'agriculture qu'ils étaient limités
et ne s'étendaient que sur une faible partie du territoire. Mais d'abord, cette industrie n'a pas encore pris tous ses développements, et si la loi fiscale ne la gêne pas, elle peut s'accroître encore d'une manière notable ; il faut ajouter ensuite que la culture de la betterave fait partie d'un assolement quadriennal , ce qui force à multiplier par quatre la quantité de terrain qui participe aux avantages que présente la nouvelle culture.
Et en outre de l'agriculture , quelles sont les industries importantes ou modestes qui n'aient pris une part quelconque au mouvement commercial donné par la fabrication du sucre de betteraves? N'a- 1- il pas fallu des appareils et des jnstrumens en fer, en cuivre et en bois ; la fabrication du noir. animal ne s'est-elle pas accrue ; sa reyérification n'a-t-elle pas été découverte , ou du moins perfectionnée et généralement employée ? l'accroissement du bien-être des ouvriers agricoles, l'emploi régulier des travailleurs employés par les industries auxquelles la fabrication du sucre a fait des demandes, n'ont-ils pas réagi sur d'autres industries étrangères à ces branches de la production? Les salaires et les profits qui ont été le résultat de cette plus grande activité de travail national ne se sont-ils pas convertis , du moins en partie , en vêtements, meubles, cornes* tibles, combustibles, etc., toutes denrées qui fussent restées entre les. mains des producteurs ou n'eussent pas été créée** j
Toutes ces considérations invoquées par les nombreux partisans de l'industrie sucrière sont
Blanqui. 60
d'un grand poids et répondent en quelque sorte, ces dernières surtout , aux réclamation» élevées au nom du commerce d exportation. Ou a dit pour celui-ci dorit les intérêts sont corthMes aveb ceux des colonies i qUe le enfers indigène faisait des promesses exagérées , et qu'alors tïiême qu'il s'emparerait de toute la eort^nmratton ijattofflate) il serait loin encore d'occuper assez: de terre) et assez de m pnde pour accroître à la fote dans les proportions qu'il annonçait k richesse agricole et manufacturière de là France ; tandis que les qojoniçs demandaient chaque* atmée à lamé* tropolepour plus dé £o mitliortsdes prodhifodeses fabriquent de son sbl, cjb'felles ni pourraient ptuà acheter si elleç i»e nous venxlaieu t jblus lwrrssuch&l I^uits des événements a tellement expliqué Ja pQ^>itiqi> 4es colonies, quéeé n'est iqû'ïrfÈfc une grande circonspection qn'tt est permis de toucher d çequi tel concerne et de parler taautetfleat dé jLçurs attires ; fet cependant ^baçr répotftirfe à tft* observations il faut entier dans des détails pleutêtre pénibles mtfs nécessaires.
L'organisation colonial est tëàiibttbe, forcé quelle est encore aujotird'hui k pétt de fcWsé* prèà ce qu elle était dâfts les iiècle* ]4rtt£detits;ië travail est constitué Atec esclavage dgs tfotifiU leurs et il nîest plus permis de renouvelé*4 cetnt-el par la traité ; les terres moins Fertile* que cthéé $es coloujefc étrangères produisent moitié ttiëiâs; ce qui augmente les frais de retfierit; tel ]M&titettf* d'autrefois > pour la {déport oitift et détanfcbés , pnt contrat dès.delteslcobddéttibfe*^*! pëêfeflt
aujourd'hui sur lettré héritages et que leurs fil* doivent payer; ceux-ci auraient besoin de capitaux pour améliorer leur iqatériel d'exploitation ; leurs instruments , remplacer 18 nègres par une charrue qui n'en emploie que 8; mais Pétat de malaise général augmente outre mesure le prix éûi tfargepL dopt le taux iéga| est de $ MQ, et «qu'on nei ipqu* intoir à motos 'd&^êftfc ; et même déTMHft. (Dépoittiau de M; de Jabrifa dàfrs Ven* qn^te'de 1&28;) Les colonies ont besoin : de nom^ . breuses denrées qu'elles ne peuvent acheter que phez noua, tandis quelles les trouveraient à meil- 4our compte sur des places bien pius voisines; elles sont forcées de se servir pour leurs transports c|e notre marine dont le fret est surélevé par les droits de foules sortes, sur les bqïs, le fer, te cttivre, le chanvre», etc. Tout est donc contre elles, toiij; s'oppose à leur prospérité, les voies de salut qqe la raisqn et la science leur indiquent sont fermées absolument par les lois qui les ;uni*&ent à polis. l& commerce maritime plaide Jeur cause, parce qu'éq définitive tputes les dettes des coloris sont CQijtraqtées envers dçs a pm a te uns de nos ports; aussi peut- on assurer que si ces anciennes affaires étaient liquidées, nos armateurs ie copsoletaient bien facilement de If perte d^uoe partie d^s rtlatious forcées qu'Us entrettôqqent avec leà Antilles , Bourbon , la (iuyanne, etc. Vous Ver rez bientQt en effet , dans une prochaine • ieoon , que ceux de nos. ports, le Havre et Marseille, qui sont aujourd'hui dans la plus grande ' prospérité, travaillent bien plus avec l'étranger,
libre de recevoir ou de repousser nos produits , qu'avec nos anciennes possessions contraintes à les recevoir; tandis que Nantes et Bordeaux qui ont continué, leurs vieilles relations voient leurs quais et leurs ports déserts, c
Si l'industrie du sucre de betteraves n'avait à lutter, quant à la question de l'impôt, que contre les réclamations des Colonies et des. ports de mer, jon voit Quelle toestlre de vrait être prise. En effet , ce n'est pas l'établissement d'une t&xe sur la production indigène qui sauvera les colonies, elles souffrent d'un autre mal que cette concurrence; c'est une maladie chronique ; un vice d'organisation , qui les a plongées dans l'état de dépérissement où elles sont arrivées; elles ne peuvent guérir qu'à la condition de se reconstituer, de s'établir sur de nouvelles bases. Au travail esclave, elles doivent substituer le régime de la liberté; l'usure qui les ruine, doit disparaître devant une réforme financière qui supprimera le taux d'intérêt légal; le système hypothécaire et tous ses abus, doit faire ptece à un régime différent qui permette en quelque sorte de mobiliser le sol. Les colonies doivent également se joindre aux métropolitains pour obtenir une réforme de douane qui dégrève la marine des frais qu'elle supporte , et diminue par là son fret ; les liens de monopole qui les unissent à la France devraient aussi être relâchés, car il n'est pas juste de les empêcher de vendre et d'acheter là où elles y trouvent le plus d'avantages. Comme cela seulement, les , colonies peuvent améliorer leur position et se
( .477 ) sauver peut-être ; je dis peut-être , car elles auront bien de la peine à faire disparaître, lés causes d'infériorité qui résident dans l'éloignement et la mauvaise qualitéjdes terres, si grande en beaucoup de localités , qu'on ne peut pas même employer la charrue. Dans tous les cas , si elles ont raison de demander un dégrèvement sur le droit qyi frappç leurs produits à l'entrée en France, çlles ne peuvent exiger qu'on reporte cette partie de l'impôt sur le sucre indigène , d'autant plus que cette mesure qui ferait beaucoup de mal en France , ne leur apporterait qu'un soulagement momentané, et ne les empêcherait pas de périr par la révolte et l'usure , si elles n'accomplissaient les réformes que tous les hommes sages leur ont signalées et dont je viens de vous citer les principale?. De tous les intérêts qui ont réclamé contre la liberté dont jouit l'industrie sucrière en France, celui qui y était le moins fondé peut-être , c'est le trésor,. $es représentons de tous grades et de tputes positions, ministres et députés , ont dit en sa faveur, que la production toujours croissante du çucre de betteraves menaçait une branche importante de ses/e venus, qu'il serait plutôt nécessaire d'accroître que de diminuer; qu'une réduc- < Jion sur le sucre colonial qui rétablirait l'égalité entre celui-ci et le sucre de betteraves rendrait . cette perte certaine et sans aucune compensation; t tandis qu'un droit sur le sucre indigène satisferait aux réclamations des colonies, tout en étant profi- , table au trésor. J'ai dit tout-à-lheure que ce raison* nement était inexact, je vais essayer de le prouver*
( '47* ) ~ : Supposons en effet qne l'impôt à établir
soit de i5 fr., c^st-à-dire , avec le décime de guerre, les frais,' avaries, perte de temps pour exercice, etc., tio fr. par iôo kilog. Groit-on que ce droit qui réduira à 3o fr. !a protection actuelle qiri est de 5o , fera abandonner la production du sucre de betteraves: on rié te pense pas sans doute, pulsion reconnaît (Rapport 'de M. d^Àigout) que llavéhh' est potff celufrciet que les colonies sont destinées à perdne dans un temps plus ou moins éloigné une partie de leur importance. Il arrivera donc que la fabrication indigène aidée des savans et des capitalistes fera chaque jour de nouveaux progrès et arrivera en quelques années à la conquête eu marché national; et que bientôt, au lieu de 40 millions, elle produira 60 puis 80 iHilKons de kilog. dé sucre. Le droit n'aura donc pas! sauvé les colonies; il aura fait un mal immense en détruisant If s petites fabriques , les exploitations communales, lés ' plus favorables cependant' aux progrès (Je l'aigrictiftnre • qiiaht au tfësbi* ses recettes auront èôta- "thiuëllement décrues;1 lapremière année defétablissemeiit du droit il i\ità reçu : J
Pour §0 millions dé kilùg des eoîo* nies à 49 fr* 56. v ''; *. i. ". "-. :. . /g,8oo>ôob
Pouf 40 millions de kîlog. de France à 16 fr. 5o •• . . 6,600,000
Total } 6^00,000
Au bout de quelque temps , la consommation n'augmentant pas, parce que les colonies restent maltresses des prix , le sucre indigène profite des
bénéfices que hti assure une exploitation perjfeptionnéè chaque jdur ; alors le trésor ne recevra, «ptes que: # .
Des colonies poar 20 millions de kUog. de sucre à 49 fr* 5oj • . * « .1 3.900.000
De France pour 60 million* de, ; ;
kilog. de autre à 16 fc\ 5o. * ; „ . % 9,900*006
Total 03^800.000
Et quelques années après :
Dèft colonies pour ad millions de; kUog: de sucre à 49 fr* 5b* . • < ■ * Alépidire
De Fifânee pour 80 ndiHUms de kttog. de sucre à 16 fin 5o . ; < ; ; lâjiroofoo*
Itotai 1 5, 300,000
M4l£ré fitopôt *, té ttédot be préviendra dono pas la pÇtté qu'il (it^étôif fltijotrrd'bfiij te* cojo* «les ne éo^tlrbnf pas de la gén<i dû iâfofcedes èHttltes et de tnâUVâWé& loi* rehddes en leur fin
♦ëiirtefcbtttplfcêeè; jtod* te* céagamwate »s, H*
iràlrrtttft j*ks profité d'éi progrès <te ta idéi*ie*]fc de 11 tidàstf ie ; q trelqu^i pUtî^ séufetîîettt attttttttétè cifêttea ^our7 kpîrt espèce d^iiiployés qui er^rt; Ces râteôns et ces chiffrés rtrôrttf ett* éf idem^ iiïertt qt*e le îtoèiftéttr Jtàrti ft. prendre pofl* lëtPé* è&rséréftqtfil abandonnai frolôtaàtremfcfat <tè qtfll ne peut plus retenir , et qu'il dégrevât le BHtttë des colonies sans frapper le sucre indigène; les c»Mt>fnhiafears , l'agrîcukdre et l'industrie y gâgtfétàtatf alors par les raikms que nbus avons déduites plus haut , les colonies obtiendraient ce quelles demahclefat, et lé trêSbV lùl-ttfêrtie y ga^ gnerartypar Mite de i'augnieatatioti des recettes
(48o) sur (es autres imjtôts, augmenta tiob qui résulterait naturellement de la plus grande activité donnée a une branche aussi importante de la^production. On a prétendu nier cet accroissement de recettes en disant que le revenu des impôts dont l'augmentation était en effet contemporaine de l'industrie du sucre de betteraves, et dont les progrès avaient suivi toutes les phases du développement pris par celle-ci, était resté au-dessous de la moyenne dans les départements de la région du nord qui renferment le plus grand nombre de fabriques de sucre. Cette contradiction apparente me semble au contraire une nouvelle preuve > de ce que je vous disais tout*à-l'heure, que les encouragements donnés à l'industrie du sucre indigène , ne profitaient pas seulement à ceux qui s'y livraient directement , mais que leur bien-être réagissait sur toutes les industries des pays dont ils consommaient les produits. Ce ne sont pas des draps de Sedan que les cultivateurs et les ouvriers des sucreries ont acheté pour se vêtir, mais des draps de Lodève, des couverture^ de Montpellier, des cotonnades de Normandie; leurs outils, leurs machines et leurs appareils ont été établis avec dès fers du midi ou <Ju centre , des cuivres de la
Nièvre, etc.
Depuis le jour où j'ai commencé à vous entretenir de l'industrie des sucres (i), la question de
(1) Dans l'intérêt des souscripteurs, nous, avons cru devoir réunir en une seule leçon les deux séances que le professeur a consacrées à l'eiamen de la question des sucres. Pendant l'intervalle qui les* séparés,
( 48i ) l'impôt a été eu partie décidée par un projet de loi , présenté à la chambre par M. Puchatel , rai* outre des finances, qui se$t souvenu au pouvoir des principes qu'il défendait autrefois dans las journaux comme économiste. Toutes les craintes, que nous avaient; inspirées les projets do son pré~ d^cessepr sont aujourd'hui dissipées , et il serait impossible de désirer plus quç le ministre no proposa av*x chambres d'accorder* Aucun impôt n'est établi *ur le sucre indigène; le droit sur ie sucre colopial est dégrevé de moitié; la taxe sur les sucres étrangers est également réduite. Ainsi sa trouvent conciliés suivant les principes, les différenfâ intérêts dont uousavousprécéderprpeot étudié Jps prétentions çt lies dro^i l# trésor 4 ainsi abandonné de bonqe grâce ce que la force do*, choses lui aurait feif perdre w pou ptu# tard ,$fc les consommateurs , £'$ftrà-d*rO tpw tes contre buables , toute la nation , sont appelés à profiter
dç cstw habite o* pm^yaoto générosité. Pou** qooî£aut-<U quo ffl* $che fie w Wflfi pas ici > çt qu'après le? éloge* il b^o reste mwve dos ra-, proches à adresser à quelqu'un ♦ mais cVst un devoir ç% je lo remplirai.
1# publication du nouveau projet de loi vient 4'élre do la part des colons ot de l'industrie indigène V^obj^ d'jatteque* awasi déraisonnable* qu'elles sont mal fondées. Tous deux o&tgfaadi aveo l?«dP d'uw lorte protection , & en récfe-
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M. leitfhriatrte fle* finairàea a présemé aux Chahtbret fe projet de lot dbnt M. Blanqui parle Ici.
Blanqui. 61
ment l'un et l'autre le maintien; les colonies qui trouvaient juste la réduction du droit sur leurs sueres, trouvent mauvais le dégrèvement accordé aux sucres étrangers; quant à l'industrie indigène, elle veut conserver la prime de 5o francs qu'elle trouvait dans l'ancien tarif. Ces prétentions sont, je le répète , injustes et déraisonnables ; j'ai soutenu les colonies et le sucre indigène quand ils se plaignaient avec raison , je les attaquerai aujourd'hui qu'ils veulent imposer aux consommateurs français de nouveaux sacrifices après ceux qu'ils en ont déjà obtenus pendant si long-temps. Je vous ai dit l'autre jour que la culture de la betterave avait considérablement accru la valeur des terres sur lesquelles on l'avait appliquée j voici à ce sujet quelques .chiffres qui ne sont pas sans intérêt; je les trouve dans l'enquête faite et publiée par la chambre en i836.
M. Desgraviers, dont la fabrique est située dans l'arrondissement de Dunkerque, déclare que dans son arrondissement la culture dé la betterave est combinée avec des assolements de 8, 9 et même 10 années.
Au moyen delà betterave, M. Duc roquet de Hèsdin , Pas-de-Calais, a substitué un assolement de cinq ans sans jachères à son ancien assolement de trois années dont une en jachère. Il obtient aujourd'hui:
La première année , blé et semis de trèfle ;
La seconde , récolte du trèfle ;
La troisième, trèfle enterré comme engrais et culture de betteraves.
La quatrième, la terre est retournée et l'engrais de trèfle produisant toujours son effet, en* core de la betterave.
La cinquième, fèves, feverolles ou autres plantes semblables.
La production du blé, du fourrage et des menus grains est presqu'aussi considérable qu'autrefois, il n'y a de diminution que dans la paille. Le résultat de ce système a été de fournir de la nourriture à 4 2 chevaux ou bœufs au lieu 4e i5, et à 4oo moutons au lieu de ioo, ce qui a considérablement augmenté les engrais; on n'employait que sept à huit personnes , aujourd'hui on en occupe 6o à 70. Cette amélioration s'est opérée peu à peu et sans nouvelle mise de fonds.
Partout le prix des fermages a augmenté ; dans certaines localités ce prix a doublé; l'augmentation n'a jamais été moindre du tiers. Des terres louées à raison de 35 francs la mesure avant la culture de la betterave, le sont aujourd'hui à 70 et même 80 francs, pour quelques morceaux. M. Legrand de Till (Pas-de-Calais) évalue l'augmentation de 28 à 45 pour les terres ordinaires, et de 10 et xa francs à 72 et 80 pour les terrains maresques. A Dury, (Aisne), les locations se sont élevées de 60 à 120 et ia5 francs; à Saint-Quentin, de 75 à i5o et même 180 francs. A Guyancourt, près Versailles, où les terres ordinaires se louaient 1 5o francs l'hectare , on offre 3oo francs de celles non préparées où l'on a récolté des betteraves. La valeur vénale n'a pas moins augmenté que la valeur locative ; comme celle-ci l'accroissement va-
rte de la tnoittè au double. Datas lé Chef Pàugméntatioil à été plus grande encore. Une terre qïii n'était louée que 3,ooo francs , pourrait l'être attjflard'tittf tfU prit dé tô ètmêtfie ià,ooô francs; achetée au prix de 5oo francs l'hectare, Sbti prt>*priétairé, M< Lémtrirë, espère en partes la valeur à 3,000 frKtfcs ta rtémè mesuré..
Gettéilévkîori de pri*s'e*pliqué facilement en présenté idès résultats obtenus par la culture delà betterave j vbiél k cet égard les réponses textuelles des fabHcâris «déns l'enquête parletriert taire dé 1 836.
: PÂSDË-CAtAtS.
M. DucRpQu^T/ gavais jqq moutons ? j'en ai 400 ; je fumai* 3$ mç$iire£ # j'en fumé ioq.
•is/:.' . AISNE* :■
' M. FôtfQtniîÊ. Il y a quinte ans , 11 y aVàitdartS ma ferme de i5o hectares'! ' . •
v * 5à AiôutbîiS ; j'en ât aujourd'hui 85o ifcVadiea *rf. aô
Plus ' t < *4bœttfsdé
môftégé. :
Voici comment je nourrie mes bestiaux ! r À partir du mois de septembre j'ai pour les tiourrlr les Feuilles et les collets dfe betteraves, de qui suffit pentktit dfeux mois et demi; je puis donc mettre en fosse là pulpe de ma première fabrication. Avec la pxllpé j'atteins le milieu de maH époqtiè où les fourrages verts arrivent. Je dbnne depuis to ans de là pulpe âdx brebis mèreset à leurs agneau* sans qu'ils s'en trouvent mal ; aussi fais-je venir maintenant mes agneaux en août au lieu de
décembre. Les mères se nourrissent bien et leurs petits sont plus forts; ils produisent 5 livres de laine au Ijeu d'une, ce qui, à deux francs l$t livre, donne un bénéfice de 8 Francs. Ëri oûfrë les agneaux ne tètent plus lorsque les gelées viennent, tandis que pour ceux nés en décembre. Je frpid gâte souvent le lait des brebis.
Avec la pulpe nous engraissons aussi 9 et nous vendons aux bouchers des moutons bors d'âge dont la peau seule était bonne autrefois.